• « Maintenant le chemin absorbe chaque pierre de mer & chaque fragment du pays, chaque abandon de nuages stockés au bord du ciel en paix, silencieux mais ferme & la forêt, les barrières, les murets & les dépôts de la mer, les vagues anciennes, claires, tout se repose, à l'ouest, le jour prochain est encore un luxe, maintenant que le plus petit feuillage agite la forêt retentit un son très calme, un repos à mon sens, un repos. » Claude Chambard

  • C'est donc ça la vie de famille, une histoire domestique, domestiquée, parfois inspirée, parfois aspirée, parfois expirée.
    C'est donc ça la vie de famille, renifler de colère, témoigner de la répugnance, rechigner, faire les choses en traînant les pieds. C'est donc ça la vie de famille, une traduction de l'éphémère, une traduction de sa langue dans sa langue, une affaire de langage commun à la tribu. C'est donc ça la vie de famille, s'isoler, se cloîtrer dans la tour fermée à double tour, puis chanter, seul, des idioties sublimes.
    C'est donc ça la vie de famille, une phase, un angle formé par l'origine & le résultat de cette origine reliant un point fixe à un point mobile. Une histoire, genre roman.

  • Un nécessaire malentendu, troisième volume. Trois façons d'entrevoir ce que la langue, la poésie, la prose, peuvent transformer d'une
    histoire la plus banale qui soit. Chaque volume a son propre débit, son propre lexique, son propre système narratif. « J'ai toujours souhaité
    et tenté dans mon travail de rendre hommage à ceux qui me font aimer les livres, la littérature, la lecture. Pas de journée sans lecture.
    Et parfois le sentiment que celui que vous lisez vous a reconnu et vous fait un signe, vous envoie quelque chose que vous pourrez glisser
    dans votre travail. Oui, nous sommes le contemporain d'un texte sans fin ». Après les méli-mélo familiaux (La vie de famille), les débuts
    de l'histoire d'amour (« ce qui arrive »), voici donc le troisième volume, Le chemin vers la cabane, la séparation (provisoire), la solitude,
    le monde élémentaire re-connu et la lettre perdue. Neuf autres volumes doivent suivre.

  • Allée des artistes

    Claude Chambard

    Il marche dans une ville qu'il connut mais ne reconnaît pas. Dans un état presque halluciné, traînant la jambe, il cherche des noms. Les disparus. Ceux qui ont existé, et ceux qu'il a imaginés. Le long de l'allée des artistes, celle qui traverse le cimetière, tous seraient réunis. Les beaux visages, les beaux coeurs. Et surtout, l'ami photographe. Serait-il revenu pour lui ?

  • Une maison, un salon, un bureau, un grenier, un escalier.
    Et des livres, des livres partout du sol au plafond. un homme en bas, une femme en haut, que sépare chaque jour davantage l'escalier, cet escalier oú montent et descendent leurs voluptueuses attentes, gonflées des mots que l'un habille ou travestit, emplies des mots que l'autre dénude et caresse de sa bouche rouge. une maison oú se croisent leurs désirs sans ne rencontrer jamais que leurs amants de papier, oú les cris du plaisir de l'un sont la souffrance de l'autre, oú le jouisseur est toujours le soliste d'une ultime et meurtrière musique.

  • Lire & écrire c'est pareil. Je vous l'assure. Simplement si vous n'écrivez pas vous n'en avez pas conscience. Un écrivain c'est d'abord un lecteur. Un lecteur qui passe des deux côtés du livre, qui fait un perpétuel va & vient entre la lecture & l'écriture.
    Une vie, un livre... c'est pareil. La vie est quelque chose qui doit constamment être réparée pour rester en vie. Un livre c'est pareil. Pendant qu'on l'écrit, pendant qu'on le lit. Il faut se pencher pour continuer à vivre, à écrire, à lire.

    - Un hymne brillant à l'amour de la lecture et des personnages emblématiques de la littérature.
    - Des histoires de lecteurs comme autant de tranches de vies sensibles et singulières.
    - Le témoignage d'une vie au coeur des livres, portée par une écriture forte et dynamique.

  • Comment la parole... À l'origine de cette expérience singulière, le Collectif jesuisnoirdemonde et Sophie Robin, metteure en scène et comédienne. Ainsi qu'un constat et des interrogations qu'elle formule ainsi : " Il paraît que nous ne lisons plus, différentes enquêtes nous le disent. Or, près de chez moi, de nouvelles médiathèques voient le jour.
    Alors pour qui ? Et à quoi ça sert ? " D'où ce désir : interroger et donner à entendre cette relation sensible que les usagers et les professionnels des médiathèques entretiennent avec le livre et la lecture. " J'ai eu envie, explique Sophie Robin, d'aller à la rencontre de ces gens, leur demander ce qu'ils font là. J'ai eu envie de donner la parole à ces silencieux croisés, qu'ils me racontent leurs histoires de lecteurs... " Et de poursuivre le fil de sa réflexion en imaginant comment donner corps et voix aux paroles qui seraient collectées.
    " Proposer à trois auteurs, différents dans leur pratique, de se saisir de ces témoignages, qu'ils deviennent leur matériau. Faire que la parole, les histoires des uns soient source d'inspiration des autres. Puis les donner à interpréter à une comédienne (moi en l'occurence) et un musicien pour que ces textes redeviennent parole. " Le projet était né, il pouvait prendre forme.


    Une équipe est constituée autour de la comédienne : trois auteurs - Claude Chambard, Sophie Poirier, Geneviève Rando -, ainsi qu'un représentant des cinq médiathèques sollicitées (...). Ils élaborent collectivement un questionnaire qui leur permet de partir à la rencontre des usagers et des personnels de ces lieux pour les interviewer sur leur rapport au livre et leurs pratiques de lecture.

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