Les Enfants Rouges

  • En attendant les résultats des tests ADN pratiqués sur le corps de celle qu'il aimait, Jean-Baptiste Chataud se souvient.
    Vingt ans plus tôt, Marseille. Que faire pour oublier celle qui a disparu, Marie, une de ses étudiantes ? Voir un marabout est sans doute la solution la plus improbable... La "peste blanche" est le résultat de cette visite : une épidémie d'amnésie collective aux effets surprenants dans cette ville que Chataud associe étroitement à son amour perdu.

  • « Pièces obliques » est un recueil de nouvelles graphiques. on y croise des destins exceptionnels comme celui de bill braxton, l'incomparable saxophoniste new-yorkais qui n'a jamais appris la musique, comme cet improbable indien à la recherche d'une mort qu'on lui a volée, ce rugbyman enterré sur son terrain fétiche ou encore ce téléviseur qui fi nit par avaler le téléspectateur. certaines de ces histoires sont grinçantes, d'autres plus légères, mais toujours y pointent ironie et poésie. Des récits -presque des contes- « obliques » en ce que toute vérité ne peut se dire que de façon métaphorique: c'est en quelque sorte la diagonale du sage, même s'il n'y a en fi n de compte (ou de conte) que peu de sagesse en ce recueil.

  • Nouvelles penchées est un recueil de récits graphiques. On y croise les destins obliques d'une fille aux longs bras, d'un petit garçon qui porte un renard mort sur sa tête, de Major Taylor qui défie la Mort dans un dernier sprint, du jeune Eden qui cherche une terre d'asile et bien d'autres encore. Situées à la lisière du réel et de l'onirique, ces nouvelles ont un point commun : elles sont aussi penchées que peut l'être un rêve ou un dessin expressionniste.
    Rien qui prétende rivaliser avec la rectitude de la vraie vie. Quoique...

  • Les Panthères est l'histoire d'un parcours initiatique : celui de Manu, surnommé « Petit Canard », l'idiot de la cité qui, par amour, va découvrir et aimer la littérature et les arts. Ouvrier, il va rencontrer Alex, membre d'un groupe d'étudiants frondeurs, les « Panthères », anarchistes de pacotille.
    Entre ces deux mondes se situe la figure tutélaire de M. Suarès, professeur de littérature à la fac, qui va devenir un véritable phare pour Petit Canard. T out, dans la génétique de Petit Canard, était programmé pour qu'il demeure dans son ghetto ouvrier, au milieu de ses copains délinquants des quartiers Nord de Marseille. Mais c'est sans compter sur l'improbable rencontre de Marie, étudiante en Lettres, dont le tatouage - une Panthère haute en couleurs - va rendre fou Petit Canard.

  • Salvatore et Alice se rencontrent au Palais Longchamp à Marseille, alors qu'ils ont dix ans l'un et l'autre. Pour Salvatore, c'est le coup de foudre. Salvatore vient des quartiers populaires, Alice est issue de la bourgeoisie locale. Pourtant, Salvatore se fait une promesse : plus grand, il épousera Alice. Mais la vie les sépare et une lourde menace pèse sur eux, conformément à la funeste prédiction de la carte de l'arcane 16 qu'Alice a autrefois offerte à Salvatore... Ils grandissent. Il deale, elle consomme. Il l'aime, pourtant il va la détruire.
    Dans le tarot marseillais, la Maison-Dieu marque la fin, la destruction, l'irréparable, le point de non retour. Il peut aussi s'agir d'une destruction lente et méthodique de l'âme et du corps. Quoi qu'il fasse, le consultant est impuissant.

  • - Enfoirés de voisins !
    - Ca part en vacances, ça revient tout bronzé, ça claque un fric fou, ça t'envoie des selfies ou des cartes postales juste pour te rendre jaloux. Tu te souviens il y a deux ans ?
    - Insupportable. A la fin j'ai préféré éteindre mon portable. Marre des selfies. Marre de leur bonheur indécent.

    Un huis-clos familial entre comédie grotesque et tragédie moderne.

  • En novembre 2012, Bernard Valgaeren entamait une grève de la faim à Sanary sur Mer, installé sous une tente dans le kiosque à musique. Il protestait contre une décision du gouvernement qui lui refusait l'obtention d'un visa pour faire venir en France son fils adoptif du Burkina Faso, Jean-Eudes. Lors d'un séjour à Ouagadougou en 2003 pour aider à la construction d'un orphelinat, Bernard rencontre Jean-Eudes (7 ans). Bernard l'adopte et tout semble aller bien du point de vue administratif jusqu'à ce qu'on trouve une faille dans le dossier : la monoparentalité de Bernard. Bernard est homosexuel : sans que ce ne soit jamais mentionné, c'est là que se cache le motif du refus. Le tout est construit en va et vient entre le kiosque à musique et des rétrospections vers l'histoire de Jean-Eudes.

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