• À vingt-quatre ans, le communiste Pierre Goldman quitte la guérilla du Venezuela. Il devient à Paris une figure emblématique de la nuit, intellectuel fougueux et rebelle, auteur de menus braquages. Coupable idéal, il est condamné à la réclusion à perpétuité pour homicide. Dans la prison de Fresnes, il rédige ses mémoires, émouvantes et limpides, sur l'injustice dont il sortira lavé dix ans plus tard.

  • « La vie dépasse toujours l'écriture, ai-je pensé, même si l'écriture la transcende et c'est alors que j'ai vraiment décidé de ne jamais écrire qu'au contact immédiat de la mort. ».

    Un tueur fou suit le fil de ses angoisses métaphysiques en semant des cadavres sur son passage. Quatre policiers, deux magistrats, un avocat : tous assassinés de sang froid en l'espace d'une semaine. La terreur s'empare de la France. On suspecte un « gauchiste » s'attaquant aux signes du pouvoir. Le gouvernement convoque des réunions de crise, la police passe le pays au crible, mais l'enquête patine.
    Pourtant, le meurtrier se rend de lui-même à un commissariat. Archibald Rapoport est un révolutionnaire, un gangster, un Juif hanté par la Shoah, un (dés)agrégé de philosophie, un érotomane, un excentrique... Mais au fond, pourquoi est-il devenu un assassin ? Peut-être, tout simplement, par désir d'écrire... Écrire pour laisser une trace indélébile de son existence, écrire puis périr, afin « que le récit de sa vie pût être publié ».
    Un texte iconoclaste, d'une absolue liberté, un chef-d'oeuvre d'humour noir, dans lequel Pierre Goldman se jette au feu. Paru deux années avant la mort de son auteur, ce roman sulfureux était devenu introuvable. Quarante ans plus tard, il est temps de le relire pour ce qu'il est avant tout : un grand texte littéraire.

  • De même que le Val de Loire, le Berry a participé pleinement de la Renaissance. Sur le plan intellectuel, notamment grâce à l'Université de Bourges, mais aussi dans les domaines culturels et artistiques, comme l'attestent de nombreuses constructions, châteaux, églises, hôtels particuliers et maisons, ainsi que des oeuvres d'art, manuscrits enluminés, peintures, sculptures, créations littéraires et musicales. La deuxième moitié du XVe siècle, après la fin de la Guerre de Cent Ans, a vu une reprise économique et démographique, puis l'apparition du style « à l'antique » en lien avec les Guerres d'Italie. Le « beau XVIe siècle », qui a précédé les Guerres de Religion, a constitué une période faste sous la conduite de duchesses éclairées, Jeanne de France, Marguerite de Navarre, Marguerite de Savoie. Un grand nombre d'intellectuels de talent ont participé à l'effervescence née des idées nouvelles de ce temps.
    Cet ouvrage de synthèse, à la riche iconographie et aux multiples entrées, a été rédigé par les meilleurs spécialistes locaux et nationaux, réunis par les deux sociétés savantes berrichonnes, l'Académie du Centre (Châteauroux) et la Société d'Archéologie et d'Histoire du Berry (Bourges). Il évoque des monuments prestigieux et des figures illustres, mais il fait également découvrir des lieux moins connus et des personnages oubliés. Il montre l'importance du Berry dans la France d'alors et son rôle dans ce vaste mouvement de la Renaissance.

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