• Qui aurait cru qu'un virus apparu dans un marché chinois de Wuhan allait mener à une pandémie mondiale qui a coûté la vie à des centaines de milliers d'individus en l'espace de quelques mois et forcé presque tous les pays à imposer des quarantaines, à confiner des villes entières et à fermer leurs frontières ? Et pourtant, ce sont les images qui nous resteront en tête lorsque nous repenserons à l'année 2020. En raison des dimensions et des effets de cette crise, il est clair que nos sociétés en ont des leçons à tirer et il est tout aussi évident qu'elle entraînera de profondes transformations dans l'ordre international. Quelles sont ces leçons et à quelles sortes de changements devons-nous nous attendre ? Ce livre cherche précisément à répondre à ces questions.

    Ces essais portent un regard critique sur l'évolution des démocraties libérales, montrent le potentiel que cette crise sanitaire globale nous offre pour reprendre le contrôle de la mondialisation telle que nous la connaissons depuis 50 ans, en plus d'expliquer en quoi cette pandémie pourrait accélérer la fin de l'ordre libéral international.

    En tant que premier livre portant sur cette pandémie, ces essais critiques et sans complaisance seront d'un intérêt pour tout lecteur intéressé à comprendre les enjeux politiques de cette crise et à s'interroger sur la manière dont les sociétés ont cherché à combattre ce virus mortel.

  • Dans un cimetière de voitures, deux bandes de jeunes s'affrontent. Tous écorchés, ils veulent changer de vie, quel qu'en soit le prix. Dans une atmosphère glauque et nocturne, au rythme d'une musique gothique, les personnages s'expriment tantôt comme des voyous, tantôt comme des poètes, des philosophes. Leur imaginaire s'envole vers d'autres horizons, la littérature, les rêves d'Afrique, les grands voyages et l'amour qui peut exister.
    "BILLIE. Oh, loin ! On se limite à cinq continents, comme si en dehors des cinq il y avait rien. Peut-être qu'en dehors il y a rien. Mais en dedans ? Les frontière sont pas toujours là où on les décide. Quand deux continents se touchent, quand deux êtres humains se touchent, Faustin ? C'est noir, ça. Vierge de tout. Tout se peut sur un continent vierge.

  • Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des « super soldats ». Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales: ces technologies sont-elles moralement problématiques? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la « guerre juste »? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions.
    Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. À la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.

  • Dorothée, réalisatrice mandatée par la société de développement Plumules Nord, filme Rose Brouillard, une vieille femme à la mémoire défaillante, afin quelle témoigne de son enfance passée sur une île du fleuve. Du haut de la grande falaise, sur lÎle du Veilleur, on aperçoit Sainte-Marée de lIncantation, des villageois aux manches retroussées, des pêcheurs sur les quais, des personnages jardinant sous la feuillée, des touristes, dautres îles aussi, jusquà Montréal, jusquà Cuba par temps clair.
    Archipel de séquences, de répliques et dhistoires, Rose Brouillard, le film accompagne la mémoire jusquà son lieu dorigine pour démêler les souvenirs, quitte à en inventer des bouts pour raccorder tous les autres. Car, au fond, qui sinquiète de la vérité ? Ce qui importe ici, ce sont les histoires quon se raconte.

  • Le coup est parti. Alexandre a vu mourir son père, abattu par erreur. Alors il a couru, fonçant à travers les branches, affolé, vers la première maison, chez celui qu'on appelle Tison. La chasse à l'aube, les sandwichs de pain blanc, les bûches qu'il faut corder droit, en un instant tout s'est évanoui dans la paix de la forêt.

    Alexandre quitte Paris-du-Bois, marche dans la solitude, il a perdu les gens qu'il aime. Des voix - des choeurs, des airs volatiles - se joignent à la sienne durant ses lectures. Engoncé dans le silence de ce père sans passé, il se tourne vers l'unique refuge possible : les livres. Le père, lui, il n'aimait pas les livres.

    Jean-François Caron signe un roman sensible qui affirme, en dépit de toute douleur, que rien - aucun amour, aucun monde - n'est détruit à jamais.

    FINALISTE - PRIX LITTÉRAIRE DES COLLÉGIENS

  • Le recours à des firmes militaires privées est-il moralement acceptable ? Peut-on justifier les meurtres par compassion sur les champs de bataille ? Quels sont les problèmes éthiques liés à l'usage d'armes robotisées ? Est-il moralement légitime d'augmenter les capacités physiques et mentales des soldats ? La lutte contre le terrorisme justifie-t-elle le recours à la torture ? Est-il moralement acceptable de négocier avec les talibans ?
    Même si la réflexion entourant l'éthique de la guerre juste est l'une des questions les plus anciennes de la philosophie politique, elle a connu au cours des dernières années un important regain de popularité. Évidemment, la lutte contre le terrorisme qui a fait suite aux événements de septembre 2001 y est pour beaucoup. Les conflits contemporains contre cette nouvelle menace ont en effet fait naître de nouvelles questions éthiques auxquelles les sociétés occidentales peuvent difficilement échapper. Les développements technologiques ainsi que de la recherche médicale ont également entraîné l'émergence de nouvelles questions éthiques qui ne s'étaient pas encore posées jusqu'à aujourd'hui. Devant ces nouveaux défis, il y a urgence de s'interroger sur les balises morales qui permettront de faire des conflits armés de tristes réalités qui sont tout de même animées par un idéal du bien, à défaut de quoi les guerres du futur risquent d'être marquées par la barbarie et l'inhumanité.

  • Ce recueil poétique adroitement ficelé nous présente un tableau de vivants, d'êtres de chair, de sang et de mots, mais peut-être plus pour longtemps. À nous de choisir: l'échafaud ou l'horizon?

  • Sainte-Euphrasie, un minuscule village de bord de fleuve, ressemble à tous les autres. Un village qui meurt lentement. Bouleversé par le décès de ses parents qu'il n'avait pas vus depuis trop longtemps, c'est dans ce simple décor riverain qu'un homme cherchera son réconfort. En revenant sur ses pas, il retrouvera la maison d'autrefois, l'excitation de ses jeux d'enfant, des histoires inventées, celles qu'on lui a racontées. Arrivée avec lui, une jeune voyageuse. Une vie nouvelle émergera à Sainte-Euphrasie.

    On dit que les étrangers sont comme les cormorans, qui sèment la maladie et la mort. Est-ce une coïncidence? Après leur venue, le village ne sera jamais plus comme avant.

    Jean-François Caron peint avec justesse, dans ce roman dense et envoûtant, les paysages et la réalité des villages situés loin des grands centres urbains. La vie qu'on y mène en silence, les escarpements, l'horizon ouvert et les jeunes qui désertent.

    Nos échoueries a remporté le prix littéraire Jovette-Bernier du Salon du livre de Rimouski en 2010.

  • La question de l'unité politique dans les sociétés multinationales pose problème. Il suffit d'observer les menaces sécessionnistes actuelles en Catalogne, en Flandre, en Écosse et au Québec pour s'en convaincre. Dans ce livre qui s'adresse aux spécialistes de la science politique, l'auteur tente de proposer une solution à cette problématique en s'interrogeant sur ce qui pourrait animer le sentiment d'appartenance des groupes minoritaires ou historiquement désavantagés envers l'association politique plus large à laquelle ils appartiennent.

  • François Caron (1600-1672), fils de huguenots français réfugiés aux Pays-Bas, s'engagea très jeune au service de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, fondée en 1602. Il vécut plus de vingt ans au Japon, y prit femme, y éleva six enfants, et y réussit si bien qu'il s'éleva dans la Compagnie jusqu'au poste de directeur général, avant de se retirer des affaires, en 1651.

  • Nouvelles compétences, nouveaux rôles, nouvelles obligations : près de 40 ans après l'acte I de la Décentralisation promettant l'adoption du statut de l'élu local, un état des lieux s'impose quant à la place de l'élu dans la République et les territoires.

    Nouvelles compétences d'abord, les lois décentralisatrices ont multiplié les transferts de compétences au profit des collectivités territoriales conduisant à faire peser sur les élus de lourdes responsabilités tout en accentuant la complexité de leur charge. Nouveaux rôles ensuite dans la mesure où, à cette multiplication des fonctions, s'est ajoutée la modification de la figure de l'élu local, allant du notable au technocrate en passant par le professionnel, le négociateur, le conseiller. Les risques liés à l'exercice d'un mandat local, toujours plus nombreux, exigent qu'on envisage sérieusement la protection juridique des élus des collectivités territoriales. Nouvelles obligations enfin, car, plus que jamais, les élus locaux doivent rendre compte de leurs actions, un effort de transparence et de déontologie étant exigé d'eux depuis quelques années, notamment quant à l'usage des moyens matériels et financiers mis à leur disposition.

    Les contributions rassemblées dans cet ouvrage interrogent ainsi le métier d'élu local d'aujourd'hui. Il s'agit d'un thème en perpétuelle évolution comme l'attestent les nombreux textes adoptés ces dernières années en la matière (loi du 27 décembre 2019 relative à l'engagement dans la vie locale et à la proximité de l'action publique ; loi du 31 mars 2015 visant à faciliter pour les élus locaux l'exercice de leur mandat ; loi organique du 14 février 2014 interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur ; loi du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique). Ainsi, cet ouvrage ne manquera pas d'intéresser aussi bien les chercheurs et les étudiants que les élus, de même que les agents publics ou les citoyens, désireux d'apprendre ou d'approfondir leurs connaissances des mécanismes politiques et juridiques de la vie locale.

    Actes du colloque du 6 mars 2020 organisé à Boulogne-sur-Mer.

  • François Caron, un des meilleurs spécialistes français de l'histoire des techniques, reprend ici le problème classique de l'innovation en matière industrielle. Des bibliothèques entières ont été écrites sur le sujet. Non seulement l'auteur les domine, mais, au terme d'une longue expérience, il y apporte une subtile dialectique de la continuité et de la rupture. L'innovation répond à une demande de nature sociale, mais elle modifie en même temps l'ensemble des pratiques sociales.
    Le regard de François Caron couvre une vaste période. Après le temps des artisans vient celui des ingénieurs et des savants, jusqu'au moment où l'entreprise elle-même devient le laboratoire de l'innovation. Elle se fait alors le centre organisateur d'un système de réseaux, construits autour de relations d'affaires, de programmes de recherche et d'intérêts convergents. Ainsi apparaît une société maillée, qui se prolonge aujourd'hui dans l'Internet et les réseaux sociaux.
    Une des originalités de ce livre, appelé à devenir un classique, est de combiner une série d'analyses théoriques avec des synthèses ponctuelles sur de nombreux secteurs : mécanisation, machine à vapeur, thermodynamique, chemins de fer, industries chimique et électrique, technologies de la communication... Cette approche permet de prendre toute la mesure des mécanismes de la civilisation technicienne, la nôtre, qu'il nous est ainsi donné de mieux comprendre.

  • François Caron (1600-1672), fils de huguenots français réfugiés aux Pays-Bas, s'engagea très jeune au service de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC), fondéeen 1602.
    Il vécut plus de vingt ans au Japon, y prit femme, y éleva six enfants et y réussit si bien qu'il atteignit dans la Compagnie le poste de directeur général, avant de se retirer en 1651. Fin diplomate et homme d'affaires, il fut un des rares Occidentaux à bien maîtriser le japonais, ce qui lui permit d'être un interlocuteur privilégié des autorités nipponnes. Témoin exceptionnel et acteur d'une époque où le Japon se fermait progressivement au monde, Caron laissa de son expérience principalement deux textes, qui s'éclairent l'un l'autre : la Description du puissant royaume du Japon, sorte de " Japon, mode d'emploi ", véritable guide pour s'orienter sans erreur dans la société japonaise moderne, unifiée sous la férule des Tokugawa, et un Registre journalier, recueil de ses observations au quotidien, qui sont autant d'illustrations de la vie et du mode de fonctionnement du pouvoir au Japon avant la révolution des Meiji (1868).
    A la fin de sa vie, quittant sa retraite hollandaise, Caron mit ses connaissances au service de Colbert et de son projet de Compagnie française des Indes orientales dans un mémoire qui pourrait s'intituler " Nostalgie du Japon " tant les souvenirs accumulés dans sa jeunesse et son âge mûr transparaissent encore. Nous donnons ici l'ensemble de ces trois textes, jamais réédités depuis trois siècles, indispensables à la connaissance du Japon.

  • HISTOIRE DE FRANCE Sous la direction de Jean Favier Les affrontements qui se produisent tout au long du Second Empire et de la iiie république entre la France cléricale et la France anticléricale, entre la France dreyfusarde et la France antidreyfusarde, entre la France paternaliste et la France socialiste, dissimulent le consensus qui rassemble les Français autour de certaines valeurs : la foi dans le progrès, qui les unit à travers l'effort ; l'irrésistible montée de la démocratie qui, en dépit des apparences, se réconcilie sous l'Empire avec le parlementarisme ; la ferveur pour la patrie, humiliée à Sedan et vengée à Verdun dans un sacriÞce unanime.
    Ces affrontements et ce consensus sont évoqués selon une périodisation dictée par les événements politiques, culturels, économiques - qui sont autant d'éléments constitutifs des mémoires individuelles comme de la mémoire collective de la nation tout entière.

    Professeur d'histoire contemporaine à l'université de Dijon puis de Paris-Sorbonne, François Caron, né en 1931, étudie principalement l'essor économique de la France et de l'Europe aux xixe et xxe siècles. Créateur du Centre de Recherche en histoire de l'Innovation, il mène des travaux pionniers sur l'incidence des sciences et des techniques et sur le rôle des entrepreneurs dans le développement des sociétés industrielles.

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