Toews Miriam

  • "Imaginez que l'élève le plus inadapté de votre école fonde une clique dissidente de fidèles dont
    le manifeste interdit les médias, la danse, le tabac, les climats tempérés, le cinéma, l'alcool, le
    rock'n'roll, le plaisir sexuel, la natation, le maquillage, les bijoux, le billard, la fréquentation des
    villes et les veillées qui se prolongent après neuf heures du soir. Cet élève, c'est Menno. Merci
    pour tout, Menno."
    Dès les premières pages, le ton est donné. Pour décrire avec cet humour grinçant la secte
    anabaptiste fondée voici 500 ans par Menno Simons, il faut avoir connu ses ravages de l'intérieur.
    Tout comme la romancière canadienne anglaise Miriam Toews, qui a grandi dans une famille
    mennonite, Nomi Nickel, la jeune narratrice de Drôle de tendresse vit à East Village, qui n'a rien
    à voir avec le quartier branché de New York, mais qui est un bled perdu au sud du
    Manitoba, dirigé par des disciples de Menno Simons.
    Malgré sa parenté avec le chef de la communauté, l'oncle Hans surnommé "la Bouche", la famille
    de Nomi est dissidente. Tash, la soeur aînée s'est enfuie avec son petit ami et ne donne plus de
    ses nouvelles, la mère Trudie, excommuniée par la communauté est partie elle aussi. Nomi se
    retrouve seule avec son père, un instituteur généreux mais passif devant la désintégration de sa
    famille et la dictature des bigots.
    Dans ce milieu intégriste, après la rébellion radicale de la soeur et de la mère, l'avenir est sombre
    pour Nomi, la cadette : une vie de labeur à l'abattoir de poulets du village. Pas de fuite possible
    puisqu' elle a promis à son père qu'elle ne le quitterait jamais. Ce qui ne l'empêche pas de goûter à
    toutes les choses interdites : la musique rock, les cigarettes, l'alcool, la drogue, le sexe avec son
    petit ami Travis qui l'abandonne après une nuit. Alors qu'elle glisse lentement vers le délire et
    l'autodestruction, c'est son père qui décide de partir le premier. Il lui laisse maison, voiture, argent
    : les moyens de s'affranchir de cet univers rigide.
    Nomi prend la voiture et s'éloigne vers une vie meilleure.

  • Colonie mennonite de Manitoba, Bolivie, 2009. Alors que les hommes sont partis à la ville, huit femmes - grands-mères, mères et jeunes filles - tiennent une réunion secrète dans un grenier à foin. Depuis quatre ans, nombre d'entre elles sont retrouvées, à l'aube, inconscientes, rouées de coups et violées. Pour ces chrétiens baptistes qui vivent coupés du monde, l'explication est évidente, c'est le diable qui est à l'oeuvre. Mais les femmes, elles, le savent : elles sont victimes de la folie des hommes.Elles ont quarante-huit heures pour reprendre leur destin en main. Quarante-huit heures pour parler de ce qu'elles ont vécu, et de ce qu'elles veulent désormais vivre. Analphabètes, elles parlent un obscur dialecte, et ignorent tout du monde extérieur. Pourtant, au fil des pages de ce roman qui retranscrit les minutes de leur assemblée, leurs questions, leur rage, leurs aspirations se révèlent être celles de toutes les femmes.Inspiré d'un fait divers réel, Ce qu'elles disent est un roman éblouissant sur la possibilité pour les femmes de s'affranchir ensemble de ce qui les entrave.

  • WOMEN TALKING

    Miriam Toews

    Between 2005 and 2009, in a remote religious Mennonite colony, over a hundred girls and women were knocked unconscious and raped, often repeatedly, by what many thought were ghosts or demons, as a punishment for their sins. As the women tentatively began to share the details of the attacks-waking up sore and bleeding and not understanding why-their stories were chalked up to 'wild female imagination.' Women Talking is an imagined response to these real events. Eight women, all illiterate, without any knowledge of the world outside their colony and unable even to speak the language of the country they live in, meet secretly in a hayloft with the intention of making a decision about how to protect themselves and their daughters from future harm. They have two days to make a plan, while the men of the colony are away in the city attempting to raise enough money to bail out the rapists (not ghosts as it turns out but local men) and bring them home. How should we live? How should we love? How should we treat one another? How should we organise our societies? These are questions the women in Women Talking ask one another-and Miriam Toews makes them the questions we must all ask ourselves.

  • SUMMER OF MY AMAZING LUCK

    Miriam Toews

    • Faber
    • 4 Juillet 2019

    'Toews's debut is a tart, affectionate look at welfare mothers...Toews is especially good on the "rollicking, happy, impoverished family" of the projects [and] scathing about the humiliations of poverty.' New York Times Lucy and her eight-month-old son live in a Winnipeg housing project filled with single mothers on the dole. Still dealing with her own mother's sudden death, and new to the ever-multiplying complications of life on welfare, Lucy strikes up a friendship with her neighbour, Lish. On the whole, they're pretty happy . . . But Lucy wants to make sure they stay happy. And she has a plan. Told with Toews's signature scalding wit and deep compassion, Summer of my Amazing Luck is a brilliantly funny book about the intricacies of friendship, grief, and poverty. '[A] picaresque account of two welfare moms having loopy adventures and getting by in the city... The novel's voice [is] amused, warm, curious, alive on the page.' The New Yorker

  • ALL MY PUNY SORROWS

    Miriam Toews

    • Faber
    • 6 Septembre 2018

    Shortlisted for the Folio Prize 2015 Shortlisted for the Wellcome Book Prize 2015 Sunday Times Top Choice Summer Read Elf and Yoli are two smart, loving sisters. Elf is a world-renowned pianist, glamorous, wealthy, happily married: she wants to die. Yoli is divorced, broke, sleeping with the wrong men: she desperately wants to keep her older sister alive. When Elf's latest suicide attempt leaves her hospitalised weeks before her highly anticipated world tour, Yoli is forced to confront the impossible question of whether it is better to let a loved one go. 'The novel she has written - so exquisitely that you'll want to savour every word - reads as if it has been wrenched from her heart.' Christina Patterson, Sunday Times '[Toews] has produced a masterly book of such precise dignity. It is, also against all the odds, at times a desperately humorous novel.' Daily Mail

  • Elfrieda et Yolanda, deux soeurs, ont grandi dans une communauté mennonite de la ville de Winnipeg, au Canada. La première s'est révélée, très jeune, particulièrement douée pour le piano ; elle deviendra plus tard une concertiste reconnue. Seulement, à quarante ans, Elfrieda développe une maladie mentale qui la rend dépressive et suicidaire. La musique, source de réconfort depuis toujours, ne suffit plus à l'apaiser et Yolanda doit la supplier de « rester en vie ».
    Largement inspiré de la vie de l'auteur, Pauvres petits chagrins dresse, avec poésie, le portrait d'une maladie effrayante car encore souvent mal définie. Le livre aborde, à l'heure où le débat sur le suicide assisté s'intensifie, le point de vue du malade et des membres de sa famille avec justesse et empathie. Ce livre interroge, sans prétendre donner une réponse unique : jusqu'où peut aller la souffrance psychologique ? Lorsque aucune douleur physique n'afflige le patient, est-il légitime de recourir au suicide assisté ?
    Si le suicide occupe une place importante dans le roman de Miriam Toews, il n'en est pas le sujet principal. À travers ce récit, l'auteur explore la relation particulière qui lie deux soeurs. Pourquoi Yolanda cherche à maintenir sa soeur en vie contre sa volonté ? Les dialogues entre les soeurs tentent d'apporter une réponse et sont pour la plupart imprégnés de beaucoup d'humour, une prouesse de la part de Miriam Toews, considérant l'aspect tragique du sujet abordé.

  • FIGHT NIGHT Nouv.

    FIGHT NIGHT

    Miriam Toews

    When Swiv is temporarily kicked out of school, her Grandma gives her an assignment to write a letter to her absent father. Swiv''s assignment to Grandma is to write a letter to Gord, her unborn grandchild and Swiv''s brother or sister. ''You are a small thing,'' Grandma writes to Gord, ''but you must learn to fight.'' Grandma has been fighting all her life: she has fought to protect her family, and she has fought to make peace with her loved ones when they have chosen to leave her. Swiv''s mother, too, is fighting "on every front," as Grandma puts it, ''Internally. Externally.'' Fight Night is the story of three generations of women. It is a girl''s love letter to the women who have raised her, women who know acutely what it costs to live in this world, who are finding a way-painfully, ferociously-to live on their own terms.

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