Tourisme & Voyages

  • La Grande Traversée des Alpes est avant tout le récit d'un voyage à pied depuis le lac Léman jusqu'à Nice. Il offre, avec légèreté, le point de vue singulier d'un amoureux de la montagne et jeune médecin urgentiste. Dans une recherche de retranscription fidèle du parcours effectué et des impressions ressenties, le récit est construit au jour le jour. Trois semaines de promenade et de rencontres intimes avec le "monde des hauteurs" , celui qu'un berger du vallon des Ayes près de Briançon appelle "la France d'en haut" .
    Si les tracasseries et difficultés du randonneur sont souvent rapportées avec humour, elles ne détournent pas l'attention du lecteur de l'ambition principale du livre : proposer un regard à la fois poétique, philosophique et montagnard sur la traversée des Alpes.

  • À 35 ans, Antoine Bertrandy s'est arraché au confort urbain et familial pour s'élancer, courbé sous le poids d'un sac à dos rempli d'idéalisme et de petits tourments, vers le mystère de Saint- Jacques. Sur le Camino Real Francès , si les uns y marchent au-devant de la Foi tandis que d'autres viennent accomplir une performance, tous s'éprouvent dans la joie et la douleur, et chacun peut épuiser ses fantasmes jusqu'à expérimenter une renaissance intérieure. Ce récit chaleureux, riche de rencontres truculentes, attachantes ou dérangeantes, de pénibles séparations et de moments drolatiques, apporte des réfl exions originales sur le sens de cette longue marche initiatique, sur les raisons de son exil le long d'un chemin rebattu, et sur son passage parmi les hommes ; en somme, sur la vie.

  • C'est par le Transsibérien que Géraldine Dunbar a choisi de découvrir la Russie. À bord du « train des trains », dans les gares et les villes où elle fait étape, la jeune voyageuse croise des gens d'horizons divers : cheminots, artistes, vendeurs ambulants, étudiants, militaires, chasseurs et pêcheurs, vétérans, anciens déportés ou nouveaux riches. Ces rencontres lui permettent de mieux comprendre la société russe, où coexistent deux générations : l'une nostalgique de l'époque soviétique et l'autre tournée vers l'Occident.
    Après 10 000 kilomètres à travers la steppe et la taïga, de l'Oural à l'Amour en passant par les rives du lac Baïkal, l'auteur atteint Vladivostok, en bordure de l'océan Pacifique.

  • Seul et à pied, pendant des semaines, Franck Buchy parcourt les Vosges, exactement sur l'ancienne frontière franco-allemande de 1871 à 1918, aujourd'hui ligne intérieure reliant l'Alsace au reste du pays.
    Personne ne l'a fait avant lui. Il force les obstacles du paysage, hors des sentiers battus, au fond de ravins ou en équilibre sur la ligne bleue des Vosges, chère à Jules Ferry. De borne en borne, Franck Buchy interroge cette frontière au coeur d'une Europe saisie par les nationalismes un siècle après la fin de la Grande Guerre.
    Il côtoie le GR5, recoupe les sentiers du Club vosgien, et brosse ce faisant le portrait d'un massif contrasté et attachant. Son carnet de friches est un éloge des lisières, un manifeste de l'esquive et un hymne à la nature.

  • Accompagnant en 1881 son mari anthropologue dans sa quête d'hypothétiques descendants des envahisseurs aryens de l'Inde, Marie de Ujfalvy-Bourdon livre un témoignage de premier plan. Par sa sensibilité aux paysages sublimes et parfois terrifiants de l'Himalaya et du Karakoram, par son attention aux moeurs de ces contrées hindoues et musulmanes, par ses prises de position sur le rôle de la femme comme moteur des civilisations, elle révèle un esprit vif, érudit et audacieux. Elle porte en outre sur le monde qu'elle découvre un regard nourri d'une curiosité insatiable et raconte ses aventures avec humour, dans un style enlevé et incisif, qui frappe aujourd'hui par son originalité au sein d'une littérature de voyage majoritairement masculine et souvent aride.

  • Gérard Guerrier invente son propre itinéraire à travers les Alpes pour se rendre d'Allemagne en Italie, des forêts profondes de Neuschwanstein aux collines parfumées de Bergame, en passant par le Vorarlberg autrichien et l'Engadine suisse.

  • Il n'existe aucun livre en français qui présente l'exploration de l'Australie, et aucun des récits de voyage des grands explorateurs australiens n'a fait l'objet d'une traduction récente. Afin que les noms de Stuart, Burke & Wills soient aussi familiers en France que ceux de Lewis & Clark, Amundsen ou Burton, l'ouvrage présente le contexte de l'exploration du Grand Désert central sous la plume d'Henri Blerzy. Les meilleurs extraits des récits de Stuart, Burke & Wills au XIXe siècle dévoilent ensuite l'ambiance et les péripéties d'expéditions rocambolesques et parfois tragiques. Une introduction et des notes de François Lantz, ainsi qu'une postface d'Eddie Mittelette, auteur du livre Aborigènes, Avec les derniers nomades d'Australie, actualisent l'ensemble.

  • Traverser les steppes d'Asie centrale en chemin de fer, dormir sur une draisine en plein désert du Kara-Koum, profi ter d'un changement de train pour se baigner dans l'Amou-Daria puis repartir à toute vapeur vers Samarcande, c'est le rêve que vécut en 1888 Eugène-Melchior de Vogüé, invité à l'inauguration de la gare de la cité de Tamerlan. Réfl exion sur les merveilles, la violence et les conséquences culturelles de la modernité en Orient, témoignage sur une réalisation souvent comparée au canal de Suez, À toute vapeur v ers Samarcande est surtout le récit d'un voyage aussi enchanteur et brillant qu'un conte des Mille et Une Nuits . Le texte d'un autre voyageur, Napoléon Ney, retrace l'incroyable histoire de la construction du chemin de fer transcaspien.

  • Révélation dans la taïga est un thriller d'espionnage nerveux et haletant, à caractère initiatique, qui se déroule en Laponie russe à l'époque soviétique, au sein d'une nature sauvage qui se métamorphose progressivement en un personnage à part entière. En pleine guerre froide, au coeur de l'été arctique, un jeune homme quitte la Finlande pour s'enfoncer dans la taïga russe. Sa mission consiste à récupérer, auprès d'une tribu lapone rebelle, des documents ultraconfi dentiels dérobés aux autorités soviétiques. S'ensuit une chasse à l'homme à travers les forêts du Grand Nord, où la nature, hostile aux uns, deviendra la complice de celui qui, sachant l'apprécier et découvrir ses secrets, se verra transformé par elle. Une « écoépopée » documentée à dévorer mais aussi à méditer.

  • Une île, le Mozambique ? Non, bien sûr, un pays d'Afrique australe riverain de l'océan Indien. L'île de Mozambique existe pourtant bel et bien, au nord de ce pays indépendant depuis 1975. Quatre ans journaliste à Maputo, Jordane Bertrand a souvent visité cette cité insulaire, qui fut la capitale de l'ancienne colonie portugaise. Au détour des ruelles, derrière les façades oubliées, sous la voile des boutres, auprès des femmes aux pagnes bariolés, elle a tissé des amitiés et raconte la vie dans l'ancien comptoir arabe où Vasco de Gama fit escale en 1498. Le lecteur part à la découverte de cet îlot alangui où se mêlent l'Afrique, l'Europe et l'Asie. Autant de voyages dans l'intimité des habitants qui dessinent le destin de cette langue de sable balayée par les vents contraires de l'histoire.

  • Venise, le Bosphore, Ispahan, Samarcande, le Wakhan afghan. C'est la route de la soie, des épices et des pierres précieuses qu'a suivie Philippe Valéry, celle-là même que parcourut Marco Polo et qu'empruntèrent Alexandre le Grand et Gengis Khan. Parti en quête de relations sincères et chaleureuses, il a marché durant deux ans et 10 000 kilomètres, de Marseille à Kachgar, en Chine, à travers quinze pays pittoresques. De la Méditerranée aux contreforts de l'Himalaya, maisons, huttes et yourtes se sont ouvertes, comme s'est dévoilée l'âme de leurs habitants.

  • Faire corps avec la vague issue des houles du grand large, se laisser glisser au coeur de sa volute ou porter sur sa crête, que ce soit à Hawaii, dans les Landes ou encore au Mexique, revient à entrer dans une impermanence qui allège de la gravité et transporte vers une dimension qui, alors même qu'elle donne au corps la sensation d'être absolument au monde, laisse à l'esprit la liberté de s'en évader. Cette pratique sportive devenue, depuis les années 1960, le fondement d'une contre-culture faite de contestation et de libération des moeurs, n'a eu de cesse d'en susciter d'autres, comme le bodyboard, le kite et le windsurf.

  • Le 1eraoût1990, émeric Fisset quitte Barrow à pied, avec quarante kilos de bagages sur le dos, pour s'enfoncer dans les marécages de la toundra arctique. Une idée en tête: traverser l'Alaska du nord au sud, par ses propres moyens. Pour franchir trois mille cinq cents kilomètres à pied, à la rame et à skis, hors de toute route, de toute piste humaine, émeric part seul, sans sponsor ni radio. Le 9 juin 1991, il parvient à Cold Bay après dix mois d'efforts, riches en péripéties et en rencontres. Un ours le charge, des loups l'entourent, l'embâcle menace, le cratère d'un volcan le piège... Dix mois marqués par la faim, le froid, la maladie, la solitude, mais également la découverte des paysages, des animaux et des hommes pétris par le rude climat boréal. Les difficultés matérielles et morales du raid en solitaire ont confronté émeric Fisset à cet Alaska qui mêle Eskimos, Indiens et Aléoutes aux colons blancs, chasse et pêche à l'exploitation du pétrole, chaleur humaine et repli sur soi, modernité américaine et archaïsmes. Dans les pas de l'Ours entraîne le lecteur dans une véritable traversée solitaire de l'Alaska sauvage.

  • Cinq mois durant, seul à bord d'un rudimentaire canoë en toile, Philippe Sauve traverse la Sibérie sur la Lena. Depuis la chaîne du Baïkal jusqu'aux rivages de l'océan Glacial arctique, il parcourt ainsi 3 800 kilomètres à la force des bras. Il fait le gros dos sous l'orage estival, endure la morsure des insectes au bivouac, fraternise avec les habitants évenks ou iakoutes puis reprend goût à la solitude après la rencontre avec des brigands. Au coeur de la majestueuse taïga russe ou de la toundra, la nature s'o re au voyageur, le défi e ou bien l'épuise. Mais gardant le Nord pour horizon, Philippe Sauve pagaye sans faiblir jusqu'aux rivages déserts et ventés de la mer des Laptev, qu'il atteint au seuil de l'hiver, étanchant pour un temps sa soif de liberté.

  • Cavalier émérite amateur de voltige cosaque, Nicolas Ducret s'est lancé le défi de traverser l'Asie centrale à cheval. Parti seul des contreforts de l'Altaï avec un étalon et un hongre de bât, il chemine sur plus de 3 000 kilomètres, franchissant les monts Célestes et les chaînes du Pamir et de l'Hindu Kush. De l'aridité des steppes kazakhes aux riantes montagnes kirghizes, des plateaux tadjiks balayés par le vent aux vallées afghanes baignées de soleil, il s'aventure sur des terres mythiques marquées par les conquêtes successives, et découvre des peuples à la fois généreux, aguerris et libres. Après six mois de chevauchée, la caravane entre dans Kaboul, où le voyageur dispute une partie de bouzkachi, le célèbre jeu équestre que décrit Joseph Kessel dans Les Cavaliers .

  • A Santiago du Chili, David Lefèvre découvre dans les archives nationales le mythe de la cité des Césars.
    Aimanté par cet hypothétique eldorado dissimulé dans les immensités de Patagonie, il entreprend une lente descente de la cordillère des Andes. Des épisodes méconnus de la conquête espagnole et des destins insolites deviennent les jalons du voyage et décident de son orientation. Au fil d'un chemin alternant marches solitaires et séjours prolongés auprès des rares populations australes se déploie ainsi une réalité inattendue.

    De la pampa argentine aux épaisses forêts du Chili, des rivages chilotes aux confins du détroit de Magellan, en passant par Ushuaia en Terre de Feu, le voyageur impénitent est emporté par une nature puissante qui le transforme à tel point que, au terme de dix-huit mois d'itinérance, il décide de poser son sac. Et de construire.

  • Né Frédéric Sauser en 1887, Blaise Cendrars fuit sa Suisse natale dès l'âge de 17 ans pour Moscou, d'où il prend le Transsibérien sans billet avant de vivre ici et là en vagabond familier de la misère et des espoirs sans lendemain. En 1916, amoureux de la France, l'ancien saltimbanque s'engage dans la Légion étrangère et prend part aux combats, durant lesquels il perd son bras droit.
    De Paris à New York en passant par le Brésil s'ensuit une vie d'aventure et d'écriture, refl et d'une personnalité aux multiples facettes et à la volonté de fer. L'oeuvre poétique éminemment moderne comme le parcours atypique du bourlingueur fou, du bandit manchot, de l'éternel amant et du grand reporter exalté au regard pétillant que fut Blaise Cendrars n'a depuis cessé d'inspirer.

  • Chanteur brûlé par la vie, compositeur passionné, acteur excessif sur scène comme à l'écran, Vladimir Vyssotski, dans sa quête de vérité, embrassa tous les genres où pouvaient s'exprimer son baryton écorché, son corps d'athlète, son esprit dissident, son sens dramatique et sa guitare.
    Non pas en touche-à-tout éclectique et dispersé, mais en artisan d'un surgenre dont l'horizon était sa poésie ancrée dans la terre et l'âme russe, jusqu'à celle des anciens du Goulag qui l'appréciaient tant, mais si universelle qu'il n'hésita pas à la dévoiler au monde entier, de l'Europe, où il mêla son destin à celui de Marina Vlady, aux Amériques en passant par l'Océanie.

  • Christophe Houdaille est retourné à la voile passer seize mois aux îles Kerguelen pour y retrouver les albatros et les manchots, en arpenter les vallées et en sonder les baies.



    Après trois mois de mer, Christophe Houdaille parvient aux Kerguelen à bord de son cotre Saturnin. Durant seize mois, il séjourne seul sur cet archipel, réalisant ainsi le voeu formulé cinq ans plus tôt lors d'un premier périple subantarctique. Saturnin devient son partenaire dans l'exploration du littoral, son abri dans les mouillages exposés aux humeurs de l'océan Indien et son confident dans les moments de doute. Connaître la côte ne suffit pas, aussi le navigateur s'engage-t-il dans d'incroyables courses hivernales, parcourant deux mille kilomètres à pied pour que rien ne lui échappe d'un détail géologique ou d'un vestige humain. Fasciné par la faune, il assiste aux combats des éléphants de mer, aux parades nuptiales des albatros et au rassemblement des manchots.

    Au fil des mois, au fil des pages, Christophe Houdaille nous ouvre les yeux sur la nature insoupçonnée de cet archipel des Cinquantièmes hurlants que le capitaine James Cook avait surnommé îles de la Désolation. L'auteur, confronté aux éléments, nous confie sa passion pour cette terre australe et antarctique où veillent les scientifiques de Port-aux-Français et où son courage l'a mené à tracer un chemin de liberté.

    Né en 1963, Christophe Houdaille a plus de quatre-vingt-dix mille milles nautiques à son actif. à bord de Saturnin, le voilier de onze mètres qu'il construisit en 1988, il a parcouru l'Atlantique et les mers australes. Il a ensuite hiverné en Géorgie du Sud et effectué un tour du monde en solitaire de huit mois sans escale.

  • Cinq mois durant, seul à bord d'un rudimentaire canoë en toile, Philippe Sauve traverse la Sibérie sur la Lena. Depuis la chaîne du Baïkal jusqu'aux rivages de l'océan Glacial arctique, il parcourt ainsi 3 800 kilomètres à la force des bras. Il fait le gros dos sous l'orage estival, endure la morsure des insectes au bivouac, fraternise avec les habitants évenks ou iakoutes puis reprend goût à la solitude après la rencontre avec des brigands. Au coeur de la majestueuse taïga russe ou de la toundra, la nature s'o re au voyageur, le défi e ou bien l'épuise. Mais gardant le Nord pour horizon, Philippe Sauve pagaye sans faiblir jusqu'aux rivages déserts et ventés de la mer des Laptev, qu'il atteint au seuil de l'hiver, étanchant pour un temps sa soif de liberté.

  • Réflexions sur le kayak et la relation privilégiée que cette pratique sportive permet d'entretenir avec la mer et le littoral.

  • Ils ont connu l'exil, la pauvreté et les famines, qu'ils vivent au flanc d'un volcan actif, dans un relief tourmenté ou sur un littoral sablonneux balayé par les embruns. Ils sont à la fois nonchalants et accablés, pauvres mais heureux, rieurs et mélancoliques. Dans leur archipel atlantique, à la confluence de l'Afrique de l'Ouest, du Brésil, du Portugal voire de l'Europe, les Cap-Verdiens sont tout cela. Expression de leur passé et de leur diversité, la sôdade, leur sentiment de solitude océanique, leur musique et leurs danses révèlent le tréfonds de leur fascinante identité métisse. Les textes des plus belles chansons et poésies capverdiennes, des plus célèbres dictons et citations, font écho aux splendides photos en noir et blanc de Jean-Marc Cotta.

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