Sciences sociales / Société

  • J'écris ce livre parce que j'ai peur. J'ai peur pour mes petits-enfants et pour le temps qui sera le leur. Et qui a déjà commencé. J'écris ce livre pour briser le silence. Celui qui règne sur la montée de l'islamisme, sur ses ravages parmi les jeunes et sur les dégâts qu'elle provoque dans notre école publique. Jusqu'à présent le silence a été la religion de l'école et le célèbre " Surtout pas de vagues ! " le credo de ses administrateurs, pour l'islamisme comme pour d'autres sujets tragiques : la pédophilie hier ou le cyber-harcèlement de nos jours.
    J'écris ce livre parce que je suis attaché à la laïcité, parce que je sais que ce principe républicain nous protège et protège nos libertés, celle de croire ou de ne pas croire, celle de changer de convictions, celle de critiquer les religions comme l'absence de religion, celle de confier nos enfants à l'école publique sans crainte qu'ils y soient endoctrinés, celle pour les croyants de pratiquer leur culte sous la protection d'un Etat neutre et fort.
    J'écris ce livre parce que le temps presse et qu'il y a maintenant urgence. Urgence à ouvrir les yeux, à voir le monde tel qu'il est et à tenter de comprendre ce qui s'y passe. Et, surtout, urgence à agir.

  • Les convergences entre l'islam fondamentaliste et les extrémismes politiques se sont multipliées depuis les années 1920. Une première alliance idéologique, l' « islamo-nazisme », est apparue sous l'égide du « Grand Mufti » de Jérusalem, Amin al-Husseini, et des Frères musulmans. Après la Seconde Guerre mondiale et la création de l'État d'Israël, une nouvelle configuration idéologique s'est développée au sein des mouvances tiers-mondistes ou altermondialistes ralliées à l'antisionisme radical : l' « islamo-gauchisme ».

    En France, aujourd'hui, un profond clivage idéologico-politique oppose les anti-islamistes aux anti-islamophobes, lesquels sont souvent des islamo-gauchistes, c'est-à-dire des militants d'extrême gauche séduits par l'islam politique au point de s'en faire les défenseurs à travers des arguments antiracistes empruntés aux thèses décoloniales ou indigénistes. Les islamo-gauchistes forment des minorités actives sur les réseaux sociaux et dans l'espace universitaire. Ils visent à placer les citoyens devant ce dilemme : être pro-islamistes ou « islamophobes ».

    Comment échapper à cette alternative inacceptable ? Comment préserver la liberté d'expression, et plus particulièrement le principe de la libre critique des religions, quand les défenseurs de la laïcité sont accusés de faire preuve d' « islamophobie » par les islamistes et ceux qui les soutiennent, directement ou non ?

  • Cyberhaine : propagande et antisémitisme sur Internet Nouv.

    Qu'est-ce que la cyberhaine ? C'est l'utilisation des technologies de communication pour diffuser des messages, des informations ou de la propagande antisémites, racistes, homophobes, extrémistes ou terroristes. Internet est le lieu idéal - facile d'accès, simple d'utilisation et d'une immense lisibilité - pour inciter à s'en prendre à des individus ou des groupes, et les réseaux sociaux sont régulièrement les vecteurs d'injures, d'intimidation ou de propos haineux. L'émergence de l'Internet puis son expansion dans les années 1990 ont favorisé la diffusion de toute cette haine. Depuis la fin des années 2000, les discours antisémites se sont structurés autour de trois groupes relativement distincts, mais nullement clos sur eux-mêmes : l'extrême droite plurielle, l'extrême gauche anticapitaliste, et la nébuleuse islamiste (Frères musulmans, salafistes, djihadistes). Ces discours, qui se propagent tel un virus, se caractérisent par un déferlement de passions négatives (envie, jalousie, haine, ressentiment...) et se présentent sous la forme d'accusations mensongères, de fake news et de théories du complot.À travers l'analyse de nombreux exemples, l'auteur met ici en lumière l'ampleur inégalée du phénomène et montre que l'Internet n'est pas un simple espace de communication ; il peut devenir une arme de guerre. Cet essai clair et érudit, qui expose les faits en les restituant dans leur contexte social et historique, est l'aboutissement de la réflexion menée pendant plusieurs années par Marc Knobel, l'un des meilleurs experts sur le sujet.

  • Du beurre ou des canons, Une histoire culturelle de l'alimentation sous le IIIe Reich Nouv.

    A travers neuf chapitres et neuf recettes, Tristan Landry convie son lecteur à une exploration de l'alimentation sous le IIIe Reich. Loin d'être anodine, la question de l'alimentaire nous transporte au coeur des préoccupations d'un Etat et de sa population, marqués par le souvenir du blocus de 14-19 et de ka faim vécue pendant celui-ci. Après un retour sur cette expérience, l'auteur passe en revue les solutions élaborées d'abord dans la République de Weimar, puis sous le régime nazi pour atteindre l'autarcie agroalimentaire. Quand ces solutions s'avérèrent insuffisantes, les comptables du Reich commencèrent à se livrer à un inventaire exhaustif des ressources caloriques des pays voisins. Les experts nazis établirent également une hiérarchie fondée sur la race et censée déterminer le nombre de calories auquel chacun avait droit. Cette hiérarchie mena aux exterminations de masse, imaginées par les experts nazis comme étant la solution finale au problème alimentaire de l'Europe. Finalement, le livre se veut une contribution à l'histoire culturelle de l'Allemagne nazie qui montre combien importante était la question alimentaire tant pour le parti nazi que pour les Allemands eux-mêmes.

  • La vocation

    Judith Schlanger

    • Hermann
    • 18 Juin 2010

    Comment vivre et que faire de ma vie ? À travers ma vocation, ma vie trouve son sens dans une activité à laquelle je m'identifie. Et comme l'activité de mon choix répond à ma nature, elle m'exprime, m'accomplit et me définit.
    La promesse de l'individualisme démocratique est que chacun puisse réussir sa vie par son travail, qui lui fera gagner à la fois son identité et son pain.
    Pour devenir soi-même, pour se réaliser, chacun doit pouvoir s'épanouir dans ce qu'il fait.
    L'artiste et le savant incarnent la figure romantique par excellence du travail voué. Pour certains, c'est le désir de savoir qui commande et organise leur existence.Mais l'exemple du travail créateur ou du travail intellectuel a un caractère d'exception. Qu'en est-il des goûts et des aptitudes en général ? Et qu'en est-il des tâches insignifiantes dans lesquelles on ne peut pas s'exprimer, et qui doivent pourtant être remplies ? Que devient aujourd'hui la grande figure idéale de la vocation ? Ce livre invite à une réflexion qui n'a rien de technique et nous concerne tous.
    Judith Schlanger a publié de nombreux ouvrages sur la pensée, ses enjeux culturels, ses métaphores, son invention, sa mémoire. En particulier : Les Métaphores de l'organisme, L'Invention intellectuelle, La Mémoire des oeuvres.

  • Dior, Balmain, Lanvin... Si l'Histoire a retenu le nom de ces grands couturiers français pour leur apport considérable à la haute couture, elle a négligé leur rôle dans les relations internationales de l'après-guerre. Cet ouvrage entend lever le voile sur cet aspect méconnu en montrant de quelle façon le gouvernement français, ses diplomates et l'industrie textile ont réussi à exercer une influence mercatique aux États-Unis par le truchement de la haute couture. Réalisant le potentiel de ce secteur, ces acteurs ont fait appel aux couturiers parisiens entre 1946 et 1960 pour stimuler les exportations vers les États-Unis et promouvoir le prestige de l'Hexagone. Pour permettre de bien apprécier la réussite de cette entreprise, ce livre mobilise les statistiques douanières françaises et américaines, peu étudiées dans l'histoire de la mode, ainsi que les archives de l'ambassade de France aux États-Unis, ouvrant un nouveau champ en histoire des relations internationales et en études de la mode.

  • Crise sanitaire transformée en crise sociale, économique et financière, la pandémie de la COVID-19 engendre une réflexion sur l'entreprise et sa gouvernance. Au moment où le monde d'après émerge, un changement de trajectoire va-t-il s'amorcer ? La question est posée. Cette crise montre que l'entreprise est une institution sociale qui doit assumer une responsabilité sociale. Le conseil d'administration, la direction, les actionnaires et les parties prenantes doivent donc repenser le cadre analytique de leurs relations et les raisons profondes qui les amènent à prendre des décisions. Au-delà de l'entreprise, c'est une perspective holistique qu'il faut avoir et l'on doit faire de la finance un instrument du changement. Penser l'après-coronavirus impose que le droit remette en cause des fondamentaux pour placer l'entreprise devant ses responsabilités. Faire du profit son unique finalité est une prémisse qui doit être abandonnée : le mieux-vivre ensemble de l'après-coronavirus est à ce prix.

    Cherchant à conserver une trace des nombreux écrits publiés durant la pandémie de coronavirus, cet ouvrage démontre que la COVID-19 ne constitue pas une révolution de la gouvernance. Elle remet au goût du jour des débats anciens, qui montrent aujourd'hui toute leur pertinence. La COVID-19 est susceptible de constituer une étape de l'évolution de la gouvernance d'entreprise, encore faut-il que le juriste joue pleinement son rôle dans cette étape.

  • À la question de savoir ce qu'était la civilisation occidentale, Gandhi avait répondu : "ce serait une bonne idée". Et si, finalement, la confiance était une bonne idée?

    Telle est l'interrogation de ce petit livre qui réunit les paroles de trente personnalités, prononcées lors d'une rencontre organisée en 2019 par les Voix de Paix à Sciences Po Paris.

    À l'heure où la société française se fragmente et se replie en communautés arc-boutées sur des identités, ces propos démontrent que la diversité des convictions est une richesse pour la nation. Surtout, ils révèlent que la confiance a trois piliers : compétence, honnêteté intellectuelle et bienveillance.

  • La confiance perdue dans les institutions et dans la parole d'État a produit des mondes clos. L'appartenance religieuse, culturelle et l'origine nationale constituent dès lors la seule information à connaître et le premier repère à identifier pour régler ses actions de défense ou d'agression. Et également pour choisir ses alliances avec certaines cultures et certaines confessions qu'ont dit dominées. Ce livre ambitionne d'intervenir aussi raisonnablement que possible dans le débat public sur ces enjeux, en maintenant à tout prix ce préalable fondamental : la condition première d'une possible liberté de penser est d'abord de ne pas croire en l'inaliénabilité de ses certitudes.

  • Un soin inédit fait nouvellement partie de l'arsenal thérapeutique de la médecine occidentale. Presque un oxymore, l'aide médicale à mourir ne fait pas l'unanimité. Or, une nouvelle frontière est sur le point d'être transgressée. Parce que certains font l'erreur de considérer la perte de dignité comme possible, ils mettent de l'avant la mort comme le remède ultime aux souffrances des gens atteints de démence. On oublie alors que cette sensation de déchéance peut être soignée autrement. De plus, nous démontrons que la défense de l'autonomie ne saurait justifier l'euthanasie en démence. Notre manifeste confirme également l'importance d'en finir avec la peur du centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Ainsi, la fragilité de l'aîné souffrant de démence doit être célébrée en tant que richesse oubliée pour promouvoir une telle modification des moeurs au sein des établissements en cause. Notre réflexion contre l'euthanasie en démence, appuyée par de nombreux cliniciens, contribue à la protection des aînés vulnérables.

  • Les Juifs ont souvent été accusés de pratiquer le «  meurtre rituel  »  : de la judéophobie antique à l'antisionisme radical d'aujourd'hui, en passant par l'antisémitisme racial moderne, cette accusation mensongère s'est traduite par des légendes qui n'ont cessé de susciter des mobilisations politiques et des violences meurtrières (émeutes sanglantes, pogromes, attentats terroristes). Ces récits de meurtres, qui stimulent la haine, permettent la criminalisation d'un peuple tout entier  : les Juifs. Un peuple imaginé comme étant constitué d'assassins potentiels. La haine des Juifs n'a certainement rien inventé de pire.

    Pierre-André Taguieff, à travers l'analyse de nombreux exemples, montre que cette accusation n'a cessé, au cours de l'histoire, d'être reformulée dans des contextes très différents, et qu'elle est la matrice d'un enseignement de la haine destiné à susciter de l'indignation.  En se diffusant massivement sur Internet, ces récits diffamatoires préparent le passage au «  tout est permis  » contre les Juifs, et ainsi justifient les actions les plus violentes contre eux. L'examen critique de ces récits offre au lecteur les moyens de démonter les mensonges d'une propagande judéophobe qui s'est globalisée.

  • En ce début du XXIe  siècle, nous faisons face à des défis majeurs. La misère est l'un de ces défis qui perdure et continue de détruire la vie de millions de personnes. Or l'humanité se prive de la rencontre avec ceux qui y résistent.
    Joseph Wresinski (1917-1988), combattant contre cette misère et fondateur du mouvement international ATD Quart Monde, nous confronte à un paradoxe  : de ceux qui résistent à la misère, nous avons, avant tout, à apprendre. Les pauvres sont nos maîtres  ! Mais peut-on apprendre quelque chose, peut-on attendre quelque chose des plus pauvres  ?
    Ce livre raconte une histoire méconnue, déconstruit les pensées qui empêchent le vivre-ensemble et propose des attitudes transformatrices. Connaître pour aimer, aimer pour connaître  ; prendre le plus pauvre comme mesure du progrès commun  ; croiser les savoirs  ; reconnaître que tout homme, sans exception aucune, pense et détient une part d'expérience irréductible  : tels sont les défis auxquels nous sommes conviés. Apprendre de ceux qui résistent à la misère pour construire, ensemble, une humanité «  libérée de la terreur et de la misère  », comme nous y appelle le préambule de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

  • Cet ouvrage collectif propose par ses contributions d'approfondir d'une manière inédite les enjeux les plus intéressants pour pénétrer plus avant le sujet du droit et de l'éthique de la transformation de la personne humaine par l'intelligence artificielle (avec le développement d'algorithmes performants comme systèmes d'aide à la décision dans différents secteurs), la robotique (robots d'assistance médicale) et les implants (implants de mémoire, puces, nanorobots). Partant d'un questionnement sur la personne (Qu'est-ce qu'une personne ? Définir la personne transformée : pourquoi et comment ? Le robot peut-il favoriser le développement de la personne?), l'ouvrage établit un diagnostic de crise en déterminant le problème crucial d'adaptation de l'éthique humaniste et du droit à la responsabilité à la situation présente de la transformation de la personne et propose les manières dont le droit et l'éthique peuvent effectivement se redéfinir en réponse aux changements engendrés par les répercussions de ce développement technologique.

  • Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement.
    Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.

  • Les brassages planétaires font débat. Les diverses migrations qu'ils recouvrent sont un trait fondamental des sociétés et des milieux vivants, à travers l'histoire ; mais leur apparente accélération contemporaine suscite des réactions fortes, souvent hostiles. Cet ouvrage part de plusieurs intuitions : le caractère intellectuellement fructueux d'explorer tout à la fois les migrations humaines, végétales et animales. La nécessité de faire le point sur ces brassages, de mettre à plat les arguments qui s'échangent, et l'intérêt de creuser le parallèle entre les différentes migrations, ne serait-ce que pour en vérifier - ou non - le bien-fondé, en mesurer la portée et les limites.Ce faisant, esquisser l'espace d'une construction intellectuelle et politique assumée des brassages planétaires.

  • L'Afrique est à un tournant de son histoire. Sur les 1,216 milliards d'habitants que comptent le continent, 420 millions sont décrites par la Banque mondiale comme "extrêmement pauvres", vivant avec moins d'1,90 dollars par jour. 43 % du continent est en situation très précaire. Mais la pauvreté n'est pas que monétaire:
    Elle se décrit aussi en termes de "capabilités" (A. Sen), de déficit éducatif, de manque d'accès aux soins ou aux droits élémentaires. Parallèlement, l'Afrique est aussi un territoire riche en ressources naturelles et humaines qu'il faut apprendre à exploiter. Le présent essai ne se contente pas de poser un diagnostic et sans concession; il propose des solutions concrètes pour permettre un développement durable et inclusif.

  • Gilles Clément a consacré sa vie à porter haut la pratique du jardinier, tout en lui donnant une portée philosophique et politique d'une ampleur et d'une exigence radicalement nouvelles. C'est donc à sa figure, et plus précisément à la dimension politique de son travail, que cet ouvrage est consacré.
    Le jardin concentre notre rapport au monde et fait écho à notre conception de la nature ou du moins d'un idéal de nature. Il  est le réceptacle des dérives comme des utopies de nos sociétés ; en cela, il est bien le reflet aigu de nos questionnements et de nos tâtonnements, âmes et corps engagés.
    Cet ouvrage rassemble des écrits et témoignages de paysagistes, artistes, militants, écologues, gestionnaires d'espace, élus, rassemblés en 2016 autour de Gilles Clément, dans le cadre de la troisième décade cerisyenne consacrée aux jardins.

  • Le monde de la culture est aujourd'hui, en France, une sphère à bout de souffle. Les politiques culturelles s'avèrent incapables de lutter contre des effets de gentrification puissants.
    D'où viennent ces préventions hostiles ? Du besoin de dresser des murs ? Du conservatisme, de la frilosité, du goût de rester entre soi ? Elles traduisent le refus forcené de la diversité et des nouveaux modes de vie.
    S'appuyant sur une expérience vieille d'un demi-siècle, l'auteur de cet essai provoquant et sans compromis dresse un état des lieux préoccupant. Tout espoir n'en est pas exclu. À la condition que le public soit éduqué, que le populisme soit mis à l'écart.

  • De nombreux bouleversements climatiques affectent maintenant toutes les régions du monde. Le bien-être des populations est ainsi mis en péril, car ces changements s'attaquent aux fondements de la santé publique par leurs répercussions sur l'air, l'eau, les denrées alimentaires et le logement, tout en augmentant les risques de maladie. Peu d'importance a été accordée jusqu'ici à l'échelle internationale aux impacts sur la santé, les services de santé ou les services sociaux, non plus que sur les coûts engendrés pour la société.
    Pourtant, l'Organisation mondiale de la santé promeut depuis plusieurs années une participation plus active du monde de la santé en changements climatiques, vu la grande menace qu'ils posent à la santé publique. Ce livre met en lumière Les nombreux impacts des changements climatiques sur la santé. En parallèle, il propose des mesures d'adaptation et de soins pour atténuer et prévenir les incidences dans le domaine de la santé, ainsi que dans d'autres domaines connexes.
    Les professionnels de la santé et des services sociaux pourront approfondir le rôle étiologique du climat en matière de santé. De même, des professionnels d'autres secteurs, tout comme le grand public averti, pourront se familiariser avec ces sujets pour lesquels leurs interventions s'avèrent souvent cruciales.

  • La pratique du selfie s'est développée et révèle les relations que les individus entretiennent avec leur identité, leur image, leur représentation.

    Les questions que cette pratique soulèvent sont d'autant plus préoccupantes qu'elles surviennent à une période de fixation de l'identité comme l'adolescence.

    Une étude sociologique, psychologique et artistique - ainsi que des recommandations essentielles de spécialistes pour surveiller cette activité.

    En quelques années, la pratique du selfie s'est multipliée, banalisée, popularisée ; les concerts, les expositions et même des événements solennels ou médiatiques - comme l'enterrement de Nelson Mandela ou la cérémonie annuelle des Oscars - sont devenus l'occasion d'une production massive d'images de soi. Aucun espace et aucun temps n'échappe désormais à cette pratique photographique. Or, même si elle touche plusieurs classes d'âge, la mode du selfie est souvent présentée comme une spécificité juvénile. Dans ce contexte, comment comprendre que des selfies soient produits par des adultes chaque jour et que cette pratique photographique reste dans l'imaginaire une affaire « d'ado » ? En analysant la relation fondamentale entre identité, image et représentation de soi d'un point de vue esthétique, psychologique et socioanthropologique, cet ouvrage montre comment une pratique apparemment juvénile peut devenir révélatrice, dans le contexte contemporain, d'un travail nécessaire sur soi et pour soi...

  • C'est l'enthousiasme que l'on éprouve pour les sciences et la technologie qui nous amène à la carrière et qui nourrit le désir de contribuer au grand projet de l'éducation scientifique de la société.
    En tant que gardiens des sciences et de la technologie, notre travail consiste à étendre la culture scientifique, à la bâtir, à la rapprocher de la réalité qu'elle cherche à comprendre et à l'éloigner du sens commun, à révéler sa nature construite, à faire connaître son histoire, à développer un esprit scientifique et d'authentiques compétences en science et technologie.
    Puisant abondamment dans l'épistémologie, la didactique, les sciences cognitives et les neurosciences, l'auteur rappelle qu'il est possible, pour une même quantité d'énergie déployée, de favoriser des apprentissages d'une meilleure qualité et plus durables, pour davantage d'élèves. L'ouvrage fournit quelques rappels synthétiques importants et informe des résultats de réflexions et de recherches empiriques récentes, inspirantes et utiles. Pour une fois, on n'invite pas les enseignants à en faire davantage, mais plutôt à tenter de faire mieux, en faisant peut-être autrement.

  • La vieillesse est un phénomène de société qui caractérise la modernité. De fait, elle constitue un défi majeur pour la conscience morale qui l'observe, l'analyse et la prend en charge. À une époque où les personnes âgées sont souvent mises à l'écart, isolées, déconsidérées puisque ne participant plus activement à la production de biens et de richesses, la tradition hébraïque réaffirme la place centrale de la personne âgée au sein des familles, son rôle de transmission, sa contribution au fonctionnement de la collectivité. Le judaïsme établit des normes pour protéger la dignité et l'humanité de l'ancien, incompressible dignité, irréductible humanité, sans lien avec les facultés motrices, physiques ou mentales. À l'heure où les ouvrages consacrés à la vieillesse évoquent essentiellement l'antivieillissement, ce livre évoque l'humanité de ces visages qui portent le poids des années.

  • « Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes. ».
    La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.

  • Peut-on marcher pieds nus sur le carrelage sans attraper froid, ou sortir sans écharpe et bonnet sans risquer d'attraper un rhume? Qu'en disent le savoir médical et les médecins, et qu'est-ce que ceux-ci pensent des remèdes de grand-mères contre le rhume? En matière de santé, les Français ne font pas aveuglément confiance aux experts, qui les incitent tantôt à ne plus boire de café, tantôt à en prendre trois tasses par jour. En effet, on observe les experts se trompent régulièrement et on peut légitimement douter de leur désintéressement; mais ils font aussi appel aux autorités en la matière et s'appuient sur leurs observations personnelles.
    Maël Lemoine interroge ici avec humour et impartialité l'attitude et les croyances des Français, fussent-ils médecins eux-mêmes, face aux préjugés médicaux. A partir d'une étude de cas concret, celle de la croyance que le froid peut causer le rhume, il questionne notre rapport aux sciences médicales. Les scientifiques ont-ils vraiment prouvé qu'on ne peut pas attraper un rhume par le froid ? Est-il stupide de croire que le rhume est dû à un virus et qu'on peut attraper froid ? Ce livre bref au ton léger donne les clés pour comprendre ce que peuvent et ne peuvent pas les sciences médicales.

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