• Ingénieusement illustré par l'auteur, Le petit Vassiliou ménager illustré est une merveille de dictionnaire néo-pongien, avec 100% d'humour ajouté. Il s'inscrit, pour Véronique Vassiliou, dans un travail intitulé L'almanach Vassiliou paru aux éditions Argol.

  • Jam jam

    Véronique Vassiliou

    Après "l'almanach Vassiliou", un travail du calendrier, structuré en 12 (syllabes, rubriques, mois, etc.), voici "Jam Jam" où l'on court contre la montre par tous les temps.
    "Jam Jam" est une tentative possible de conversion du temps. On trouvera encore de l'espace, une fusée, du polar déchiqueté et aussi un peu de cuisine.
    En bref, un livre drôle, enlvevé, insolite.

  • « (24 XI) Pas de paysage. Paysage à la hâte. (25 XI) La disparition des lignes. Gardanne dans le halo et dans le soufre. » Véronique Vassiliou

  • D'abord une histoire de détournement(s).
    N. O. a démarré à la demande d'un peintre, Philippe Agostini, qui souhaitait que j'écrive les dialogues d'un film qu'il allait tourner sur Gérard Gasiorowski. J'ai commencé par travailler sur l'oeuvre du peintre Gasiorowski, dit "Gasio" ou "G. G". Et le détournement a commencé. J'ai découvert une grande oeuvre et un itinéraire "sauvage". Celui d'un peintre qui a pensé et pratiqué son art jusqu'au bout de son corps.
    Jusqu'à inventer "Kiga " l'indienne, figure de la peinture et double féminin de "Gasio". Kiga fut celle qui mena l'insurrection dans l'académie, créée par Gasio et dirigée par le professeur Arne Hammer, où ont été mis à l'épreuve un certain nombre d'artistes (Ben, Buren, Beuys, Lewitt, Morellet, Twombly, Stella, etc. ). Le sujet principal de cette fiction était la quête de la peinture, non pas de son essence, mais de Peinture, pure, primitive, délivrée de tout ce qui n'est pas elle-même et de l'institution.
    L'a-t-il trouvée ? N'a-t-il trouvé qu'une attitude, celle de Kiga l'indienne, devenue à mes yeux la sauvage, en allant jusqu'à refuser tous matériaux extérieurs à son propre corps, produisant des jus avec son urine, des Tourtes avec ses excréments ? Ces questions sont celles qui fondent N. O. , fiction sur une fiction. Questions détournées au profit de Poésie. Les seules certitudes étant celles qu'il doit y avoir négation, refus, révolte, quête et donc, doute.
    N. O. est donc un non-livre, une histoire composite, des histoires, un cheminement burlesque, une lutte contre des moulins à vent. Non achevé, puisque sans réponse aux questions qui le taraudent. Une sorte de préalable au Livre qui doit émerger de l'intervalle qui sépare les notes (la marge) et ce que j'ai appelé "indices" (l'écoute, l'observation). N. O. , enfin, est peut-être seulement une longue enquête qui a duré plus de trois années, menée dans un isolement volontaire, et au cours de laquelle j'ai amassé des notes, des commentaires face à 72 indices.
    Autour de plusieurs énigmes où est Peinture ? Qui est Kiga ? Qui fut Gasio ? Qu'est-ce que Poésie ? Est-elle crevée ? Et si elle ne l'est pas, où est-elle ? Où est littérature ? Cette enquête, finalement, peut-elle aboutir ? Faut-il la poursuivre ?.

  • A la suite de l'attentat perpétré contre les Etats-Unis, à New York, en septembre 2001, et pour lutter plus efficacement contre le terrorisme, les services secrets français, allemands, italiens, grecs, espagnols et américains se lancèrent dans une veille du courrier électronique.
    Cette veille fut organisée
    avec minutie. Chacun avait son domaine sur la toile, à balayer, ratisser, lire, archiver, analyser. C'est ainsi qu'un cyber flic, Manolo Zanka, qui s'intéressait à Angèle Kalia, physicienne renommée, spécialiste de la gravité, se mit à la surveiller avec une attention toute particulière. Le + et le - de la gravité est la mise en jeu d'une correspondance par e-mails à lire comme une correspondance classique, parfois légère et anecdotique, comme un dossier sorti de l'oubli, ou comme une suite de poèmes en vers.
    N. O. , le détournement, Le Coefficient d'échec et Le + et le - de la gravité (trilogie) sont à lire de haut en bas, de droite à gauche et de bas en haut. Enquêtes successives, livrées en kit, elles se faufilent entre les genres.

  • Il existe toutes sortes d'almanach, ceux de nos grand-mères, les tentatives modernisées et dans l'air du temps.
    Le livre de Véronique Vassiliou vient à point nommé bousculer les catégories.Tout y est présent de l'almanach classique « utile » au recueil de poésie, enjoué, ludique et créatif comme l'est l'oeuvre de Véronique Vassiliou. et poétique.

    Un almanach, ce sont d'abord des lunes, un calendrier. C'est un rapport au temps, à son écoulement.

    Ce sont des travaux et des jours.

    De grandes vérités toutes petites, comme le tout petit monde, des vérités sur mesure.

    Un almanach, c'est une sorte de maison à plusieurs entrées. Toutes les circulations y sont possibles. Une maquette du monde à échelle personnelle.

  • Que racontent les carnets d'angèle basile-royal, mnémographe, partie au pays des sauvages pour en connaître les moeurs, pratiques, coutumes, etc ?
    Sa descendante, véronique, les a rassemblés avec soin afin de les donner à lire en un livre-recueil de carnets, suite de notes, d'observations, de faits dressant le portrait fluctuant d'un peuple méconnu.
    Ces carnets sont augmentés des lettres de petit-chêne-à-fleurs bleues, adressées à son frère sauvage, partie quant à elle au pays-des-non-sauvages, en quête de traces de sepoié, divinité étrange, inquiétante et, tour à tour, commune et proche. qui est, où est sepoié ? on trouvera ainsi dans le coefficient d'échec, des séries de carnets, lettres, indices, une bibliographie, un chant, des commentaires et de nombreuses digressions.
    /> N. o. , le détournement, le coefficient d'échec et le + et le - de la gravité (trilogie) sont à lire de haut en bas, de droite à gauche et de bas en haut. enquêtes successives, livrées en kit, elles se faufilent entre les genres.

  • Mu Nouv.

  • Portraits tendres et croisés de deux grand-mères par leur petites-filles, les poètes Fabienne Yvert et Véronique Vassiliou « Rose recueillait le sang des lapins pour faire des civets » ; « Madeleine aimait bien sucer le cou des poules ».

    Dans des effets de listes propres à cette enfance qui énumère les souvenirs, Fabienne Yvert et Véronique Vassiliou égrainent les mots avec délectation pour dessiner le portrait de leurs grand-mères. Deux figures se mêlent, se croisent, s'enchevêtrent et tressent finalement le fil d'une mémoire à la fois grave et ingénue.

    La perruque de Madeleine, les longs cheveux de Rose, la cuve à confiture, la machine à coudre. De minuscules morceaux de quotidien, anodins ou banals, mais qui arrachés au temps auxquels ils appartiennent, prennent une tonalité magique, incantatoire et nostalgique, dans un chant d'amour à la vie fruste et parfois cruelle de deux grand-mères paysannes, Rose et Madeleine.

    On pense aux souvenirs fragmentés de Perec, à la tendresse d'Hervé Guibert pour ses grand-tantes (Suzanne et Louise), aux images de l'enfance qui côtoie la vieillesse, avec la sensualité de l'apprentissage, dans un univers visuel et coloré composé d'odeurs, de goûts, de tissus, d'animaux morts ou vivants, de mots et de maux étranges.

    Une première édition typographique de ce texte, désormais épuisée, avait été conçue par les éditions Harpo & en 2006.

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