Arts et spectacles

  • « Il n'est pas dans mon intention de faire ici la leçon à qui que ce soit, ni d'imposer un point de vue. Ce livre n'a été dicté que par le désir de défricher la jungle des possibilités qui s'offrent à un art encore jeune et magnifique, toujours à explorer, et de m'y retrouver moi-même aussi indépendant et libre que possible ».

    Andreï Tarkovski, tout au long de son oeuvre cinématographique, rédige des notes de travail, des réflexions sur son art, restituant dans le même mouvement son itinéraire d'homme et d'artiste.

    À partir de son exil en Italie où il réalise Nostalghia en 1983, puis en France durant la dernière année de sa vie, il rassemble ces écrits qui sont d'abord édités en Allemagne puis dans les autres pays d'Europe occidentale où ils deviendront vite une référence incontournable.

    Il y aborde une large réflexion aussi bien sur la civilisation contemporaine que sur l'art cinématographique : son ontologie et sa place parmi les autres arts, ou des aspects plus concrets comme le scénario, le montage, l'acteur, le son, la musique, la lumière, le cadrage.

    Puisant dans son expérience de cinéaste, dans sa vaste culture littéraire, se remémorant ses années de formation, les luttes interminables pour terminer ses films à l'époque soviétique, Andreï Tarkovski offre ici le livre-bilan d'un artiste en recherche de sens, d'un homme qui consacra son inépuisable énergie à « fixer le temps ».

  • Les guerres ont toujours entraîné des spoliations d'objets et de trésors au détriment des pays vaincus. La France quant à elle a été particulièrement active au cours de ses conquêtes coloniales au XIXe siècle. On compte actuellement dans les collections publiques françaises au moins 88 000 objets provenant de l'Afrique subsaharienne.
    Malgré de nombreuses réclamations de pays africains depuis les indépendances, l'État français n'a pas jugé bon d'évoluer sur cette question, arguant de l'inaliénabilité du patrimoine national. Jusqu'au discours du 28 novembre 2017 du président Emmanuel Macron à Ouagadougou, qui annonça la mise en oeuvre dans un délai de cinq ans de « restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique ». Il confia alors à Felwine Sarr et Bénédicte Savoy la mission de consulter les spécialistes en Afrique et en France, et de mener une large réflexion sur ce sujet. Le fruit de cette mission est le présent ouvrage.
    Il raconte les spoliations à travers l'histoire mondiale, évalue la part de la France, dresse un premier inventaire des oeuvres spoliées, fait le récit des tentatives des pays africains pour se réapproprier leur patrimoine, analyse les questions juridiques qui se posent, et énonce un certain nombre de recommandations pratiques pour la mise en oeuvre des restitutions, un des chantiers les plus audacieux de ce XXIe siècle.
    Un ouvrage passionnant, qui fera date. Car le mouvement de restitution du patrimoine vise non seulement à redonner accès aux Africains à leurs oeuvres, mais aussi à fonder une nouvelle ère dans les relations entre l'Afrique et la France, à écrire une nouvelle page d'histoire partagée et pacifiée.

  • Omniprésents dans la Bible, les anges ont été abondamment figurés par les artistes. Oscillant entre le ciel et la terre - sous l'apparence d'enfants ou de jeunes adultes, pourvus d'ailes qui évoquent légèreté et agilité -, ils interviennent à des moments décisifs de la vie des humains.

    C'est un ange qui chasse Adam du paradis, apprend à Abraham que sa femme aura une descendance, l'empêche de sacrifier son fils Isaac, lutte toute une nuit avec Jacob, guide Lot et sa famille hors du feu de Sodome, sauve Daniel de la fosse aux lions, annonce à Marie qu'elle portera le fils de Dieu, explique aux femmes le jour de Pâques que le Christ est ressuscité, libère Pierre de prison, aide Jean à écrire son évangile...

    Durant des siècles, les peintres et sculpteurs ont été inspirés par la dimension surnaturelle des anges. De Fra Angelico à Chagall, en passant par Raphaël, Titien, Rubens, Caravage, Rembrandt, Poussin, Gauguin, Van Gogh..., ils ont représenté avec une riche imagination ces esprits ailés venus du paradis pour oeuvrer sur la terre.

    Fasciné par leur mystère, Michael Lonsdale a réuni en cet ouvrage les soixante plus beaux anges de l'art, plaçant en regard des scènes choisies les textes de la Bible qui les racontent et ses propres commentaires qui aident à comprendre et aimer ces oeuvres.

    Un livre splendide qui emmènera ses lecteurs sur les ailes de la beauté.

  • C'est une vie de Jésus en images que je veux partager ici, une vie illustrée par les plus grands peintres. Car, si j'ai beaucoup lu les évangiles, je les ai aussi longuement contemplés grâce aux tableaux tellement éloquents des maîtres.
    Qu'y a-t-il de plus gracieux que l'ange de L'Annonciation de Fra Angelico, de plus intime que la Nativité vue par Georges de la Tour, de plus festif que Les Noces de Cana de Véronèse ? J'aime l'abandon du petit Jésus endormi de La Madone des prés par Bellini, l'assurance du Christ adolescent d'Ingres, la représentation naïve du démon tentant Jésus au désert qu'on trouve dans le psautier d'Ingeborg de Danemark. Et, bien évidemment, mon cher Rembrandt, le plus grand d'entre tous, avec sa représentation des compagnons d'Emmaüs et, surtout, avec son chef-d'oeuvre absolu, Le Fils prodigue. Combien m'émeuvent La Flagellation du Christ par le Caravage ou le visage de Jésus en larmes sous la couronne d'épines par Antonello della Messina.
    Tous ces tableaux sont des amis pour moi, je les revois chaque fois avec un plaisir complice, une secrète connivence que le temps a tissée entre nous. Si on peut affirmer que chacun a « son » Christ, le mien s'est ici construit grâce à celui des autres : il provient du talent et du fabuleux regard de ces grands artistes qui ont su si bien reproduire les couleurs de la grâce.
    Michael Lonsdale

  • Le nom seul de Florence éveille la nostalgie d'une époque où sur quelques kilomètres carrés se sont trouvés réunis tant d'hommes exceptionnels, où en trois siècles éblouissants toute la modernité est née. Les plus grands bâtisseurs, les plus grands peintres, les plus grands sculpteurs, la perspective, la coupole, le théâtre à forme ovale, les premiers opéras, les lois de la pesanteur, le télescope, la banque, que ne devons-nous pas à Florence ?

    C'est le lieu du monde où la beauté du corps humain a été reconnue pour la première fois depuis l'Antiquité, adulée jusqu'à la vénération, immortalisée sous les deux espèces du David de Michel-Ange et de la Vénus de Botticelli, icônes qui ont fait le tour du monde.
    />
    Dominique Fernandez nous raconte la prestigieuse histoire de Florence, la prise de pouvoir et le règne des Médicis, décrit les figures de Dante, Machiavel ou Savonarole, parcourt les lieux phares comme Santa Croce ou Santa Maria Novella, visite le Dôme de Brunelleschi, les créations de Michel-Ange, les singularités des étonnants et trop méconnus peintres maniéristes...

    Illustré par les splendides photographies de Ferrante Ferranti, ce livre ne nous fait perdre aucune des innombrables beautés de la « cité du lis », cette Florence encore aujourd'hui si vivante et si brillante.

  • La jeune Tina nait en 1896 près de Venise, dans une famille très pauvre, qui se trouve contrainte d'émigrer aux états-Unis pour survivre. Tina fascine tôt par sa beauté et sa forte personnalité : engagée à son arrivée comme ouvrière dans le textile, elle devient mannequin puis actrice, mais préfère la vie de bohème de San Francisco où elle rencontre le célèbre photographe Edward Weston. Le couple part s'installer au Mexique : ils parcourent le pays, photographiant les paysans et la vie quotidienne, fréquentent le milieu artistique de Mexico - Diego Rivera, Frida Kahlo. Profondément touchée par la misère du peuple mexicain, Tina s'engage auprès des communistes et fait ainsi la connaissance de Julio Antonio Mella, le fondateur du parti communiste cubain, dont elle tombe follement amoureuse. Mais, seulement quelques mois après, il est assassiné en pleine rue. Trainée dans la boue pour sa vie « dissolue », Tina est bientôt emprisonnée, puis expulsée du pays.
    Une vie d'errance commence alors, Berlin, puis Moscou. Tina se radicalise. En adhérant à la pensée soviétique, elle entre littéralement en religion : plus d'amis, plus de photos, plus d'art, une vie de clandestinité. À la fin de la guerre, lorsqu'elle souhaite rentrer, les États-Unis la refoulent vers le Mexique où elle passera les deux dernières années de sa vie, fuyant tous ses anciens amis. L'ancienne égérie des artistes à l'allure de vieille dame n'a que 48 ans lorsqu'elle meurt d'une crise cardiaque à l'arrière d'un taxi. à moins qu'elle n'ait été assassinée ?
    Avec l'exactitude de la biographe et le souffle de la romancière, Bernadette Costa-Prades nous entraîne dans le bouillonnant Mexique post révolutionnaire et l'Europe tourmentée des années 30, pour nous faire découvrir une femme libre et fascinante.

  • Depuis son apparition dans Le Tartuffe en 1944, Michel Bouquet n'a plus quitté le répertoire de Molière. Il revient ici sur ces soixante-treize années de compagnonnage durant lesquelles il a incarné de manière inoubliable plusieurs grands rôles, comme Harpagon ou Argan, et explique en quoi jouer Molière est aussi difficile qu'exaltant.

    Ce livre raconte aussi la vie de Molière : son apprentissage, son rôle de chef de troupe, ses rapports avec Louis XIV, ses combats, sa vie intime, son mariage avec Armande Béjart, de vingt ans sa cadette, sa puissance de travail qui fit surgir, au milieu d'innombrables soucis, une succession de chefs-d'oeuvre.

    Michel Bouquet rend hommage à cet esprit courageux qui dénonça les hypocrisies de son époque et défendit la cause des femmes ; il célèbre aussi, avec jubilation, le génie comique du plus grand dramaturge français.

    Redécouvrir Molière : tel est le propos de cet ouvrage porté par l'admiration contagieuse d'un comédien libre, d'une inaltérable jeunesse.

  • « Il y a plus de cinquante ans que je fréquente Rome, y étant venu pour la première fois en 1950, avec un groupe d'étudiants que leur aumônier emmenait en audience chez le pape, l'année déclarée sainte. En 1952, j'ai vécu une année entière à Rome, et, depuis, il n'y a pas d'année où je n'y sois retourné une ou plusieurs fois.
    Rome a-t-elle changé en un demi-siècle ? C'est l'auteur de ces lignes qui a surtout changé. En 1950, je ne voyais, comme tout être humain, que ce que j'étais, à mon insu, programmé pour voir. Mais la plupart des beautés de Rome, je ne les voyais tout simplement pas, parce qu'elles ne faisaient pas partie de ce qu'on m'avait appris à admirer. Si je traversais la place Navone, j'avais plaisir à regarder la façade ondulante de l'église et à entendre le murmure des fontaines, mais sans prendre au sérieux ce qui me paraissait ne relever que d'une fantaisie gratuite, « amusante », sans me rendre compte que Bernini et Borromini avaient révolutionné l'art, sans comprendre que j'avais affaire à un nouveau langage qui m'eût permis de me libérer plus vite de la morale janséniste et puritaine qui m'avait façonné. » La diversité des chapitres (Le monde antique, Domus Aurea, Villa Hadriana, Palais, Villas et jardins, Églises, San Clemente, Saint-Pierre et le Vatican, Itinéraire Caravage, Itinéraire Bernin, Collines, Le Tibre, Fontaines et Bestiaire) dessine les contours de la Rome personnelle de Dominique Fernandez qui rend ainsi un hommage appuyé à cette ville qui a contribué à façonner l'écrivain qu'il est devenu.
    Illustré par les splendides photographies de Ferrante Ferranti, cet ouvrage révèle bien des aspects méconnus de la « ville éternelle » et, surtout, renouvelle le regard de tout lecteur curieux de la redécouvrir.

  • Comment comprendre la nature de l'érotisme des anciens Chinois - si différent de celui des sociétés occidentales - sans se pencher sur l'art exceptionnel qu'il a inspiré ?
    Celui-ci s'est surtout développé, à partir du VIIe siècle, à l'époque de l'émergence des riches villes commerçantes où vivait une des sociétés les plus raffinées du monde. S'y épanouissait une véritable « culture courtisane » animée par des artistes, des auteurs dramatiques, des poètes.

    Cet ouvrage, grâce à un texte de Jacques Pimpaneau, replace l'érotisme chinois dans son contexte culturel et souligne l'influence des religions et des événements historiques sur la vie amoureuse. Ferdinand Bertholet, après avoir raconté les grandes étapes qui l'ont mené à créer en deux décennies la plus importante collection d'art érotique chinois au monde, s'attache à commenter les ouvres reproduites dans un cahier hors-texte de 32 pages.

    Le lecteur, ainsi initié, entrera dans l'intimité de ces « jardins du plaisir » grâce aux reproductions des plus beaux chefs-d'ouvre de cet âge d'or et se verra offrir les accès à l'harmonie voluptueuse d'un monde perdu.

    Cet ouvrage est la version en format poche du beau-livre publié en 2003 et qui a révélé l'art érotique chinois au public français.


    Restaurateur de tableaux et collectionneur, Ferdinand Bertholet effectua plusieurs longs voyages en Asie. Au bout de vingt ans, il a constitué la plus belle collection d'ouvres d'art érotique chinois au monde. Peintre lui-même, de renommée internationale, son regard d'artiste ainsi que sa profonde connaissance des techniques anciennes en font un des meilleurs commentateurs de cet art disparu.

    Jacques Pimpaneau, professeur émérite de l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris, où il a enseigné la langue et la littérature chinoises de 1965 à 1999, est aussi le créateur du musée Kwok On, dont les collections ont été données à la Fondation Oriente de Lisbonne. Il est l'auteur de plusieurs livres sur la culture et la littérature chinoises et le traducteur d'ouvres classiques.

  • " Voilà une institution bien utile qui suscite autant de critiques parfois malavisées que de convoitises souvent suspectes, quand il suffit d'interroger l'histoire de l'art pour prendre la mesure imposante de son héritage et de son rôle actuel. Il y a beaucoup d'autres académies à Rome, remarquables et influentes, mais aucune ne lui ressemble tout à fait. Elle règne sans bruit, altière et vénérable, dans une autre dimension du temps qui surplombe l'effervescence du quotidien. " (Extrait de la préface de Frédéric Mitterrand) Où que l'on se trouve à Rome, il suffit de lever la tête, la villa Médicis trône au dernier étage avant le ciel.
    Construite par le cardinal Ferdinand de Médicis au XVIe siècle, achetée par Napoléon au XIXe siècle, siège de l'Académie de France à Rome, elle a toujours fasciné et intrigué ceux qui n'ont pu franchir ses hauts murs.
    Pour l'élaboration de cet ouvrage, la villa Médicis s'est ouverte à Dominique Fernandez et Ferrante Ferranti : chambres d'apparat, appartements privés, salons, ateliers, Studiolo, façades sculptées, statues antiques, jardins, aucun de ses trésors n'a été omis. On croisera aussi au fil des pages les grandes figures qui l'ont fréquentée : Chateaubriand, Corot, Ingres, Berlioz, Bizet, Debussy, Balthus, pensionnaires et directeurs qui, au cours des siècles - et aujourd'hui encore -, ont donné une âme à ce lieu célèbre.
    Un voyage dans le temps, au coeur de la splendeur fragile d'une des plus grandioses et mystérieuses maisons du monde.
    Cet ouvrage sera le seul beau-livre accessible au grand public sur la Villa Médicis.


    Romancier et essayiste, auteur de Dans la main de l'ange (Prix Goncourt) et de Porporino ou les mystères de Naples (Prix Médicis), Dominique Fernandez, en compagnie de Ferrante Ferranti, a publié plusieurs beaux-livres à la suite de nombreux voyages : Rome, Saint-Pétersbourg, Palerme et la Sicile, Bolivie, Prague, Séville, Syrie, etc.
    Ferrante Ferranti, architecte diplômé avec une étude sur la scénographie baroque, exerce aujourd'hui la profession de photographe. Il a publié une vingtaine de livres dont Rome, Les Pierres vivantes, Mont Athos et Inde (Philippe Rey, 2004, 2005, 2007 et 2008).

  • Pour comprendre l'oeuvre d'Elia Kazan, il faut avoir à l'esprit sa biographie, un itinéraire qui mène ce Grec d'Anatolie (arrivé aux Etats -Unis à l'âge de quatre ans, en 1913) à devenir le roi de Broadway et de Hollywood dans les années 50, sous l'oeil sévère, désapprobateur d'un père marchand de tapis. Une histoire profondément américaine d'ascension, puis de chute. Après le fameux témoignage devant la Commission des Activités anti-américaines en 1952, Kazan n'a pas moins de succès comme artiste ; mais ses amis proches (Marlon Brando, Arthur Miller) le méprisent, sa femme meurt prématurément (ce dont il s'accusera toute sa vie) et, plus largement, il perd l'estime de toute une profession. Dès lors, l'oeuvre de Kazan tire sa force d'un intense sentiment de culpabilité.
    Florence Colombani a effectué des recherches aux États-Unis et a travaillé plusieurs années sur Elia Kazan. Dans un texte remarquablement documenté, elle montre à quel point cette oeuvre constitue une réflexion de grande ampleur sur le devenir de l'individu en Amérique ; puis elle mesure la quête intime d'une impossible rédemption qui se joue dans les films et leur donne leur intensité, leur lyrisme fiévreux. Kazan peint un monde désaccordé où la relation humaine est constamment brisée, où l'individu ne peut assurer sa survie qu'au prix de la destruction de son entourage. D'où un cinéma de la crise, de la rupture dont l'influence immense n'a cessé de s'exercer sur la génération De Niro, Pacino, Scorsese, Coppola etc.

  • Berbères

    ,

    " Tout mon être était d'Afrique du Nord, berceau historique des tribus berbères. C'est à quarante-cinq ans passés que j'ai pris la pleine conscience de cette lointaine appartenance. Il était temps d'amorcer un rapprochement, de partir à la découverte, de comprendre pour mieux aimer. Mais avant d'entreprendre le voyage, j'ai voulu récapituler ce que je savais. J'ai remonté le fil de mon existence pour repérer ce que je n'avais pas vu, pas saisi, de ce monde berbère qui m'avait fait signe sans que je lui réponde. La mémoire offre de beaux voyages, surtout quand on chevauche des mots. " C'est effectivement à un " beau voyage " que nous convie Éric Fottorino, une quête infiniment personnelle qui devient passionnante découverte : une région, une histoire, des traditions millénaires, une langue, un peuple, des peuples car, comme s'en amuse l'historien Gabriel Camps, il est finalement plus facile de citer les pays d'où ne viennent pas les Berbères, tant leurs origines sont partout, ou presque, du Nil à l'Afrique noire, de l'Inde aux contrées nordiques.
    De Ouarzazate à Fès, en passant par les gorges du Thodra, la vallée du Dadès et les dunes de Merzouga, accompagné par les superbes photographies d'Olivier Martel, Éric Fottorino raconte les Berbères, juifs et arabes, femmes façonnant l'argile et hommes cultivant la terre, artisans et commerçants, opposants politiques et cinéastes engagés. Il prolonge aussi la quête des origines qui est la sienne et qu'il a racontée dans ses deux ouvrages L'homme qui m'aimait tout bas et Questions à mon père, en allant vers la Tunisie de son père adoptif et le Maroc de son père naturel. Il évoque finalement le rôle important (et généralement tu par les médias) des Berbères dans les récentes révolutions arabes, surtout en Libye.

  • « J'ai été quatre fois à Palmyre : c'était le lieu le plus enchanteur de l'Orient, à la fois par la beauté exceptionnelle des ruines et par le paysage romantique qui les entourait. Maintenant que tout est détruit, j'ai voulu me souvenir de ce que cela avait été.
    On arrivait à l'hôtel Zénobie, désuet, décati, construit dans l'enceinte du site, et d'emblée la légende de la grande reine planait sur la ville qu'elle avait portée à son apogée. Je ressuscite l'image de Zénobie qui avait osé se dresser, femme et Arabe, contre l'empereur romain Aurélien, chef de l'État le plus puissant du monde. Puis j'évoque ce qui restait du site, l'idée générale qui avait présidé à son ordonnancement, avant d'examiner en détail, mais toujours plus en amoureux qu'en érudit, les monuments qui ont subsisté, si poétiques : le théâtre, les temples, les tours funéraires. Avant de conclure par une réflexion sur l'iconoclasme, une des plus vieilles passions de l'homme, qui pousse une idéologie au pouvoir à faire table rase de celles qui l'ont précédée. » Dominique Fernandez.


    Voici Palmyre racontée et montrée par deux voyageurs passionnés qui l'ont visitée à de nombreuses reprises. Ce site inouï, détruit en 2015 par la violence de Daech, est reconstitué par les photographies de Ferrante Ferranti qui en donnent une vision exhaustive (temples, agora et théâtre, colonnades et arches, camp de Dioclétien, tombeaux), faisant ainsi oeuvre de mémoire.

    Palmyre apparaît alors dans sa splendeur, telle qu'on ne la reverra jamais.

  • Applaudi dans le monde entier, célébré par le grand public comme les spécialistes, Alexandre Tharaud est un enfant chéri du piano français. C'est à travers sa discographie qu'il s'est révélé et qu'il a défini sa figure d'artiste unique : une trentaine d'enregistrements, singulièrement variés et imaginatifs. Car aux côtés de ses nombreux disques consacrés à Chopin, Bach et Schubert, d'autres reposent sur des choix plus inattendus : interpréter Rameau au piano, défendre le trop discret Chabrier, replacer Satie à la hauteur qui est la sienne, ressusciter le fameux Boeuf sur le toit. Sans rompre avec la grande tradition pianistique, le parcours d'Alexandre Tharaud bouscule les habitudes. Par souci d'être utile, par fantaisie et par goût des correspondances inattendues, ce virtuose estompe les frontières traditionnelles - peut-être car ses idoles se nomment Bach et Barbara, Rachmaninov et Wiéner. Alexandre Tharaud a rêvé puis façonné chacun de ses enregistrements, comme un créateur polit chaque détail d'une oeuvre. Salués par la critique internationale, ces disques forment un ensemble dont la cohérence apparaît aujourd'hui avec évidence, révélant la trajectoire d'un artiste aussi libre que déterminé. Alors que paraît son nouvel enregistrement Autograph, Alexandre Tharaud se prête à un tour d'horizon de sa discographie dans ces entretiens avec Nicolas Southon. Au fil de la conversation, il évoque ses répertoires de prédilection, explique la logique de ses choix artistiques, révèle les secrets du travail de studio, et se remémore l'enfant qu'il était, fasciné déjà par le disque. Plus généralement il raconte son parcours d'artiste, son rapport ambivalent à l'instrument, ses débuts difficiles et la vie de soliste, synonyme de solitude.

  • L'art et la médecine, c'est entre ces deux pôles que la rencontre se fait avec Jean-Martin Charcot (1825-1893). Grand médecin de la Salpêtrière où Freud fut son élève, inscrit dans le monde des idées et des sciences, il occupe la première chaire de neurologie en 1882 et nous entraine vers l'inconnu de l'hystérie et de l'hypnose jusqu'aux portes de l'inconscient.
    L'observation du corps et de ses pathologies appartient à son travail clinique. Qu'il soit à l'hôpital, dans son cabinet, ou en voyage à travers le monde, il examine et pense crayon à la main ; ses dessins révèlent une connaissance profonde de l'humain, un diagnostic averti des anomalies anatomiques ainsi qu'un talent indéniable sous l'inspiration d'artistes romantiques tels que Delacroix ou Ingres.
    Dans une époque située juste avant l'arrivée du cinématographe, l'image dans toutes ses dimensions - dessins, tableaux graphiques, croquis, planches d'instantanés - soutient ses diagnostics et appuie son regard clinique face à ses élèves et confrères venus du monde entier écouter le maître. En outre Charcot décelait dans la culture des peuples et par l'étude de tableaux de grands peintres, en partie reproduits ici, les caractéristiques de certains troubles psychiques.
    Tout l'objet de ce livre, richement illustré, est de montrer - à travers le dessin, la peinture ou la photographie - le lien étroit qui unit l'image du corps et la psychiatrie.

    Une collection inédite de dessins scientifiques et personnels grâce à l'ouverture des archives de la famille Charcot.
    Une exposition sur ce sujet en octobre 2013 à la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière.

  • Amours instantanées

    Irmeli Jung

    Au cours des cinquante dernières années, la photographe finlandaise Irmeli Jung a constitué une galerie de portraits parmi les plus remarquables.
    Peu après son arrivée en France, à la fin des années 60, sa photo de couverture d'un disque de Juliette Gréco marque le début d'une longue collaboration. Elle signera des pochettes et affiches pour Barbara, Jean Ferrat, Anne Sylvestre, mais aussi Angélique Ionatos, Jane Birkin ou Anna Prucnal.
    Au début des années 80, les plus grandes maisons d'édition font appel à son talent, de même que Le Monde des Livres dont elle sera longtemps la photographe exclusive. C'est le temps de ses premiers portraits d'écrivains, dont certains ont fait le tour du monde : Aimé Césaire, Marguerite Yourcenar, Patrick Modiano, JMG Le Clézio... Les personnalités du cinéma - de Lauren Bacall à Liv Ullmann - comme de la musique - Yehudi Menuhin, Luciano Pavarotti - ne la sollicitent pas moins...
    Dans ce livre, Irmeli Jung nous présente les plus beaux portraits qu'elle a réalisés, raconte le lien souvent affectif qui l'unissait à ses modèles. Elle nous fait également part d'impressions personnelles et d'anecdotes inédites qui, accompagnées du texte de Julien Cendres, révèlent une vie et une oeuvre exceptionnelles.

  • Charlie Chaplin

    Peter Ackroyd

    Il fut la première icône du grand écran et demeure, cent ans après son premier film, le visage le plus instantanément reconnaissable du cinéma. Mais qui était vraiment l'homme à la moustache ? Petit garçon blessé par la déchéance de sa mère adorée, scandaleux séducteur multipliant les jeunes conquêtes, égocentrique pathologique, réalisateur omniprésent derrière et devant la caméra, agitateur politique.

    Avec la précision d'un biographe et la distance d'un romancier, Peter Ackroyd rend justice à Chaplin sous tous ses aspects - les lumières comme les ombres. Il braque ses projecteurs sur une vie et une oeuvre, depuis les humiliants débuts dans les music-halls londoniens jusqu'à la célébrité planétaire acquise alors qu'il n'a que vingt-cinq ans. Et, sur fond d'une centaine de films qui n'ont cessé depuis de drainer des hordes de spectateurs à travers le monde, nous entraîne, par les sombres scandales des années 1940 et la chasse aux sorcières du maccarthysme, au final et pathétique exil suisse.

    La biographie passionnante d'un personnage de génie, énigmatique entre tous.

  • On a toujours beaucoup parlé de Roman Polanski. Ces derniers temps bien sûr, lorsque l'affaire de moeurs qui l'avait conduit à quitter les États-Unis en 1977 l'a rattrapé en septembre 2009... Mais déjà à Lodz, dans les couloirs de l'école de cinéma, quand l'étudiant qu'on surnommait Romek fascinait ses camarades avec sa ferme intention de conquérir le monde... et aussi dans les années soixante quand il séduisait l'Occident avec son sens de l'absurde et sa mise en scène virtuose... ou encore en 1969 quand son épouse Sharon Tate fut assassinée par les disciples de Charles Manson.
    Oui, on a toujours beaucoup parlé de Roman Polanski et de sa vie si outrageusement, si désespérément romanesque... Et on en reparlera, bien sûr, dans ce livre qui évoquera - du ghetto de Cracovie au chalet de Gstaad en passant par le Swinging London et l'Amérique du Flower Power - 77 ans d'une existence qui épouse les soubresauts du siècle.
    Mais ce dont on parle peu - ou jamais assez -, s'agissant de Roman Polanski, c'est de l'oeuvre. Au-delà de l'homme, de ses tragédies et de ses failles, il y a un cinéaste de tout premier plan.
    Polanski a adapté Shakespeare (Macbeth, 1971), Hardy (Tess, 1979) et Dickens (Oliver Twist, 2005), révélé au monde le destin de Wladyslaw Szpilman (Le Pianiste, 2002), signé un chef-d'oeuvre du film noir (Chinatown, 1974) et inventé la parodie sérieuse (Le Bal des vampires, 1967), terrifié des générations de spectateur (Répulsion, 1965 ; Rosemary's baby, 1968) et trouvé un équivalent cinématographique à l'esthétique de Beckett (Cul-de-sac, 1966) comme à celle de Kafka (Le Locataire, 1976)... Bref, il a donné au cinéma une série de films d'apparence très différente mais profondément reliés par une même vision du monde. Une vision du monde que ce livre se propose de mettre enfin au jour.
    Florence Colombani a réalisé une série d'émissions totalisant 17 heures - Roman Polanski, la grande traversée - qui seront diffusées sur France Culture du 16 au 20 août 2010.



    Florence Colombani est l'auteur de quatre livres : Elia Kazan, Proust-Visconti (Philippe Rey, 2004 et 2006), Woody Allen (Cahiers du Cinéma, 2007) et " Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps... " Léopoldine Hugo et son père (Grasset, 2010). Critique cinématographique au Point, elle est aussi la réalisatrice d'un premier film très remarqué, L'Étrangère.

  • L'âme russe

    Fernandez/Martel

    Ce que l'on éprouve en Russie au milieu des interminables forêts, steppes, tourbières, champs de neige, étendues d'eau glacées, incite à se demander quel mystère se cache derrière ces espaces démesurés.
    Cette " âme russe ", Olivier Martel en a saisi, dans ses belles photographies, les manifestations visibles. Certaines nous la montrent à l'oeuvre à l'intérieur des églises, dans la splendeur des costumes et la somptuosité de la liturgie. Mais elle se manifeste aussi chez les paysans qui causent au-dessus d'une palissade, les enfants qui pêchent au bout d'une jetée de planches, le balayeur qui joue avec son chien, et même chez le cheval attelé au traîneau, le tramway brinqueballant dans la brume, le tracteur au travail dans la neige.
    /> C'est bien par son " âme " que la Russie continue à se distinguer de toutes les autres nations et à séduire, à intriguer, à fasciner.

  • L'échapée indienne

    Foch/Costa

    Fulgurant destin que celui de Hugues Costa, qui s'éloigne de l'École normale supérieure pour voyager et photographier l'Inde. Au bout de huit mois, après des milliers de kilomètres parcourus et six mille clichés pris, il meurt d'une hépatite virale à Delhi, en mars 1981. Il a vingt-deux ans. Il ne verra jamais ses photographies.
    Élisabeth Foch, s'appuyant sur le journal de voyage de Hugues Costa, a revisité les dernières étapes de cette vie. Arpentant par l'écriture ces lieux qu'elle connaît et qu'a parcourus le photographe - des hauteurs du Ladakh aux bords du Gange -, elle s'attache avec poésie et humour à décrire les surprises et les complexités de la civilisation indienne.
    Entre carnet de voyage, rêverie littéraire et flânerie visuelle, son texte offre une approche personnelle d'un monde qui fascine et bouscule. Il éclaire ainsi les photographies d'un jeune homme à qui la mort ne permit pas de développer un talent étonnant de sensibilité et de promesses.

  • Comment comprendre la nature de l'érotisme des anciens Chinois - si différent de celui des sociétés occidentales - sans se pencher sur l'art exceptionnel qu'il a inspiré ?
    Celui-ci s'est surtout développé, à partir du VIIe siècle, à l'époque de l'émergence des riches villes commerçantes où vivait une des sociétés les plus raffinées du monde. S'y épanouissait une véritable " culture courtisane " animée par des artistes, des auteurs dramatiques, des poètes.

    Cet ouvrage, grâce à un texte de Jacques Pimpaneau, replace l'érotisme chinois dans son contexte culturel et souligne l'influence des religions et des événements historiques sur la vie amoureuse. Ferdinand Bertholet, après avoir raconté les grandes étapes qui l'ont mené à créer en deux décennies la plus importante collection d'art érotique chinois au monde, s'attache à commenter les ouvres reproduites. Il guide subtilement notre regard en expliquant l'importance des détails et leur sens, révélant les symboles cachés des tableaux.
    Le lecteur, ainsi initié, entrera dans l'intimité de ces " jardins du plaisir " grâce à plus de cent reproductions des plus beaux chefs-d'oeuvre de cet âge d'or - presque tous inédits à ce jour - et se verra offrir les accès à l'harmonie voluptueuse d'un monde perdu.

  • Je viens de si loin

    Frederic Chau

    Le 17 avril 1975, les parents et grands-parents de Frédéric Chau, des teochew, une ethnie chinoise du Cambodge, sont chassés de Phnom Penh par les Khmers Rouges. Ils prennent la fuite, échappant ainsi à l'un des plus grands massacres du XXe siècle qui emporte une partie de leurs proches. Frédéric naît le 6 juin 1977 à Saigon, alors que sa famille est en transit entre deux mondes.

    Emigrés en France, ses parents démarrent une nouvelle vie, dans une banlieue du 93. Une vie difficile, ingrate. Ils cumulent plusieurs emplois pour nourrir la famille, mais surtout pour donner à leurs enfants les moyens de réussir. Ces parents qui ne parlent pas le français les exhortent à longueur de journée à s'intégrer. Mais cela n'est pas si facile pour celui qui enrage d'être traité de « niakoué », de « chinetoque » dans la cour de l'école. Alors il fait tout pour se fondre dans la masse et ressembler à ses copains. Sur les terrains de basket, il apprend à jurer en arabe, il découvre le pouvoir de la tchatche, cette exubérance qu'ont toujours bannie ses parents. À trop vouloir ressembler aux autres, Frédéric perd de vue ses origines, mais finira par en ressentir le manque.

    Dans ce livre, Frédéric Chau renoue avec le fil du passé. Il raconte l'exode de ses parents, leur arrivée en France, puis son enfance et sa jeunesse : une succession de galères, de joies et de désillusions dans une banlieue bigarrée. Comment grandir ici alors qu'on vient d'ailleurs ? Comment « s'intégrer » en France lorsque l'on a échappé par miracle à un massacre en Asie où la famille a laissé son âme ? Entre tragédie et comédie, l'histoire attachante d'un homme en perpétuelle quête de lui-même.





    Frédéric Chau a commencé sa carrière de comédien comme humoriste dans la troupe du Jamel Comedy Club. En 2014, il est à l'affiche de Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ?, le plus grand succès de l'année, avec 12 millions d'entrées.

  • Qu'on la vénère ou qu'on la critique, l'Académie française demeure une institution bien vivante. Depuis sa création en 1637 par Richelieu pour fixer les règles de la langue française, sa riche histoire est ponctuée par les élections de ses membres toujours abondamment commentées. Car si la « Vieille Dame » sut accueillir Corneille, Voltaire ou Hugo, elle rejeta tout de même Balzac et Zola.

    C'est cette histoire que raconte Dominique Fernandez, académicien lui-même, dans un texte passionnant qui n'omet rien, réussites comme échecs, et invite à connaître de l'intérieur l'activité des « Immortels », notamment la rédaction de leur fameux Dictionnaire.

    L'Académie française est aussi l'un des plus beaux lieux de Paris, situé quai Conti, dans l'ancien collège des Quatre-Nations construit par Mazarin. Les photographies de Ferrante Ferranti en font découvrir les multiples facettes - salle des séances, bibliothèque, salons, tableaux, marbres, collections - et décryptent les détails de sa somptueuse architecture, permettant ainsi au lecteur, à son tour, d'être « reçu sous la Coupole ».

  • Au cours des vingt dernières années, les séries télévisées ont acquis leurs lettres de noblesse. Conçues à l'origine pour attirer des annonceurs et fidéliser les téléspectateurs, elles se sont peu à peu émancipées. Des productions comme Six Feet Under, Les Soprano, Sur écoute ou Mad Men font même jeu égal avec les meilleures productions cinématographiques.
    Après un remarquable Dictionnaire des séries télévisées en 2011, le premier du genre, Nils C. Ahl et Benjamin Fau se sont attelés à une tache fort délicate : sélectionner - et classer ! - leurs 101 meilleures séries, celles qu'il FAUT avoir vu, les incontournables. Ils ont passé au crible les 3 300 diffusées en France, tous genres confondus, depuis l'origine de la télévision jusqu'au dernières nées des networks américains - des Brigades du tigre aux Experts, des Simpsons à Star Trek -, ont parfois bataillé ferme, et ont fini par tomber d'accord.
    À la fois spectateurs ravis et critiques consciencieux, mêlant leurs regards subjectif et rigoureux, les deux auteurs proposent 101 articles critiques et passionnés. Avec, pour chaque série : un " pitch " de départ, les grandes lignes des différentes saisons, les portraits des personnages principaux, les détails techniques, les enjeux narratifs et artistiques examinés avec attention, et bien sûr les raisons de la voir absolument !
    Un cahiers-photos et un glossaire de l'indispensable du jargon sériephile viennent compléter cet ouvrage ludique et riche d'informations. Une mine d'idées pour tout amateur de séries curieux de nouvelles découvertes !

empty