La Decouverte

  • La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Élysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige...
    Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ?
    Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.

  • Entre le « Proche-Orient » qu'il tend à intégrer et l'« Extrême-Orient », potentiel adversaire d'un Occident dominant, le Moyen-Orient apparaît comme un trait d'union rebelle, une marge et un espace d'affrontement permanent.
    Certes, cette région hors normes a une histoire propre, une dynamique forte liée à sa densité sociale et à son passé, mais elle n'a cessé d'être l'otage d'un jeu international qui la harcèle depuis des siècles, au nom de la foi, de l'ambition des conquérants, du pétrole ou tout simplement des stratégies qui opposèrent les vieilles puissances. Ces interactions renouvellent le regard, conduisant à une analyse internationale du Moyen-Orient. Si l'actualité traduit le désarroi et l'impuissance des imitateurs de sir Mark Sykes et François Georges-Picot, elle montre aussi que l'actuelle réinvention du Moyen-Orient reflète celle du monde.
    Après avoir retracé la formation de ce « cratère », du XIXe siècle à aujourd'hui, en passant notamment par la création d'Israël, la crise pétrolière et la révolution iranienne, les auteurs mettent en évidence les principaux acteurs - sans oublier la pandémie de Covid-19 - des grands conflits qui endeuillent le Moyen-Orient contemporain et rejaillissent sur le monde entier (de l'interminable tragédie palestinienne aux terribles guerres syrienne, irakienne, afghane et yéménite), les embarras des puissances internationales et régionales, ainsi que le curieux bras de fer saoudo-iranien et ses conséquences dans le Golfe et dans toute la région.

  • En 1945, les États-Unis paraissent imbattables. Détenteurs exclusifs de l'arme atomique jusqu'en 1949, ils semblent dominer totalement le monde. À travers le plan Marshall puis la création de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), ils endossent le rôle de leader. Ils contrôlent le quart du commerce mondial et produisent la moitié de ce qu'ils consomment.
    Le contraste est grand avec la situation actuelle. Il est vrai qu'entre-temps, les registres de puissance se sont diversifiés, les interventions militaires ont perdu de leur efficacité, et la mondialisation a définitivement brouillé les pistes, nouant des relations d'interdépendances inédites. On est ainsi passé, en quelque soixante-dix ans, d'un système quasi hégémonique à un système apolaire, fragmenté par une importante dynamique nationaliste, notamment depuis l'élection de Donald Trump.
    Après avoir retracé l'histoire de la domination américaine, du XIXe siècle à nos jours, les auteurs en mesurent la portée et les potentielles failles dans les domaines militaire, politico-diplomatique, commercial, économique, scientifique et culturel. Enfin, l'analyse des rapports de Washington avec Pékin, Moscou, Bruxelles, Tel-Aviv, Riyad, Téhéran, etc. ou de ses prises de position face au défi climatique interroge sur la puissance réelle des États-Unis, dans un monde complexe où cartes et atouts se redistribuent à grande vitesse.

  • Fin du communisme, mondialisation et révolution numérique : en trente ans, le monde a changé radicalement. Mais qui le gouverne désormais ? Paradoxalement, la question du pouvoir paraît plus mystérieuse que jamais, au point de susciter des interprétations complotistes qui envahissent Internet. C'est pourquoi cet ouvrage a choisi d'en analyser les grands mécanismes. Il place au coeur de la réflexion cinq paramètres sensibles du système mondial - la tradition, le religieux, les institutions étatiques, l'économie et la mondialisation -, tout en déclinant les différents modes d'exercice du pouvoir.
    Les États ne sont plus les seuls acteurs à prétendre dominer le monde. Avec la mondialisation, qui favorise la mobilité, bouleverse les relations sociales et engendre de nouvelles dépendances, les firmes multinationales et les réseaux défient les souverainetés étatiques, ce qui se traduit également par une apparence de fragmentation du pouvoir et des interdépendances de plus en plus complexes.
    Grâce aux chercheurs et journalistes réunis autour de Bertrand Badie et Dominique Vidal, ce livre propose de nouvelles perspectives pour comprendre qui (et comment se) gouverne le monde. Afin d'en finir avec une géopolitique occidentalo-centrée qui ne permet plus de rendre compte de l'évolution d'un paysage international en plein bouleversement.

  • L'état du monde 2019 réunit des spécialistes issus de différents champs disciplinaires pour proposer une synthèse réfléchie sur le sujet. L'accent est notamment mis sur l'effet de récurrence (pourquoi le populisme revient périodiquement dans les chroniques politiques depuis la fin du XIXe siècle) et sur celui d'extension (comment comprendre que le label s'étende aujourd'hui à des sociétés aussi diverses que celles d'Europe, occidentale ou orientale, d'Amérique du Nord ou du Sud, mais aussi des Philippines de Duterte ou de l'Égypte de Sissi).
    La première partie pose le problème de la genèse du phénomène. Les historiens nous aident à comprendre comment et pourquoi celui-ci apparaît par vagues successives, les principales semblant être la fin du XIXe siècle, l'entre-deux-guerres, le temps de la décolonisation et, enfin, celui des crises affectant la mondialisation. À côté de cette mémoire populiste, le même phénomène porte à des interprétations sociologique, politologique et économique destinées à enrichir la lecture historique.
    La deuxième partie cerne les traits communs à ces expériences diverses, les symptômes partagés, les pratiques récurrentes, les comportements assimilables, tout en interrogeant la cohérence des politiques produites par les différents régimes populistes, en matière économique, sociale ou étrangère : y a-t-il une ou des politique(s) populiste(s) ?
    Enfin, la dernière partie dessine le profil propre à des expériences populistes célèbres en insistant sur les plus contemporaines : y a-t-il, entre Poutine, Trump, Chávez, Orbán, Erdogan, etc., des traits suffisamment communs pour pouvoir parler d'un moment populiste de notre actuel espace mondial ?

  • Au-delà des clichés, le Mexique demeure une grande nation. Immense par son territoire, par sa population, par son histoire mouvementée, par son économie et enfin par sa position stratégique avec les Etats-Unis d'Amérique, le Mexique a laissé sa marque dans le monde entier.

  • Projet de Constitution européenne, progression de l'Europe politique, élargissement à dix nouveaux pays en majorité issus de l'ex-bloc soviétique : l'Europe est plus que jamais à l'ordre du jour.
    L'Union doit vaincre les appréhensions qu'elle suscite. Mais comment parler de l'Europe aux Européens ? Comment se convaincre qu'il s'agit d'un projet vivant bien que complexe, politique bien que d'apparence technocratique, s'inscrivant dans l'Histoire malgré le caractère prosaïque de certaines controverses ? Le nouvel état de l'Europe apporte des réponses à ces questions. Ses cinquante auteurs - juristes, politologues, économistes, sociologues, historiens, géographes, etc.
    - présentent, en effet, sous la forme d'idées-forces, une lecture hiérarchisé des différents défis auxquels l'Union est confrontée . Dans un style très accessible parce que délibérément synthétique et didactique, soixante thèmes sont ainsi étudiés que l'on peut identifier par autant de mots-clés : citoyenneté, mémoire, triangle institutionnel, gouvernement, Etat de droit, subsidiarité, fédéralisme, souverainisme, démocratie, modèle social, services publics, euro, libéralisme, PESC, défense européenne, frontières, inégalités, OMC, immigration, mondialisation, etc.

  • Croisant les plus récentes interprétations en matière d'histoire politique, économique et diplomatique, ce dictionnaire propose, à la manière d'une encyclopédie résolument sélective et hiérarchisée (1500 entrées rédigées par 200 spécialistes), une lecture critique sans équivalent des bouleversements dé ce siècle : les deux guerres mondiales, le communisme, les fascismes, la fin des empires coloniaux et le développement des nations du tiers monde, la conquête des libertés, la guerre froide et la course aux armements, la construction européenne et la mondialisation... Il tient le pari de superposer l'analyse des événements, la présentation des acteurs historiques et des institutions et l'explication rigoureuse et pédagogique de très nombreuses théories et doctrines. Les grands mouvements qui ont animé cette période se donnent à lire à travers des articles hiérarchisés et "croisés" à l'aide d'un système très pratique de renvois. Ce dispositif se nourrit d'articles historiques consacrés à de multiples sujets : tous les pays du monde et de nombreux territoires et peuples ; conflits, grandes crises, traités et conventions ; grandes organisations internationales et régionales ; lieux de mémoire ; grandes figures du siècle ; concepts et doctrines dans les domaines politique, idéologique, économique et social, diplomatique et stratégique... Un ensemble utilement complété par 75 pages de chronologie et d'index.

  • Maroc

    Ignace Dalle

    Ce qui frappe d'emblée le visiteur au Maroc, c'est la beauté du pays. Devant les paysages grandioses de l'Atlas ou des vallées présahariennes, face aux villages berbères fortifiés ou dans les villes impériales, on n'en finit pas d'admirer le patrimoine naturel et culturel du royaume. Mais le Maroc, c'est aussi une mosaïque de populations d'origines diverses qui forment aujourd'hui une société en pleine transition. Après avoir tourné certaines pages sombres de son histoire, il doit désormais résoudre des problèmes économiques, politiques et écologiques d'une grande complexité. Un guide pour partir à la rencontre d'un pays encore profondément rural, mais qu'on aurait tort de croire immuable, où la religion est omniprésente, mais infiniment plus diverse qu'on ne l'imagine souvent, où le jeune monarque Mohammed VI peine à rompre avec le système verrouillé par Hassan II, mais où la démocrate s'apprend pas à pas.

  • La fin de la bipolarité nous avait habitués à un monde unique, dominé par la pensée du néolibéralisme, par le modèle de la démocratie occidentale et par l'action de la superpuissance américaine. Une rupture s'est produite : l'échec du néoconservatisme a ouvert les Etats-Unis à davantage de pluralisme et de modestie. La crise a montré les limites de l'économie de marché, la nécessité d'un retour de l'action publique. Enfin, dans ce désordre ambiant, les puissances émergentes se font de plus en plus entendre, apportant une tonalité nouvelle au concert des nations et suscitant de nouveaux centres de gravité. L'Europe, frappée de plein fouet par cette déstabilisation, perd de sa force en empruntant un néoconservatisme mou, cachant mal ses échecs et ses impasses. Les cartes du jeu mondial ont donc été rebattues au cours de l'année, mais la donne a-t-elle pour autant changé ? Pour prendre la mesure de ces évolutions, L'état du monde 2011 offre 50 analyses rédigées par les meilleurs spécialistes du champ international, allant de la « diplomatie de club » à la défaite des social-démocraties européennes en passant par le bilan du sommet de Copenhague et par l'examen des réalités contrastées de la Russie et de la Chine.

  • Fin du communisme, mondialisation et révolution numérique : en trente ans, le monde a changé radicalement. Mais qui le gouverne désormais ? Paradoxalement, la question du pouvoir paraît plus mystérieuse que jamais, au point de susciter des interprétations complotistes qui envahissent Internet. C'est pourquoi cette nouvelle édition de L'état du monde a choisi d'en analyser les grands mécanismes. Elle place au coeur de la réflexion cinq paramètres sensibles du système mondial - la tradition, le religieux, les institutions étatiques, l'économie et la mondialisation -, tout en déclinant les différents modes d'exercice du pouvoir.
    Les États ne sont plus les seuls acteurs à prétendre dominer le monde. Avec la mondialisation, qui favorise la mobilité, bouleverse les relations sociales et engendre de nouvelles dépendances, les firmes multinationales et les réseaux défient les souverainetés étatiques, ce qui se traduit également par une apparence de fragmentation du pouvoir et des interdépendances de plus en plus complexes.
    Grâce aux chercheurs et journalistes réunis autour de Bertrand Badie et Dominique Vidal, cette édition 2017 de L'état du monde propose de nouvelles perspectives pour comprendre qui (et comment se) gouverne le monde. Afin d'en finir avec une géopolitique occidentalo-centrée qui ne permet plus de rendre compte de l'évolution d'un paysage international en plein bouleversement.

  • Tenues à l'écart du jeu politique pendant des décennies, prises par le souffle des « printemps arabes », exaspérées par l'austérité économique et par le verrouillage des institutions, éreintées par des guerres sans fin, les sociétés réagissent. Au Nord comme au Sud, en dictature comme en démocratie, la circulation accélérée de l'information citoyenne et les capacités renouvelées de mobilisation libèrent la contestation populaire.

    Alors que toute médiation politique est désormais suspecte, la force d'inertie des dirigeants peut-elle suffire à laisser passer la tempête sans que leurs habitudes en soient trop bousculées ? Cette cassure sera-t-elle à l'origine de véritables alternatives politiques nationales, régionales et internationales ?



    Pour prendre la mesure de cette rupture entre le politique et le social, L'état du monde 2013 en expose les manifestations et les retombées en termes économiques, sociaux, environnementaux, culturels ou encore diplomatiques et stratégiques, à travers les approches multiples des meilleurs spécialistes du champ international.

  • Offrant un ensemble d'informations, d'interprétations, de données et de références très complet, L'état de la France dessine les traits fondamentaux du pays. Ouvrage de culture générale sans équivalent, il présente les conditions de vie des Français, les tendances culturelles, la situation économique et politique, la dynamique des territoires ; il donne également toute leur place aux questions européennes - comparaison systématique avec les voisins de la France, mise en perspective des grandes questions communautaires - désormais incontournables pour appréhender les enjeux de la période.

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