• Le reste c'est la suite sonde notre présent pour remonter vers le ou les moments de rupture d'une séquence - franchissements, seuils, points de bascule - comme on le fait à la suite d'une expérience traumatique.
    Annotations du quotidien, dates, archives, récits de rêves, étymologies, citations, souvenirs d'enfance, scénarios imaginaires, bribes d'intrigues policières, de chansons, de carnets, dialoguent avec un flux de films, de séries télé, de dépêches en continu, d'images d'actualité, à l'intérieur d'une trame qui recompose une mémoire collective et intime de la « catastrophe contemporaine » et sa représentation, traversée par des menaces inédites et la défaite du politique. Avec, pour fils rouges, l'avènement de ce que l'on nomme aujourd'hui « l'urgence climatique », la sidération des attentats survenus en France en 2015-2016, et, en ligne de mire, d'une révolution massacrée à l'explosion de la violence « dans un pays en paix », la Syrie, comme un miroir tendu.

    « Le souffle du vent / soulève la terre, / charrie la poussière, / et porte les incendies. » / La collection PLI, dirigée par Justin Delareux et Jean-Marie Gleize, est une extension autonome d'Al Dante.

  • « Le père, sa parka, son bonnet rouge, son opinel.
    Son obsession des incendies, (il allait voir sur les lieux les dégâts).

    Il voulait reboiser la forêt méditerranéenne de chênes pubescents qui, contrairement aux pins, ne s'enflamment pas. » Sarah Kéryna

  • « L'herbe était verte dans ce pavillon d'ennui. Je m'étais acheté de nouvelles sandales, remplaçant mes épaves. Les arbres des parcs, les baies vitrées, l'acier des bâtiments, le chemin de halage, avaient la couleur tranquille et calme d'un été en région parisienne. Sa voix me manquait.
    Sur l'album de photos : l'hiver d'avant, notre séjour dans ce pavillon, sa soeur, son beau-frère et les enfants. Je comptais les jours en attendant nos retrouvailles. [...] » Sarah Kéryna

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