• À l'heure où explosent les formes de voyage rapide et facile, pourquoi la marche reste-t-elle un mode privilégié de relation au monde ? Pourquoi permet-elle une plus grande acuité du regard porté sur la nature et une plus grande disponibilité aux autres ? Quels sont les états mentaux auxquels accède le marcheur au long cours ? Grâce à la diversité des terrains et des climats qu'il affronte, au rapport spécifique qu'il tisse avec les lieux qu'il aborde, le voyageur à pied témoigne de découvertes et de sensations particulières, intimement liées à l'ascèse et à la simplicité de sa vie nomade : la rencontre humaine, que la marche rend plus sincère, le face-à-face avec la faune sauvage, qu'elle permet d'approcher de plus près, un retour méditatif sur soi enfin, sont les récompenses de celui qui fait l'effort de cheminer librement et de prendre son temps.

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  • Le 1eraoût1990, émeric Fisset quitte Barrow à pied, avec quarante kilos de bagages sur le dos, pour s'enfoncer dans les marécages de la toundra arctique. Une idée en tête: traverser l'Alaska du nord au sud, par ses propres moyens. Pour franchir trois mille cinq cents kilomètres à pied, à la rame et à skis, hors de toute route, de toute piste humaine, émeric part seul, sans sponsor ni radio. Le 9 juin 1991, il parvient à Cold Bay après dix mois d'efforts, riches en péripéties et en rencontres. Un ours le charge, des loups l'entourent, l'embâcle menace, le cratère d'un volcan le piège... Dix mois marqués par la faim, le froid, la maladie, la solitude, mais également la découverte des paysages, des animaux et des hommes pétris par le rude climat boréal. Les difficultés matérielles et morales du raid en solitaire ont confronté émeric Fisset à cet Alaska qui mêle Eskimos, Indiens et Aléoutes aux colons blancs, chasse et pêche à l'exploitation du pétrole, chaleur humaine et repli sur soi, modernité américaine et archaïsmes. Dans les pas de l'Ours entraîne le lecteur dans une véritable traversée solitaire de l'Alaska sauvage.

  • L'accueil reçu en terre étrangère forme le plus éclatant des souvenirs. La main tendue dans la tempête, la soupe offerte un soir d'hiver, la porte ouverte à la nuit laissent croire en la bonté de l'être humain.
    L'hospitalité serait-elle le seul fruit de la générosité ? À l'heure de l'ouverture des frontières, le « sens de l'hospitalité » ne révèle-t-il pas une vision du monde qui développe les réseaux et les connaissances ? Et pourquoi héberger l'étranger de passage quand on ignore les miséreux en bas de chez soi ? On se souvient que les termes « hostilité » et « hospitalité » ont une racine commune et que le substantif « hôte » désigne à la fois celui qui reçoit et celui qui est reçu. De fait, des principes anthropologiques régissent l'accueil de l'étranger, quel qu'il soit, par un groupe humain, où qu'il soit. Quelles sont les prémisses du don et du dialogue, les modalités de l'échange, depuis l'offrande faite au passant jusqu'à la surenchère du potlatch ?

  • Récit du premier volet d'un projet transboréal qui devrait mener l'auteur jusqu'à l'an 2000, avec son départ à pied de Seattle en direction du Grand Nord. De la grande aventure, et le bonheur d'aller à la rencontre du monde et des autres en prenant le temps de la découverte.

  • À l'heure de l'explosion des formes de voyage rapide, pourquoi la marche reste-t-elle un mode privilégié de relation au monde ? Pourquoi cette pratique permet-elle une plus grande acuité du regard porté sur la nature et une plus grande disponibilité aux autres ? Quels sont les temps forts d'un voyage à pied, qu'ils soient d'exaltation, de contemplation ou de doute ? Et quels sont les états mentaux auxquels accède le marcheur ? C'est à ces questions que l'auteur répond en faisant appel à ses nombreuses expériences de voyage à pied à travers toute l'Europe, le Grand Nord américain, certains pays asiatiques ou africains, en témoignant aussi de sa rencontre avec la grande faune - éléphants, ours et loups - et nombre de peuples autochtones.

  • Cinq mois durant, seul à bord d'un rudimentaire canoë en toile, Philippe Sauve traverse la Sibérie sur la Lena. Depuis la chaîne du Baïkal jusqu'aux rivages de l'océan Glacial arctique, il parcourt ainsi 3 800 kilomètres à la force des bras. Il fait le gros dos sous l'orage estival, endure la morsure des insectes au bivouac, fraternise avec les habitants évenks ou iakoutes puis reprend goût à la solitude après la rencontre avec des brigands. Au coeur de la majestueuse taïga russe ou de la toundra, la nature s'o re au voyageur, le défi e ou bien l'épuise. Mais gardant le Nord pour horizon, Philippe Sauve pagaye sans faiblir jusqu'aux rivages déserts et ventés de la mer des Laptev, qu'il atteint au seuil de l'hiver, étanchant pour un temps sa soif de liberté.

  • Amoureux du Grand Nord, Emeric Fisset s'est lancé un audacieux défi : relier Seattle au détroit de Béring, en traversant le Canada et l'Alaska.
    Commence alors un périple d'un an et demi, qui voit se succéder 4000 km en kayak de mer au long des côtes sauvages du Pacifique Nord, hantées par les otaries et les baleines à bosse, puis 3 000 km à pied et en traîneau à chiens à travers la taïga et la toundra boréales, royaume des ours et des caribous. Dans ce finistère quasi désert du Nouveau Monde, les rencontres avec les habitants, qu'il s'agisse d'autochtones indiens et eskimos ou de pionniers blancs, prennent une intensité particulière.
    Plein ouest, l'aventurier nous entraîne dans sa folle équipée, jusqu'à la banquise traîtresse du détroit mythique qui sépare l'Asie de l'Amérique.

  • Né en 1962, Émeric Fisset a l'esprit d'aventure. Parti dès l'âge de 17 ans pour des missions humanitaires, puis affecté comme parachutiste au Gabon, il a entrepris depuis lors quatre grands raids individuels de longue durée, à la rencontre des hommes et de milieux naturels souvent difficiles, pour en témoigner ensuite par la photographie, l'écriture et la parole. De 1984 à 1986, il sillonne l'Europe à pied de la France à la Finlande, de la Pologne à l'Italie ; en 1987, c'est à vélo qu'en deux ans il parcourt Alpes et Balkans, Proche-Orient, Égypte, Yémen, Pakistan... En 1990-1991, il traverse en solitaire l'Alaska, de Barrow à Cold Bay ; en 1994-1995, il relie Seattle et le détroit de Béring. Dans le cadre de Transboréal, la maison d'édition qu'il dirige, il poursuit son approfondissement des cultures et des écosystèmes du Grand Nord et a aussi voyagé dans le haut Arctique canadien et au Kamtchatka.

    Amoureux du Grand Nord, Émeric Fisset quitte Seattle en janvier 1994 avec un nouveau défi en tête : rejoindre le détroit de Béring, via la Colombie-Britannique et l'Alaska. Commence alors un périple d'un an et demi qui, outre l'apprentissage du kayak de mer et de la conduite des chiens de traîneau, nécessite de surmonter les épreuves de la nature boréale. L'auteur tremble de peur dans les rouleaux du Pacifique Nord, franchit à la nage les puissantes rivières de la taïga, affronte le blizzard de la toundra arctique. Et les baleines, les ours et les loups sont au rendez-vous. Par-delà l'effort, le voyageur découvre autrui sous son jour le plus beau, le plus noble, le plus vrai. Dans ce finistère du Nouveau Monde, quasi désert, les habitants isolés, autochtones indiens ou eskimos, pionniers et fonctionnaires blancs, l'aident à prolonger son rêve. Jusqu'à la traîtresse banquise du détroit qui sépare l'Amérique de l'Asie, il fait ainsi moisson d'émotions et de rencontres, qu'il partage aussi à travers plus de 100 photographies et dessins.


  • péninsule volcanique de l'extrême-orient russe, sanctuaire des ours bruns, dernier territoire exploré de la sibérie, le kamtchatka est aujourd'hui encore un paradis sauvage pour le marcheur, quand végétation inextricable ne le mène pas en enfer.
    renouant avec l'esprit des pionniers cosaques, julie boch et emeric fisset ont traversé à pied la chaîne occidentale, couverte de taïga et sillonnées de rivières impétueuses, oú vivent les derniers nomades autochtones, enfin sa partie méridionale, jusqu'au ca oublié qui fait face aux îles kouriles. au souffle du récit d'aventure dans une nature quasi vierge hantée par les bêtes sauvages se mêle l'émotion de rencontres avec les pêcheurs de la mer de béring, les géologues en mission et les éleveurs de rennes, ainsi que l'écho des découvreurs, de béring à kracheninnikov, sans oublier l comte de lapérouse.


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