Gallimard

  • La machine

    René Belletto

    " Léonard attendrait que sa mère soit couchée pour la tuer. Il la tuerait dans son lit. Bientôt... ". L'incroyable est parfois possible...Le génie scientifique de Marc Lacroix lui inspire une expérience sans précédent qui nous amène au bord du fantastique, et au comble de l'horreur. Un suspense inouï, un hallucinant drame humain - et une formidable machine littéraire.

  • « J'étais mort. J'avais rempli le contrat. La précieuse boussole était en route pour Paris, et celui qui la détenait abusivement venait de voler en poussière.
    Une formidable exaltation s'empara de moi. Jusqu'à lundi midi, je n'étais personne ! J'étais mort ? Ni mort ni vivant ! Je n'étais plus David Aurphet, et pas encore Michel Padilla ! Joie, terreur sacrées ! Pendant quelques dizaines d'heures, il m'était donné de jouir de l'éternité.
    Combien de temps demeurai-je ainsi à contempler la colline, le ciel, la nuit d'été ? Peu de temps : les pompiers ne lambinent pas, et je perçus dans le lointain l'avertisseur de leur voiture dont le fatigant pin-pon déchira mon extase. »
    Dans Sur la terre comme au ciel, René Belletto décrit l'étrange engrenage qui conduit le héros au meurtre. Chaque personnage devient suspect. Il y a un tueur. Mais est-ce bien celui qui s'est déclaré ? Le destin est capricieux, les amours torrides et contrariées, l'humour fait résonner l'ensemble avec une gravité surprenante.

  • Le revenant

    René Belletto

    « Dirais-je (aujourd'hui) : au prix d'un effort surhumain, je réussis à demeurer impassible, lorsque.. ? Non. Dans l'état où j'étais, je n'eus aucun effort à faire. Je continuai d'agir comme une pure mécanique. Et rien je crois ne changea sur mon visage lorsque mes doigts, dans leur progression, qui était de plus en plus aisée, sentirent le contact d'un objet métallique, se glissèrent de part et d'autre de cet objet, se replièrent sur lui.
    La crosse d'un revolver.
    Telle était, telle devait être la position de ma main qu'elle se referma comme naturellement dessus. Je n'avais même pas besoin de sortir l'arme de son étui de carton pour tirer. »

  • Créature

    René Belletto

    Michel Rey s'est installé à Paris. Il vit désormais de son activité de luthier. Soucis matériels, familiaux, conjugaux... Un coup cruel du destin l'oblige à redevenir l'enquêteur qu'il était auparavant. Et pour quelle enquête !

  • Ville de la peur

    René Belletto

    Pressé par le danger, donato ne voit d'autre issue que de remettre la cassette à mare en lui mentant : " tiens, un film policier pour ton fils ".
    Marie donne la cassette à son fils david. quand le danger la menace à son tour, elle devine l'horreur des choses et, avant d'être assassinée, elle a le temps de téléphoner à l'enfant. david et michel rey se rencontrent devant le commissariat de la rue sully, à lyon. tel est pour michel le début d'une aventure qui l'amènera à rencontrer sa future compagne, à élucider (ou à obscurcir) ses rapports avec sa soeur nadia, à être contraint de quitter la police, et à tuer.
    Après régis mille l'éventreur, michel rey poursuit dans cette ville de la peur l'exploration des mystères de lyon, qui voue complaisamment ses lieux secrets aux scènes d'épouvante et de mort, et une quête spirituelle qui trouvera son terme, si loin de lyon, dans créature, dernier volet de la trilogie.

  • Régis Mille est un tueur de femmes qui a programmé une série d'assassinats à Lyon. Michel Rey, un jeune inspecteur de police peu conforme, guitariste et luthier, va tenter d'arrêter le mécanisme fatal, basé sur un système numérique complexe. Entre Michel Rey et Régis Mille se joue une histoire de grâce et de damnation... En cinquante et un chapitres brefs et haletants, René Relletto dispose les pièces de son puzzle, mortel jeu de reflets où s'échangent le bien et le mal, forêt de doubles où chacun, parti à la recherche de sa vérité, ira jusqu'au bout de son destin. Régis Mille l'éventreur est la première des trois aventures de Michel Rey. La trilogie, qui poursuit l'exploration des mystères de Lyon dans Ville de la peur, nous emmènera avec Créature dans d'autres galaxies.

  • Hors la loi

    René Belletto

    Une intrigue multiple (et pourtant une) consumée par un suspense de chaque phrase (de chaque mot) offre au lecteur en pâture et à foison de l'action («J'entendis alors une détonation sèche, pas très forte, et une petite parcelle de carrosserie vola en éclats tout près de ma tête : quelqu'un venait de me tirer dessus avec une arme à feu, j'en eus la certitude immédiate»), du mystère («Persone ne l'a approchée. Elle a disparu, elle était là et l'instant d'après elle n'était plus là»), du sexe («À cette fantasmagorie d'Irène se laisse aisément rattacher l'envie qu'elle eut alors que j'inondasse ses jolis seins de ma vénérienne expatriation»), du dépaysement («Il survolait les paysages roses et rouges de Nomen, la planète-geôlière, proie d'une tourmente immobile qui tenait la végétation courbée et figeait la mer écarlate et ses courants noirs, et où régnait un jour perpétuel»), diverses considérations sur le sens de la vie («On ne sait jamais ce que le passé nous réserve»), l'amitié complice du narrateur («La place de livraisons était libre, tentante, j'e m'y mis (oui, je m'y mis, je verrai plus tard si je conserve ce "m'y mis", là maintenant je suis trop agité par ce que je vais raconter pour m'arrêter et réfléchir»), du sexe encore (Le lit à une place, ch. 19), en un mot on peut faire confiance à Luis Archer (le narrateur) lorsqu'il affirme cinq lignes avant la fin de son incroyable aventure : «Je pense avoir tout dit».

  • L'enfer

    René Belletto

    parfois, on se sent comme loin de sa vie.
    si loin qu'on pense même à... michel soler, seul dans une ville déserte et terrassée par l'été, en est à ce point d'éloignement. désespérément disponible, et prêt à tout... et soudain tout lui arrive. un destin mauvais fait apparaître sur sa route des hommes et des femmes également fatals - et un enfant, diabolique et adorable... et ce destin mauvais le jette au coeur d'un mystère humain et inhumain, au coeur d'une machination de terreurs, de violences, de morts et d'amours qui sont de ce monde, et qui n'en sont pas.
    c'est pour michel soler l'occasion d'une renaissance, pense-t-on. l'énergie de son désespoir, sa force et sa fragilité redoutables, son indifférence et sa tendresse désarmantes, sa folie et son humour à périr dans les ricanements le font échapper aux pièges infernaux. a moins qu'ils ne l'y précipitent... avec tendresse et humour, rené belletto nous entraîne au plus extrême d'un effrayant et fascinant voyage en enfer.

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