Transboreal

  • Florence Debove a, à de multiples reprises, séjourné en estive dans les Pyrénées avec ses moutons et ses chiens. Isolement, orages, ours, mais aussi échanges avec ses voisins bergers, voire avec les randonneurs, sont de la partie.

  • Ancrés dans le roc au terme de travaux herculéens, les phares et leurs gardiens affrontent, en sentinelles, la fureur des éléments. Pour le marin, ils constituent à la fois des amers et des écueils. Implantés tantôt à terre, comme celui du Créac'h à Ouessant, le plus puissant d'Europe avec ses huit faisceaux visibles à 60 kilomètres à la ronde, tantôt sur des récifs au large, comme celui de Dhu Heartach proche de l'île écossaise de Mull, à la construction duquel Robert Louis Stevenson prit part, les phares préviennent du danger, à condition toutefois que l'homme veille à leur fonctionnement. Le métier de gardien de phare est rude, l'isolement extrême. Dans cet univers impitoyable priment les valeurs d'humanité, de solidarité des gens de mer. Avec l'essor de la navigation, ces édifices ont connu leurs heures de gloire sous toutes les latitudes : depuis la tour d'Alexandrie, qui rayonnait sur le monde antique, jusqu'au fanal de l'île argentine des États, en passant par le phare de Bressay aux Shetland ou celui, à présent ruiné, de l'île Murray aux Kerguelen, édifié par les baleiniers. Du fait du développement du GPS, les phares ont peu à peu été automatisés : ils ne sont plus guère habités que par quelques propriétaires fortunés ou touristes aventureux à l'occasion de séjours insolites. Si bien qu'on pourrait presque parler d'eux au passé. Mais ils demeurent de vivants symboles, ils véhiculent des mythes séculaires et inspirent les artistes autant que les gens de lettres, de Jules Verne à Peter May, de Rachilde à Jean-Pierre Abraham ou Paolo Rumiz, qui emportent toujours le lecteur dans leurs embruns.

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  • Marie, jeune biologiste française, débarque au Québec pour effectuer son postdoctorat. Elle est affectée à un poste périlleux : assister Laurier, grand trappeur devant l'Éternel, dans l'étude de la prédation des coyotes sur les cerfs en Gaspésie. La voici projetée par -20 °C, dans la mal nommée baie des Chaleurs, elle qui n'a jamais conduit de motoneige. Heureusement, la chercheuse est tenace et Laurier connaît son métier. Durant des mois, dans une nature sauvage, le trappeur et la biologiste sillonnent la rivière gelée et son vallon, tendent des collets, collectent des crottes, analysent des empreintes à la recherche de carcasses. Peu à peu, Marie et Laurier apprennent à se connaître. Isolés du monde, ils goûtent au bonheur d'être pleinement eux-mêmes, le temps d'un hiver.

  • Sophie Squillace, journaliste, témoigne du charme subversif des voyages à motocyclette. Partageant avec ses coéquipiers l'amour du vent et de la liberté, le motard met les gaz. Il s'élance au guidon de sa vibrante machine pour échapper, par la magie du moteur à explosion, au monde sage et bridé.

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  • Voyager en train est une routine et une jubilation. Le charme des machines, l'atmosphère chaleureuse ou lugubre des gares ou encore la torpeur d'un compartiment bondé renvoient à l'instant immédiat et convoquent également les souvenirs diffus d'une vie itinérante. Que l'on soit seul ou en groupe, dans une micheline ou à bord d'un TGV, le parcours ferroviaire impose naturellement son temps et son espace, transformant le paysage en durée, contractée ou dilatée selon la vitesse. Voyager en train, c'est aussi reprendre instinctivement des habitudes qui, sans renvoyer à la seule expérience intérieure, posent la question de la présence de l'autre, dans le partage plus ou moins imposé de son intimité. Rencontres, projections, rêves sur les grandes lignes mythiques : le train semble être par nature l'un des meilleurs stimulants de l'imaginaire.

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  • Une mésange explore le feuillage d'un chêne au coeur d'une forêt du Val de Loire. À l'autre bout de la Terre, cent mille manchots résistent au vent sur une plage de sable noir. Trait d'union entre ces deux mondes : l'observateur, amateur ou scientifique, en quête d'émerveillement et de connaissances. Face à lui :
    L'oiseau, animal familier autant qu'être mythique.
    L'observer, c'est le redécouvrir, mais aussi révéler les relations étroites que nous entretenons avec lui sans en avoir conscience et, au-delà, reconsidérer notre propre regard sur l'humanité et son lien à la nature.

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  • Voler est un rêve que l'humanité caresse depuis la nuit des temps. Pour le réaliser, des esprits fantaisistes et géniaux ont imaginé, avec quelques grammes de tissu et des bouts de ficelle, un aéronef qui tient dans un sac à dos. Par sa simplicité et sa pureté, le parapente séduit et fascine. Il ouvre un univers aux sensations grisantes et aux émotions inédites. À force de côtoyer les sommets, le parapentiste affine son esprit dans une quête aussi ambitieuse qu'enthousiasmante. C'est pour évoluer hors des voies tracées par l'homme, en s'allégeant toujours plus du superflu, que Johanna Nobili a embrassé la condition d'Homo volatilis. Depuis lors, elle s'affranchit de la gravité pour contempler d'un coup d'oeil les Écrins, s'émerveiller de l'étendue des fjords de Norvège ou redécouvrir par en haut les paysages des Alpes du Sud. Pourtant, le vol libre ne s'affranchit de rien : soumis aux conditions météorologiques et aux lois de la nature, il s'accommode du danger, de la peur et des compromis, mais il s'enrichit aussi de sa dimension collective, à travers les vols à plusieurs ou en tandem. Une question demeure, posée à tous ces « volants » : à quoi ressemblera, à l'avenir, ce bel instrument de liberté ?

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  • Pendant plus de deux décennies, de la fin des années 1990 à nos jours, Françoise Ardillier-Carras, universitaire, géographe de formation, a sillonné l'Arménie. Ses nombreux voyages - aussi bien de recherche que de découverte, ou pour accompagner des groupes -, sa fréquentation régulière et passionnée de la population, lui ont fourni une moisson d'histoires qui racontent l'Arménie vue et vécue par les Arméniens.
    Entre récit de voyage et guide culturel, A l'ombre de l'Ararat propose à tous, voyageurs et curieux, les clés pour découvrir, mieux comprendre et aimer l'Arménie.

  • En juillet 2019, Yannick Billard, son épouse Marie-Hélène et leurs trois enfants, Simon, Coline et Amandine, quittent Chambéry pour un fabuleux voyage à vélo qui les conduira, par les cols pyrénéens, les montagnes de l'Atlas et le désert de Mauritanie, jusqu'à Bignona, en Casamance. Plus de 7 000 kilomètres séparent la famille de son objectif ; en perspective, six mois de pédalage intense, de rencontres et d'émerveillement.
    Sur les traces des pionniers de l'Aéropostale, avec Le Petit Prince comme fil conducteur, l'aventure familiale prend un sens qui dépasse la simple prouesse physique : partir à la rencontre d'hommes et de femmes qui s'efforcent de rendre l'humanité plus solidaire.

  • Dersou Ouzala Nouv.

  • Une fois transfigurée par l'hiver, sublimée par la neige, la haute montagne devient inaccessible. Seule la randonnée à ski permet alors de s'y aventurer et, partant, d'éprouver tout ce qu'une excursion dans un monde absolument vierge peut offrir. Le ski de randonnée est d'abord un ski de liberté : ne s'agit-il pas de créer son propre itinéraire, de vagabonder par ses propres forces entre terre et ciel ? Et, de surcroît, sans rien laisser d'autre derrière soi qu'une trace éphémère ?
    Le randonneur à ski n'entreprend pas une ascension sportive mais un véritable voyage, coûteux en efforts certes, mais en osmose avec la montagne et le grand mystère blanc. Parmi les récompenses de cet engagement : une communion avec le milieu et, bien sûr, de sensationnelles descentes.

  • La Grande Traversée des Alpes est avant tout le récit d'un voyage à pied depuis le lac Léman jusqu'à Nice. Il offre, avec légèreté, le point de vue singulier d'un amoureux de la montagne et jeune médecin urgentiste. Dans une recherche de retranscription fidèle du parcours effectué et des impressions ressenties, le récit est construit au jour le jour. Trois semaines de promenade et de rencontres intimes avec le "monde des hauteurs" , celui qu'un berger du vallon des Ayes près de Briançon appelle "la France d'en haut" .
    Si les tracasseries et difficultés du randonneur sont souvent rapportées avec humour, elles ne détournent pas l'attention du lecteur de l'ambition principale du livre : proposer un regard à la fois poétique, philosophique et montagnard sur la traversée des Alpes.

  • À l'heure où explosent les formes de voyage rapide et facile, pourquoi la marche reste-t-elle un mode privilégié de relation au monde ? Pourquoi permet-elle une plus grande acuité du regard porté sur la nature et une plus grande disponibilité aux autres ? Quels sont les états mentaux auxquels accède le marcheur au long cours ? Grâce à la diversité des terrains et des climats qu'il affronte, au rapport spécifique qu'il tisse avec les lieux qu'il aborde, le voyageur à pied témoigne de découvertes et de sensations particulières, intimement liées à l'ascèse et à la simplicité de sa vie nomade : la rencontre humaine, que la marche rend plus sincère, le face-à-face avec la faune sauvage, qu'elle permet d'approcher de plus près, un retour méditatif sur soi enfin, sont les récompenses de celui qui fait l'effort de cheminer librement et de prendre son temps.

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  • Comment survivre à travers l'immensité québécoise ? Pour la baleine menacée dans le golfe du Saint-Laurent ou la jeune activiste écologique lancée dans une bien étrange chasse sous les frondaisons gaspésiennes, pour l'Inuite qui garde le front haut dans les tourbillons de l'existence et les bourrasques du Grand Nord ou pour le condamné à mort qui couche ses mémoires sur le papier, l'heure est fatidique.
    Ailleurs, deux compères libertaires évoquent leur lutte à bord d'un voilier voguant sur la rivière des Outaouais tandis que, dans sa banlieue-dortoir, un immigré afghan se démène pour sa famille et qu'un trio de marcheuses quitte les Laurentides en plein été indien pour réfuter l'avenir qu'on a écrit pour elles. En empoignant la vie à pleines mains, ces personnages aux origines diverses et aux destins chahutés deviennent les acteurs de huit nouvelles disséminées aux quatre vents de la Belle Province.
    Pour tout l'or de la forêt est l'occasion de les suivre, à leur rythme, pour découvrir les confins et l'histoire d'un territoire grandiose et fantasmé.

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  • Les missions de la Croix-Rouge internationale et du Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies se doublent depuis leurs débuts de l'action caritative d'associations confessionnelles, d'agences gouvernementales et d'innombrables organisations non gouvernementales. Le personnel de ces ONG, confronté à l'urgence, fait régulièrement la une des médias.
    Totalement désintéressé, toujours efficace, apolitique, l'altruisme vient atténuer les tragédies auxquelles la diplomatie mondiale ou les relations bilatérales ne peuvent plus remédier. Y a-t-il une ambiguïté de l'engagement humanitaire qui entacherait son caractère exemplaire par les désordres économiques, sociaux voire sanitaires qu'il peut aussi induire ? À quelles conditions, en somme, l'ingérence humanitaire resteraitelle vertueuse ?

  • Pourquoi aller au sommet quand on peut se contenter du col ? Pourquoi chercher les itinéraires les plus directs, les plus difficiles, les plus engagés ? Pourquoi affronter le danger, le froid, l'inconfort, la souffrance, quand les sentiers balisés offrent une découverte tranquille de la montagne ? L'esprit de l'alpinisme n'est pas celui des succédanés aseptisés que la société moderne propose en lieu et place de l'aventure alpine. Au fondement de cette passion, le besoin mystérieux de se confronter à une nature immense qui accueille et domine. Cette mystique de l'effort inutile, enracinée dans la tradition occidentale du dépassement de soi, conduit à une expérience qui transcende toutes celles que la vie ordinaire réserve : l'euphorie des cimes, la plus belle des récompenses.

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  • Ce que Naraa Dash ignore durant l'enfance, c'est que la maladie emportera sa mère et trois de ses frères, c'est que la chaleur nomade atténuera la rigueur d'un climat implacable, c'est que la chape de plomb soviétique scellera le destin de son peuple, et enfin que son père, brave et clairvoyant, s'évertuera à lui indiquer le chemin. Ce récit est celui de l'ascension d'une femme, de la pauvreté des steppes aux ors d'Oulan-Bator en passant par la France et son industrie du cinéma.
    De la yourte aux palaces, elle fait preuve d'ardeur pour se forger un destin, se faire une place dans un monde d'hommes, sans rien craindre. A 48 ans, elle a déjà eu plusieurs vies, qu'elle raconte avec la candeur de l'enfant pauvre qu'elle fut, puis avec le regard de l'adulte épanouie qu'elle est devenue. Son témoignage est une leçon de résilience qui ramène à la lumière, celle de la steppe.

  • Parmi les exploits authentiques, il convient de saluer celui de Gleb Travine, ouvrier soviétique qui, en 1927, seul, sans assistance, accomplit à vélo le tour de l'URSS. Parti du Kamtchatka, il gagne Vladivostok, traverse le Caucase et l'Asie centrale, la Crimée, l'Ukraine, atteint Mourmansk d'où il s'élance dans une stupéfiante épopée arctique, roulant sur la banquise, se nourrissant de ce qu'il chasse ou pêche, s'amputant luimême de ses orteils gelés. Quatre ans plus tard, le Centaure de l'Arctique, « l'homme qui chevauche un renne de fer » - comme le décrivent les autochtones -, a bouclé son périple, et rapporte le journal où il a consigné les péripéties du voyage. Hélas, Staline est au pouvoir, les exploits individuels sont proscrits - et le livre qu'écrira Travine sera mis à l'index.

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  • En 2011, Laetitia Kloz s'installe avec son mari et leurs deux enfants, pour trois ans, en Arabie Saoudite. La famille réside dans un camp d'expatriés situé dans la province Est. Commence alors pour la jeune femme une vie nouvelle, d'abord marquée par l'expérience du camp, sorte de cité hors-sol coupée de la société saoudienne. La découverte d'un lieu si étrange, et de la petite communauté qui s'y trouve rassemblée, pousse Laetitia à partir à la rencontre des Saoudiennes.
    Récit sensible qui révèle de l'intérieur la vie des femmes, Intime Arabie montre l'étonnante diversité des situations, des vies et des rêves de chacune, mais aussi les blocages engendrés par une société inégalitaire, qui s'est construite en empêchant hommes et femmes d'exister autrement que comme deux communautés séparées.

  • Quelle lubie s'empare du voyageur qui, de longues heures durant, tend son pouce gaillardement au bord de la route ? En patientant, un pied sur le bitume, l'autre dans les herbes du bas-côté, il se remémore ses expériences passées. Du sympathique cocaïnomane au vigile en baggy, du chef d'entreprise au hippie, du camionneur roublard à l'énergique mère de famille, il a tendu l'oreille à d'improbables histoires de vie. Déjà, il pressent que le prochain trajet tiendra sa promesse d'attente anxieuse - qu'un simple coup de frein vient délicieusement rompre -, de rencontres inattendues et d'apprentissage exaltant. Dans un monde qui s'individualise et se crispe ne porte-t-il donc pas toujours plus haut la bannière de la fraternité, de la confiance et du partage, valeurs maîtresses du stop ?

  • Sandra Mathieu a suivi le canal de la Siagne pour céder une nouvelle fois à sa tentation d'un « infime voyage », micro-exploration modeste mais concrète et profonde d'un territoire voisin et circonscrit pour s'y fondre. Elle flâne et redécouvre l'intérêt de marcher dans une nature protégée pour échapper à la routine et continuer à s'émerveiller. Elle recherche avant tout l'enracinement dans des paysages proches, l'émergence de pensées nouvelles et la renaissance impromptue de souvenirs anciens. Dans son sillage, on relie des ouvrages hydrauliques et des vestiges tels que bergeries, moulins, oratoires et voies médiévales. On croise aussi les lieux de villégiature d'écrivains et d'artistes célèbres : Picasso, Bonnard ou Domergue.
    Avec un peu de courage, on est toujours capable de moins.

  • Pendant plus de quinze siècles, les feuilles de thé des provinces du Yunnan et du Sichuan furent échangées contre les chevaux tibétains, nécessaires aux conquérants de l'Empire céleste. Partis du berceau historique du thé, Julie Klein et Philippe Devouassoux ont affronté à pied durant six mois 2 500 kilomètres de rizières, de forêts luxuriantes et de montagnes jusqu'au Toit du monde. Mus par « l'envie de se souvenir », ils ont eu pour guide les cartes anciennes et, empruntant les mêmes sentiers que jadis, ils ont pris le pouls des campagnes chinoises en mutation. C'est à l'été, aux sources du Mékong et du Yangtsé, que les marcheurs ont débouché sur le plateau tibétain, trouvant dans l'hospitalité et la ferveur d'un peuple opprimé matière à rassasier leur soif de rencontre.

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  • L'escalade n'est plus considérée comme un simple entraînement en vue de gravir des sommets. Comment s'est opérée la métamorphose qui, dans les années 1980, avec les danses verticales de Patrick Edlinger, a fait passer cette activité secondaire au rang de pratique sportive et artistique à part entière, totalement nouvelle et plus populaire que l'alpinisme classique ? L'escalade moderne - la « grimpe » - est devenue une fin en soi, une ascension débarrassée de tout objectif sinon celui de la perfection du geste. Jouer avec la pesanteur et apprivoiser le vide dans le but d'évoluer le long de parois de plus en plus lisses ou déversantes, selon ses propres forces et sa propre intelligence, avec grâce, précision et souplesse, constitue à présent un véritable art de vivre. Que ce soit sur des blocs de grès à Fontainebleau ou Rocklands, sur des falaises calcaires comme à Céüse, Rodellar et Kalymnos, ou au flanc des immenses murs granitiques du Yosemite, celui qui adopte la discipline et rejoint la communauté des nomades amoureux du rocher se lance dans une longue quête existentielle, qui lui fera découvrir les plus beaux endroits de la planète, expérimenter des sensations toujours nouvelles et repousser sans cesse ses limites jusqu'à devenir, avant tout et pour son plus grand bonheur, un grimpeur de corps et d'esprit.

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  • En 1963, suite à une peine de coeur, Jean Pastureau part pour une errance à durée indéterminée à Bruxelles. Errance, car il n'a sur place aucun logement et n'emporte avec lui ni valise ni argent ; à durée indéterminée, car s'imposant un jeûne il ne sait combien de temps va durer l'expérience. Une histoire belge est le récit de cette aventure, authentique et singulière, à la découverte d'une ville en plein chantier (grands travaux de rénovation urbaine), et à la découverte de ses propres limites en tant qu'être de passage, ni résidant ni touriste, dans une métropole étrangère. Tenu secret pendant un demi-siècle, ce voyage, dont l'écriture se confronte à la volatilité des souvenirs, est aussi l'occasion d'une réflexion sur les limites et l'effacement de la mémoire.

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