• Lectures de David B.

    Jean-Marc Pontier

    • Apjabd
    • 24 Février 2011

    Il s'agit d'une analyse de l'oeuvre de David Beauchard, alias David B. l'auteur de l'Ascension du Haut-Mal, considéré aujourd'hui comme un auteur incontournable de la Bande Dessinée. Le travail de David B. porte dans sa cohérence et sa complexité le caractère des grandes oeuvres : tirez-en n'importe quel fil, tout finit par venir à vous. Format : 170 x 240, 160 pages n&b, couverture souple à rabats.

  • Un homme assis s'interroge, face au livre mystérieux de son avenir. Il tourne le dos à un autre livre ouvert sur des textes mêlés d'illustrations. Sans doute cette image inédite de couverture est-elle emblématique d'un état, celui d'un auteur parvenu à sa pleine maturité artistique et qui doute cependant. S'inscrivant précisément dans cette problématique de la remise en question, "Périodes graphiques", est l'occasion de revenir sur le parcours d'un artiste original. Dotée de plus de 150 illustrations tirées de ses livres ainsi que de dessins inédits et d'une bibliographie complète, cette monographie a pour but d'analyser en profondeur une des oeuvres les plus denses de la Nouvelle Bande Dessinée.

  • En attendant les résultats des tests ADN pratiqués sur le corps de celle qu'il aimait, Jean-Baptiste Chataud se souvient.
    Vingt ans plus tôt, Marseille. Que faire pour oublier celle qui a disparu, Marie, une de ses étudiantes ? Voir un marabout est sans doute la solution la plus improbable... La "peste blanche" est le résultat de cette visite : une épidémie d'amnésie collective aux effets surprenants dans cette ville que Chataud associe étroitement à son amour perdu.

  • « Pièces obliques » est un recueil de nouvelles graphiques. on y croise des destins exceptionnels comme celui de bill braxton, l'incomparable saxophoniste new-yorkais qui n'a jamais appris la musique, comme cet improbable indien à la recherche d'une mort qu'on lui a volée, ce rugbyman enterré sur son terrain fétiche ou encore ce téléviseur qui fi nit par avaler le téléspectateur. certaines de ces histoires sont grinçantes, d'autres plus légères, mais toujours y pointent ironie et poésie. Des récits -presque des contes- « obliques » en ce que toute vérité ne peut se dire que de façon métaphorique: c'est en quelque sorte la diagonale du sage, même s'il n'y a en fi n de compte (ou de conte) que peu de sagesse en ce recueil.

  • Malgré le nombre important d'ouvrages sur l'oeuvre d'Hergé, Jean-Marc Pontier parvient à monter l'un des aspects les moins remarqués :
    Qu'est ce qui, dans les Aventures de Tintin, peut bien justifier le rapport privilégié qu'Hergé a établi avec ses lecteurs ? L'auteur lui-même nous donne la réponse de manière oblique, à travers un épisode précis des Cigares du Pharaon. Tintin, qui vient de soigner un éléphant, décrypte la langue des pachydermes. Entre reconnaissance et création d'une langue particulière face à une engeance qui se caractérise par la mémoire, on peut considérer cet épisode fondateur comme emblématique du rapport qu'Hergé a su établir avec son lectorat. Sollicitations constantes, références au reste du cycle, jeux de miroirs, ellipses à combler, le père de Tintin n'a eu de cesse de tendre la main à son lecteur en sollicitant sa perspicacité, sa culture et son empathie pour un héros parfois peu héroïque... Hergé aime son lecteur et son lecteur le lui rend bien.

  • « La gente pédaleuse a sa langue. Elle l'éructe ou l'expulse dans le souffle de l'effort ; ce n'est pas langue noble parce que les gens qui la parlent ne le sont pas non plus. Nous sommes des rustiques, la route nous a endurcis, le froid ou la chaleur ont moins de prise sur nous parce qu'on a appris à ne plus y faire attention, parce que l'épiderme s'y est tanné, parce que notre concentration est toute orientée vers le but à atteindre. » Jean-Marc Pontier

  • Nouvelles penchées est un recueil de récits graphiques. On y croise les destins obliques d'une fille aux longs bras, d'un petit garçon qui porte un renard mort sur sa tête, de Major Taylor qui défie la Mort dans un dernier sprint, du jeune Eden qui cherche une terre d'asile et bien d'autres encore. Situées à la lisière du réel et de l'onirique, ces nouvelles ont un point commun : elles sont aussi penchées que peut l'être un rêve ou un dessin expressionniste.
    Rien qui prétende rivaliser avec la rectitude de la vraie vie. Quoique...

  • « Seul, toujours. Trop rapide pour être rattrapé, trop lent pour rattraper. En somme, la solitude de la médiocrité, en ce début de saison. Et pourtant, filant parmi le vent, la sensation d'être l'élu pédalant, tellement plus grand que les pantins motorisés qui me dépassent. » Jean-Marc Pontier

  • Les Panthères est l'histoire d'un parcours initiatique : celui de Manu, surnommé « Petit Canard », l'idiot de la cité qui, par amour, va découvrir et aimer la littérature et les arts. Ouvrier, il va rencontrer Alex, membre d'un groupe d'étudiants frondeurs, les « Panthères », anarchistes de pacotille.
    Entre ces deux mondes se situe la figure tutélaire de M. Suarès, professeur de littérature à la fac, qui va devenir un véritable phare pour Petit Canard. T out, dans la génétique de Petit Canard, était programmé pour qu'il demeure dans son ghetto ouvrier, au milieu de ses copains délinquants des quartiers Nord de Marseille. Mais c'est sans compter sur l'improbable rencontre de Marie, étudiante en Lettres, dont le tatouage - une Panthère haute en couleurs - va rendre fou Petit Canard.

  • Salvatore et Alice se rencontrent au Palais Longchamp à Marseille, alors qu'ils ont dix ans l'un et l'autre. Pour Salvatore, c'est le coup de foudre. Salvatore vient des quartiers populaires, Alice est issue de la bourgeoisie locale. Pourtant, Salvatore se fait une promesse : plus grand, il épousera Alice. Mais la vie les sépare et une lourde menace pèse sur eux, conformément à la funeste prédiction de la carte de l'arcane 16 qu'Alice a autrefois offerte à Salvatore... Ils grandissent. Il deale, elle consomme. Il l'aime, pourtant il va la détruire.
    Dans le tarot marseillais, la Maison-Dieu marque la fin, la destruction, l'irréparable, le point de non retour. Il peut aussi s'agir d'une destruction lente et méthodique de l'âme et du corps. Quoi qu'il fasse, le consultant est impuissant.

  • - Enfoirés de voisins !
    - Ca part en vacances, ça revient tout bronzé, ça claque un fric fou, ça t'envoie des selfies ou des cartes postales juste pour te rendre jaloux. Tu te souviens il y a deux ans ?
    - Insupportable. A la fin j'ai préféré éteindre mon portable. Marre des selfies. Marre de leur bonheur indécent.

    Un huis-clos familial entre comédie grotesque et tragédie moderne.

  • En novembre 2012, Bernard Valgaeren entamait une grève de la faim à Sanary sur Mer, installé sous une tente dans le kiosque à musique. Il protestait contre une décision du gouvernement qui lui refusait l'obtention d'un visa pour faire venir en France son fils adoptif du Burkina Faso, Jean-Eudes. Lors d'un séjour à Ouagadougou en 2003 pour aider à la construction d'un orphelinat, Bernard rencontre Jean-Eudes (7 ans). Bernard l'adopte et tout semble aller bien du point de vue administratif jusqu'à ce qu'on trouve une faille dans le dossier : la monoparentalité de Bernard. Bernard est homosexuel : sans que ce ne soit jamais mentionné, c'est là que se cache le motif du refus. Le tout est construit en va et vient entre le kiosque à musique et des rétrospections vers l'histoire de Jean-Eudes.

  • Numéro-catalogue de l'exposition du peintre Jean-Marc Pontier créée à La Garde, Salle du Rocher en avril 2002. Il comprend une dizaine de reproductions de dessins en noir & blanc de Jean-Marc Pontier et un texte critique d'Olivier Domerg écrit à cette occasion. 28 pages sur papier mat, couverture souple, format 15 x 21 broché. Numéro tiré en 300 exemplaires en avril 2002.

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