Littérature du Moyen-orient

  • Des archéologues israéliens et des passeurs clandestins palestiniens percent le sol de la Terre sainte chacun de leur côté du Mur. Les deux équipes se rencontreront à la croisée des tunnels dans un récit politicoburlesque orchestré par Rutu Modan.

  • Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l'avenir et se rêve en prophète sauvant le monde. Traversant avec elle révolution, guerre, deuil, exil, mais aussi apprentissage de la vie, puberté, premières amours, nous la suivrons jusqu'à son départ définitif pour la France en 1994. Paru à l'origine entre 2000 et 2004 en 4 volumes, Persepolis est la première bande dessinée iranienne, l'autobiographie dessinée d'une orientale en exil.
    Depuis sa sortie, Persepolis a fait le tour du monde, est devenu un classique étudié dans les écoles et a fait l'objet d'une adaptation au cinéma de nombreuses fois récompensée. Pour fêter les 10 ans de la version monovolume qui regroupe les quatre tomes, L'Association se paye le luxe d'une nouvelle édition reliée et cartonnée dotée d'une toute nouvelle couverture et de pages de garde dessinées pour l'occasion par Marjane Satrapi.

  • Après une chute magistrale depuis les airs, Georges et Bébert atterrissent dans une forêt tropicale où grouillent des bêtes pas franchement accueillantes. Comment faire pour ne pas finir en bouillabaisse ? Le deuxième volume des aventures de Georges et Bébert, encore plus loufoque et décalé que le premier.

  • Prison n°5

    Zehra Dogan

    Ce livre est le fruit d'une détermination, transformant un emprisonnement en une résistance. Zehra Dogan, artiste kurde condamnée pour un dessin et une information qu'elle a relayés, fut jetée dans la prison n°5 de Diyarbakir, en Turquie. Elle nous immerge dans son quotidien carcéral. Découvrir le passé de ce haut lieu de persécutions et de résistances, c'est connaître la lutte du peuple kurde.

  • Après le succès des «Voisins» et du «Château de sable», un nouvel album d'Einat Tsarfati, le premier d'une série maritime qui met en scène Georges et Bébert. Ici, ils voguent à bord de ce qu'il reste de leur bateau coulé. Dans ce grand large, ils ne cessent de croiser des créatures en tous genres, certaines avenantes (comme des sirènes), d'autres moins (comme des pirates). Ils vont même se retrouver engloutis dans le ventre d'une baleine avant de retrouver la liberté. Mais ça pourrait être pire ne cesse de répéter Georges! Un album toujours réjouissant par l'inventivité et la multiplicité de détails dont il fourmille, appelant véritablement les petits lecteurs à se plonger activement dans la découverte de cet univers.

  • Après «Au lit, toute une histoire!» et «Les Voisins», un nouvel album d'Einat Tsarfati consacré à une passion enfantine universelle: les châteaux de sable. Celui de son héroïne devient plus grand et plus luxueux que nature, comblant ses plus grands rêves, avant que la marée ne monte et que la mer se rappelle à elle.

  • Trois heures

    Mana Neyestani

    Mana Neyestani est réfugié en France depuis 2011 après avoir dû s'enfuir d'Iran à cause d'un dessin, des événements qu'il a décrits dans son premier livre, Une Métamorphose Iranienne (çà et là/arte éditions, 2012). Dans Trois Heures, il raconte comment sa condition de réfugié lui pèse, condamné à ne pas pouvoir revenir dans son pays où il risque la prison à vie, tout en ne sentant pas encore chez lui en France.
    Cette condition lui a été cruellement rappelée en 2017, au moment où il s'apprêtait à s'envoler pour le Canada pour rendre visite à son frère. Bloqué à l'aéroport par la compagnie aérienne qui ne savait pas comment traiter son titre de voyage de réfugié, Mana Neyestani s'est heurté à un mur d'incompréhension. Trois Heures détaille cette longue attente durant laquelle il ne peut que constater son impuissance et le peu d'attention accordée aux personnes dans sa position.
    C'est aussi l'occasion pour cet homme timide qui n'ose jamais élever la voix ou défendre ses intérêts de se livrer à un exercice d'introspection. Un récit poignant, parfois drôle et tout le temps honnête, sur un homme forcé à l'exil mais dont le pays d'accueil le traite encore trop souvent comme un intrus.

  • Avec la famille, vous n'êtes pas obligé de dire l'entière vérité et ce n'est pas considéré comme un mensonge." Après la Mort de son fils, Régina Segal emmène sa petite fille, Mica, à Varsovie où elles espèrent récupérer une propriété familiale spoliée pendant la seconde guerre mondiale. Une histoire de famille, de secrets, et d'amour. 

  • Le cauchemar de Mana Neyestani commence en 2006, le jour où il dessine une conversation entre un enfant et un cafard dans le supplément pour enfants d'un hebdomadaire iranien. Le problème est que le cafard dessiné par Mana utilise un mot azéri. Les azéris, un peuple d'origine turc vivant au nord de l'Iran, sont depuis longtemps opprimés par le régime central. Pour certains, le dessin de Mana est la goutte d'eau qui fait déborder le vase et un excellent prétexte pour déclencher une émeute. Le régime de Téhéran a besoin d'un bouc émissaire, ce sera Mana. Lui et l'éditeur du magazine sont emmenés dans la Prison 209, une section non-officielle de la prison d'Evin, sous l'administration de la VEVAK, le Ministère des Renseignements et de la Sécurité Nationale.
    Alors que le deux hommes subissent des semaines d'isolement et d'interrogatoires, les azéris organisent de nombreuses manifestations anti-gouvernementales. Les autorités font tirer sur les manifestants, faisant de nombreuses victimes.
    Au bout de deux mois de détention, Mana obtient un droit de sortie temporaire. Il décide alors de s'enfuir avec sa femme. Après un long périple qui les fera passer par les Émirats Arabes Unis, La Turquie et la Chine, ils parviendront à atteindre la Malaisie pour s'y installer avant de rejoindre Paris en 2010. Bouleversant, Une Métamorphose iranienne est une plongée en apnée dans le système totalitaire kafkaïen mis en place par le régime iranien.

  • Israël sur fond d'attentats kamikazes. Drôle d'endroit pour une rencontre. Drôle de rencontre entre Koby, le modeste chauffeur de taxi et Numi, jeune fille de la bonne société de Tel Aviv. Drôle de fille que cette Numi que tous à la caserne, où elle fait son service militaire, surnomment la girafe et qui surgit dans la vie de Koby pour lui apprendre que son père a sans doute été la victime non identifiée d'un attentat. À travers la quête incertaine mais opiniâtre dans laquelle se lancent, chacun à sa façon, les deux jeunes gens, c'est toute la nouvelle société israélienne, iconoclaste, abandonnée désormais par ses pères fondateurs qui est passée en revue. Une quête effrénée contre la disparition inadmissible, infâme, contre la fatalité. En creux, la double figure d'un père déchu et d'un amant pardonné de tout - à la fois tutélaire et évanescente, adorée et haïe, irresponsable et bienveillante parle de l'identité d'Israël aujourd'hui. Ce récit de Rutu Modan, comme le portrait intime d'un pays fragile, tiraillé entre deux réalités qui s'affrontent, que tout oppose et qui pourtant, au-delà de ses clivages internes fait toujours le choix en dernier lieu, de l'espoir. Où pour chacun, malgré tout, la vie n'est que ce saut dans le vide ou dans les bras qu'on choisit pour amortir sa chute. Prix France Info 2008. Prix essentiel Festival d'Angoulême 2008.

  • Les voisins

    Einat Tsarfati

    Un nouvel album par l'illustratrice de «Au lit! Toute une histoire». Dans cet ouvrage, on retrouve le trait et le dessin acidulé de l'artiste qui dévoile les vies inventées des familles de voisins de l'immeuble habité par une petite fille à l'imagination débordante. Chaque page ouvre ainsi la porte d'un appartement différent, dévoilant les vies cachées des divers étages de l'immeuble. Titillant la curiosité de chacun, cette histoire cultive l'imaginaire tout en rappelant joyeusement la nécessité d'une bienveillance et d'une tolérance face aux moeurs des uns et des autres.

  • Ferme 54

    Gilad Seliktar

    Ferme 54 rassemble trois histoires partiellement autobiographiques, abordant des périodes marquantes de la vie d'une jeune femme élevée dans une zone rurale d'Israël, au cours des années 70 et 80. L'enfance, à travers un drame familial, puis l'adolescence au moment de la première guerre du Liban et finalement l'entrée dans l'âge adulte avec le service militaire dans les territoires occupés. Ces histoires décrivent magistralement la dimension souterraine dérangeante de l'adolescence, les traumatismes et les profonds bouleversements qui se dissimulent sous la superficielle tranquillité d'une jeunesse à la campagne. Bien que cette enfance israélienne se déroule dans l'ombre de la guerre et de l'occupation, elle reflète des sentiments, des passions et des expériences universelles.
    Ferme 54 est le premier ouvrage de Galit et Gilad Seliktar (qui sont frère et soeur) à être publié en France.

  • Pizzeria kamikaze

    ,

    Ils sont jeunes pour la plupart, ils ont tous mis fin à leurs jours. Et les voici rassemblés en un lieu néo-dantesque qui ressemble presque trait pour trait au monde auquel ils avaient décidé de tirer leur révérence. C'est ainsi que, dans cet au-delà étrangement familier, s'est même reconstituée une famille entière, chacun de ses membres ayant successivement eu recours à la solution radicale...

  • Placebo man

    Tomer Hanuka

    Issu du fanzine 'Bipolar' publié avec son frère Asaf Hanuka et Etgar Keret, voici un recueil de neuf histoires (courtes et sombres) qui ont pour toile de fond les rapports acides des êtres humains : leur identité, leur mémoire, leur destinée. Un mélange de science-fiction, d'atmosphère glauque, d'onirisme et de violence qui au total rend compte du dur métier de vivre.

  • «Ferme ta bouche quand tu manges !», «Ne parle pas la bouche pleine !» Nina en a assez des remarques de ses parents à table.
    À quoi servent toutes ces bonnes manières ? C'est là qu'au beau milieu du repas, elle reçoit une surprenante invitation à déjeuner chez la reine d'Angleterre. Nina prend aussitôt l'avion, direction Londres puis Buckingham Palace où elle est accueillie par la reine en personne. Au banquet, ses manières sont durement mises à l'épreuve : si elle obtient des pâtes au ketchup, avec quels couverts peut-elle les manger ? Tant pis, elle y va avec les doigts, car c'est meilleur. Contre toute attente, la reine ordonne à ses invités d'en faire autant !
    Une bande dessinée pleine d'humour qui secoue allègrement la bienséance.

empty