Sciences humaines & sociales

  • Les missions de la Croix-Rouge internationale et du Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies se doublent depuis leurs débuts de l'action caritative d'associations confessionnelles, d'agences gouvernementales et d'innombrables organisations non gouvernementales. Le personnel de ces ONG, confronté à l'urgence, fait régulièrement la une des médias.
    Totalement désintéressé, toujours efficace, apolitique, l'altruisme vient atténuer les tragédies auxquelles la diplomatie mondiale ou les relations bilatérales ne peuvent plus remédier. Y a-t-il une ambiguïté de l'engagement humanitaire qui entacherait son caractère exemplaire par les désordres économiques, sociaux voire sanitaires qu'il peut aussi induire ? À quelles conditions, en somme, l'ingérence humanitaire resteraitelle vertueuse ?

  • Il n'y a guère d'anthologies du voyage en Inde. Le champ d'étude est si grand, le corpus si vaste, qu'aucun auteur francophone n'a encore relevé le défi de présenter, en abordant toutes les périodes, une sélection de récits de découverte sur ce pays fascinant qui questionna autant les civilisations voisines depuis l'époque d'Alexandre Le Grand. Aussi Tanneguy Gaullier a-t-il volontairement restreint sa recherche à l'exploration religieuse du sous-continent. De la vision fantasmée des Grecs au récit critique de François Bernier, en passant par l'approche érudite d'Al-Biruni ou celle truculente du Livre des merveilles de Marco Polo, se découvre un panorama des pratiques religieuses à mesure que s'affine le regard extérieur sur l'Inde.

  • Turkestan et monts Célestes, steppe mongole et Grande Muraille, rivages de Corée et mer du Japon... Qu'ont en commun tous ces lieux ? Gengis Khan au XIIIe siècle. Julien Peltier s'est lancé sur les traces du conquérant pour mesurer le souvenir qu'il a laissé dans les régions balayées par sa chevauchée fantastique. Au fil des 5 000 kilomètres parcourus sur les terres du plus vaste empire que l'histoire ait jamais connu, la fascination pour les épopées guerrières se double d'un émerveillement pour les peuples de l'Asie centrale et de l'Extrême-Orient. Le voyageur s'abandonne au rythme des saisons et goûte la félicité de la vie pastorale. De cette parenthèse enchantée naît le récit d'un jeune vagabond, un témoignage sur les relations entre civilisations nomade et sédentaire.

  • En 1698, trois vaisseaux quittent la France pour gagner le sud de l'Amérique latine et tenter l'aventure du commerce interlope sur les côtes du Pérou et du Chili.
    Deux d'entre eux atteignent le détroit de Magellan et négocient en contrebande leurs cargaisons sur la côte ouest du continent, avant d'emprunter la route du cap Horn pour repasser dans l'Atlantique et revenir à La Rochelle en août 1701. Cette expédition française, mandatée par Louis XIV sous l'égide de la nouvelle Compagnie de la mer du Sud et menée par le capitaine de vaisseau Beauchesne, permet de reconnaître la région et de rencontrer les fameux Patagons.
    Des navires français réussissent à doubler " le bout de la terre " c'est une première maritime. Un jeune ingénieur qui n'avait jamais navigué, Duplessis, est embarqué avec la mission de rapporter toutes les informations qui seront nécessaires aux expéditions à venir. Pendant trois ans, il tiendra scrupuleusement le journal de cet extraordinaire voyage. Pour la première fois, un récit de navigation s'intéresse à la vie des travailleurs de la mer, depuis l'enrôlement des équipages jusqu'au troc avec les Indiens, en passant par les désertions, les châtiments, les disettes et la malédiction du scorbut.
    Quant aux moeurs des Patagons, leur description ne doit rien à l'imagination Duplessis fait justice des fables qui avaient cours sur ce peuple mystérieux. Son talent d'observateur s'exprime également dans ses aquarelles qui représentent avec précision la faune, les endroits remarquables et les habitants de ces contrées. Le manuscrit de Duplessis ne fut pas publié, car du secret dépendait la réussite de la colonisation du détroit de Magellan.
    Ce n'est qu'en 1766 que la navigation française se développa par cette route, avec les expéditions du siècle des Lumières. Bougainville et Lapérouse empruntèrent en effet la voie maritime que le commandant Beauchesne avait ouverte sous Louis XIV. Celle que nous pouvons enfin suivre grâce au Périple inédit de l'ingénieur Duplessis.

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