Fayard

  • Infirmière passionnée et sensible à la déshumanisation du soin, Isabelle El Khiari s'est heurtée à l'impuissance de sa profession et aux limites de la médecine conventionnelle.

    Elle aurait pu baisser les bras, mais elle a préféré redoubler d'activité et de curiosité. Elle a suivi de multiples formations pour inspirer les organisations hospitalières et faire bouger les lignes ; jusqu'à obtenir le premier poste en France d'infirmière clinicienne consultante, spécialisée dans les approches complémentaires. Qualifiée de « solaire » par les médecins, elle apporte aux patients une aide inattendue, réconfortante.

    À 51 ans, Isabelle El Khiari partage ici son parcours. Elle raconte des situations cliniques qui l'ont amenée à développer des techniques originales : élixirs floraux pour gérer les émotions, huiles essentielles pour améliorer le confort ostéo-articulaire, sophrologie contre le stress... autant d'expériences riches d'enseignements et aussi d'émotions.

    Ce témoignage enthousiaste offre un regard inédit sur la façon dont l'hôpital peut être organisé. Un ouvrage qui fait l'éloge de l'ouverture de la médecine aux méthodes complémentaires, pour offrir aux femmes et aux hommes qui en ont besoin un soin holistique efficace et surtout humain.

  • Robert Hue signe ici un livre manifeste, son combat humaniste pour faire sortir de l'oubli une maladie génétique, la drépanocytose, ignorée d'une partie de la planète et qui tue chaque année des centaines de milliers de personnes, en majorité des enfants. Il est grand temps de se mobiliser pour soulager les souffrances terribles qu'elle engendre et sauver des milliers de vies.
    Inattendu, cet ouvrage signé par Robert Hue, figure familière du paysage politique français dont il s'est éloigné ces dernières années.
    Son nouvel engagement : un combat humaniste pour faire sortir de l'oubli une maladie méconnue et meurtrière : la drépanocytose. Cette maladie génétique, la plus fréquente au monde, affecte l'hémoglobine et se manifeste par des crises particulièrement douloureuses. Elle tue chaque année, principalement sur le continent africain, des centaines de milliers de personnes, en particulier des enfants.
    A l'issue d'une rigoureuse enquête, Robert Hue nous révèle que l'indifférence à l'égard de cette maladie ne tient nullement au hasard, mais traduit probablement l'un des « inconscients raciaux » les plus stigmatisants à l'encontre de l'Afrique.
    Il démontre à travers l'histoire de la drépanocytose, malgré les progrès majeurs accomplis depuis près de cinquante ans, que seule une mobilisation individuelle et collective peut permettre un engagement des institutions internationales en mesure de dégager les moyens d'une réelle priorité de santé mondiale.
    L'auteur donne à cet essai la force d'un manifeste, plaçant les sociétés africaines et la communauté internationale au coeur de l'action pour vaincre cette maladie oubliée et les préjugés qu'elle porte encore.

  • A l'heure de Flamanville, quelles ambitions climatiques pour la France et quelle place faut-il donner au nucléaire pour y parvenir ? Un plaidoyer pour l'usage raisonné du nucléaire.
    La population de la planète va continuer de croître et son niveau de vie de s'améliorer, conduisant d'ici 2050 à une hausse de la consommation mondiale d'énergie de l'ordre de 50 %. L'énergie nucléaire, associée aux énergies hydraulique, éolienne ou solaire, constitue la seule solution disponible pour satisfaire ce besoin en énergie, qui permette de réduire la place des combustibles fossiles et donc de limiter les rejets de CO2. Mais, comme toute activité humaine, l'industrie nucléaire comporte des risques ; toutefois, ces risques sont parfaitement maîtrisables, et bien mieux maîtrisés que dans beaucoup d'autres industries. Le recours à l'énergie nucléaire devrait ainsi apparaître incontournable aux gouvernements, notamment européens et français, qui ont placé la neutralité carbone au coeur de leurs stratégies. Ce choix de l'énergie nucléaire - qui est recommandé aussi bien par le GIEC que par l'Agence internationale de l'énergie - doit s'accompagner d'une gouvernance irréprochable, prérequis fondamental à l'adhésion de l'opinion publique à son usage dans le long terme. Finalement, le vrai risque pour les décennies à venir serait de ne pas tirer parti des performances démontrées de l'énergie nucléaire, énergie totalement décarbonée, économiquement abordable, environnementalement acceptable, et de continuer à utiliser des systèmes énergétiques coûteux et polluants. C'est à cette réflexion stratégique que ce livre a l'ambition de contribuer.

  • L'infini est le sujet le plus vaste que l'imagination puisse embrasser. Il a de tout temps fasciné les hommes, qu'ils soient artistes, philosophes ou scientifiques. Mais l'infini se manifeste-t-il vraiment dans la réalité physique, ou est-il seulement un concept de notre imagination, comme le pensait Aristote ?
    Des artistes comme Escher, des écrivains comme Borges ont tenté de le représenter, mais c'est Georg Cantor qui assoit fermement l'infini dans le paysage des mathématiques et nous dévoile ses propriétés étranges et magiques.
    L'univers est, par excellence, le lieu où l'infini se manifeste. Dans un univers infini, nous serions confrontés au paradoxe de l'éternel retour, où chacun de nous posséderait un nombre infini de sosies. Les avancées en physique de ces dernières décennies ont donné au mot « infini » un sens nouveau. Il se réfère non seulement à notre univers, mais aussi à une infinité d'univers parallèles, le tout formant un vaste et fantastique « multivers ».
    A ces sujets vertigineux, Trinh Xuan Thuan apporte ses réflexions avec la pédagogie lumineuse, à la fois scientifique, philosophique et poétique qui lui est coutumière et qui a fait le grand succès de La Mélodie secrète, du Chaos et l'Harmonie, et, plus récemment, du Cosmos et le Lotus.

  • En étudiant la diversité génétique des populations mondiales, Lluis Quintana-Murci livre une histoire mondiale génétiquement ancrée, au service de la connaissance de notre évolution, de notre adaptation au milieu, voire de nos maladies.
    « La diversité biologique chez l'être humain est immense : de notre apparence physique à nos capacités à digérer certains aliments, en passant par nos relations avec les pathogènes ou nos vulnérabilités à certaines maladies. Mais quels sont les facteurs qui façonnent cette diversité ? Quelle est la contribution de l'environnement et de la génétique à la diversité phénotypique observée chez les humains d'aujourd'hui ? Comment l'histoire démographique de notre espèce et la sélection naturelle façonnent-elles la diversité génétique des populations humaines ? Ma leçon inaugurale a pour objet de montrer comment toutes ces questions sont abordées dans mes recherches sous l'angle de l'évolution et de la génomique humaine. »

  • En démontrant comment réconcilier mécanique quantique et gravitation, Marc Henneaux affronte l'un des défis contemporains majeurs de la physique, clé pour comprendre des phénomènes essentiels tels que le big bang.
    En suivant deux fils rouges, l'histoire des grandes révolutions de la physique au xxe siècle et l'abstraction progressive du concept de symétrie, de son usage ordinaire en géométrie à son application aux lois de la physique, cette leçon inaugurale aborde un des défis majeurs de la physique actuelle, celui de réconcilier la relativité d'Einstein et la mécanique quantique, théories amplement vérifiées empiriquement et pourtant incompatibles.

    C'est peut-être dans une symétrie immense, décrite en théorie des groupes par des groupes très particuliers, que réside la clé pour formuler cette théorie plus fondamentale de la gravitation, qui pourrait permettre la grande synthèse avec la mécanique quantique.

  • L'homme neuronal

    Jean-Pierre Changeux

    • Fayard
    • 23 Février 1983

    " Informer et, si possible, intéresser le lecteur aux sciences du système nerveux: les connaissances dans ce domaine ont connu, au cours des vingt dernières années, une expansion qui ne se compare, par son importance, qu'à celle de la physique au début de ce siècle, ou à celle de la biologie moléculaire vers les années 50.

    Un nouveau monde se dessine et le moment paraît opportun d'ouvrir ce champ du savoir à un public plus large que celui des spécialistes et, si possible, de lui faire partager l'enthousiasme qui anime les chercheurs en ce domaine. " Jean-Piere Changeux, Professeur au Collège de France et à l'Institut Pasteur, consacre ses travaux à la biologie du système nerveux.

  • Croiser le vivant et l'ordinateur, c'est éclairer d'un jour nouveau notre compréhension du biologique et la diversité des assemblages qui le composent, en simulant par programmation informatique le fonctionnement du vivant.

    Du calcul au vivant, il y a un fossé que la biologie des systèmes ose franchir en instaurant un dialogue entre deux sciences a priori opposées : l'informatique et la biologie. Le calcul, comme phénomène naturel, d'une part, et comme langage de programmation, d'autre part, ouvre de larges perspectives en matière de compréhension du vivant. Cette nouvelle approche, au sein de laquelle le langage Kappa joue un rôle majeur, permet de modéliser, représenter et simuler les comportements cellulaires et moléculaires. Si l'application de ces concepts informatiques au fonctionnement et à l'organisation du vivant pourrait contribuer à la guérison de maladies systémiques comme le cancer, elle entend aussi parvenir à penser mathématiquement la complexité biologique.

  • À travers une histoire croisée de l'État et des luttes politiques associées aux moyens de communication, Félix Tréguer montre pourquoi le projet émancipateur associé à l'Internet a été tenu en échec et comment les nouvelles technologies servent à un contrôle social toujours plus poussé.
    Ce livre est écrit comme un droit d'inventaire.
    Alors qu'Internet a été à ses débuts perçu comme une technologie qui pourrait servir au développement de pratiques émancipatrices, il semble aujourd'hui être devenu un redoutable instrument des pouvoirs étatiques et économiques. Pour comprendre pourquoi le projet émancipateur longtemps associé à cette technologie a été tenu en échec, il faut replacer cette séquence dans une histoire longue : celle des conflits qui ont émergé chaque fois que de nouveaux moyens de communication ont été inventés.
    Depuis la naissance de l'imprimerie, les stratégies étatiques de censure, de surveillance, de propagande se sont sans cesse transformées et sont parvenues à domestiquer ce qui semblait les contester. Menacé par l'apparition d'Internet et ses appropriations subversives, l'État a su restaurer son emprise sous des formes inédites au gré d'alliances avec les seigneurs du capitalisme numérique tandis que les usages militants d'Internet faisaient l'objet d'une violente répression.
    Après dix années d'engagement en faveur des libertés sur Internet, Félix Tréguer analyse avec lucidité les fondements antidémocratiques de nos régimes politiques et la formidable capacité de l'État à façonner la technologie dans un but de contrôle social.
    Au-delà d'Internet, cet ouvrage peut se lire comme une méditation sur l'utopie, les raisons de nos échecs passés et les conditions de l'invention de pratiques subversives. Il interpelle ainsi l'ensemble des acteurs qui luttent pour la transformation sociale.

  • Cuidado («sois prudent»), écrit le jeune darwin dans ses carnets secrets. révéler ses idées serait «comme confesser un meurtre». et il les développera en silence.

    La publication de sa théorie bouleversera notre vision du monde. le passé se recompose, modifiant le présent. nous partageons soudain avec l'univers vivant une généalogie commune. faite de transformations et de métamorphoses.

    Ce livre est un voyage. à travers l'espace et le temps. à travers la lumière et les ombres. à la rencontre d'une révolution scientifique toujours plus riche, toujours en devenir. à la rencontre aussi de la longue nuit de notre histoire, où la science légitimera la négation de la vie et de la dignité de tant d'êtres humains. un voyage à travers la mémoire et l'oubli. à la recherche de l'empreinte en nous de ce qui a disparu, de ceux qui ont disparu.

    Nous sommes faits de ce qui a donné naissance à l'«infinité des formes les plus belles et les plus merveilleuses». aux bactéries et aux fleurs, aux oiseaux et aux arbres. et pourtant nous sommes autre. nous sommes faits de l'histoire des cultures humaines. et pourtant nous sommes autre. toujours nouveau.

    Ce livre est une plongée dans le récit tumultueux de nos origines. non pour nous y enfermer. mais pour y découvrir cet émerveillement «d'arriver àl'endroit d'où nous sommes partiset de connaître le lieu pour la première fois». et retisser, chaque jour, les liens qui fondent notre commune humanité. d ans le respect de l'extraordinaire vulnérabilité de ceux qui nous ont fait naître, de ceux qui nous entourent, et de ceux qui nous survivront.

    Jean claude ameisen est médecin et chercheur, et a fait des contributions majeures dans le domaine des recherches sur la mort cellulaire. professeur d'immunologie à l'université paris diderot, faculté de médecine xavier bichat, il est président du comité d'éthique de l'inserm et membre du comité consultatif national d'éthique. il est l'auteur de la sculpture du vivant (points-seuil, 2007).

  • Alors que l'on s'apprête à célébrer en 2009 le cent cinquantième anniversaire de la théorie de l'évolution fondée par Darwin dans L'Origine des espèces, ce nouvel essai de Jean-Marie Pelt s'emploie à récuser la fameuse « loi de la jungle » qui, dans une nature réputée « cruelle », serait le seul moteur de l'évolution. Il montre qu'il existe une raison du plus faible : tout au long de l'histoire de la vie sur terre, des premières bactéries jusqu'à l'homme, là où les plus gros et les plus forts n'ont pas su résister aux grands cataclysmes et aux changements climatiques, ce sont souvent les créatures les plus humbles qui ont survécu. C'est aussi parmi les plus faibles que sont nées les plus belles histoires de solidarité, par la symbiose. C'est enfin chez les plus vulnérables que l'ingéniosité adaptative a développé ses plus belles inventions.
    Notre société humaine, livrée à un esprit de compétition exacerbé, où les « tueurs » de la guerre économique sont venus renforcer les rangs des guerriers dans la lutte pour le « toujours plus », est promise aux mêmes cataclysmes, financiers ou nucléaires, si elle n'entend pas cette leçon de la nature qui fait de l'égoïsme la maladie mortelle des plus forts et de la solidarité la force indéfectible des faibles.
    Dans cet ouvrage fourmillant d'anecdotes puisées au coeur du monde végétal et animal, Jean-Marie Pelt s'en donne à coeur joie pour nous raconter l'extraordinaire énergie des petits, réputés faibles.

  • La maladie a-t-elle un sens ? voilà une question qui nous concerne tous. pourtant la médecine ne se la pose plus. elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent.
    Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre ? nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond ?
    Thierry janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. s'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique : véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les aborigènes, les douala ou les navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. « sens biologique » déþ ni par la science, ou « sens symbolique » exprimé par les malades ? à travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le « sens collectif » de nos maux. celui-ci fait appel à notre responsabilité afinn de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. ainsi, tout au long de ce livre, thierry janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine.
    Chirurgien devenu psychothérapeute, thierry janssen enseigne les principes d'une « médecine humaniste et responsable » aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont la solution intérieure : vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez fayard et considéré comme une référence incontournable.

  • Le nutritionniste présente les plantes à consommer sous forme de tisanes ou de gélules et leurs usages traditionnels et thérapeutiques dans l'optique d'une vie plus saine. Il est complété par une sélection de traitements pour des troubles tels que le diabète ou l'hypertension et de recettes de cuisine paléo.

  • No steak

    Aymeric Caron

    Bientôt, nous ne mangerons plus de viande. Nous cesserons définitivement de tuer des êtres vivants - 60 milliards d´animaux chaque année - pour nous en nourrir. Épuisement des sols, utilisation abusive des ressources en eau, pollution des nappes phréatiques, réchauffement climatique, manque de surfaces agricoles : ce rythme est intenable. Et il le sera d´autant plus lorsque nous serons 9 ou 10 milliards en 2050, et peut-être 15 milliards en 2100. Nous allons donc cesser de manger de la viande parce que notre planète nous l´ordonne, mais pas seulement pour cette raison. Le passage à un régime végétarien va faire partie d´une nouvelle phase de notre évolution. La science nous prouve un peu plus chaque jour que, contrairement à ce que nous avons longtemps prétendu, les animaux sont des êtres qui souffrent, ressentent des émotions et ont une vie sociale. Et c´est là que la philosophie prend le relais. Depuis une trentaine d´années, l´éthique animale nous invite à reconsidérer totalement nos devoirs moraux vis-à-vis des autres animaux, auxquels nous sommes tenus d´accorder des droits. Mais, pourrait-on répliquer, ne faisons-nous pas partie d´un système alimentaire où il est normal de manger et d´être mangé ? Non. Nous ne faisons partie d´aucun système, si ce n´est celui que nous mettons en place grâce à ce que la Nature nous a offert en cadeau et dont nous nous servons parfois à mauvais escient : la conscience. Plus se réduit la frontière entre l´homme et les autres espèces, plus se rapproche l´heure où la viande aura disparu.

  • Les groupes ont leur propre intelligence  ; on sait depuis peu mesurer leur QI. Mais pourquoi les groupes plus féminins sont-ils plus sagaces  ? Comment invoquer la sagesse d'une foule en évitant les pièges du conformisme ? Pourquoi la diversité nous rend-t-elle plus intelligents  ? Comment notre intelligence «  supercollective  » rend-elle nos entreprises plus performantes  ? Comment l'utiliser pour revitaliser notre démocratie  ? Et pourquoi les espions américains s'y intéressent-ils autant  ?
      Autant de questions auxquelles Émile Servan-Schreiber apporte des réponses surprenantes et stimulantes, en s'appuyant sur les dernières découvertes scientifiques et une longue pratique de terrain. À l'aide d'exemples concrets   de Boeing à Macron, en passant par l'intelligence artificielle et la CIA  , il révèle l'immense potentiel de nos intelligences groupées et organisées.
        Docteur en psychologie cognitive (Carnegie Mellon), Émile Servan-Schreiber a été journaliste et ingénieur en intelligence artificielle. Depuis vingt ans, à la tête de Lumenogic et d'Hypermind, il partage son temps entre la recherche sur l'intelligence collective et ses applications pratiques au service d'entreprises et de gouvernements.
     

  • Nous vivons dans un monde où la chimie de synthèse est partout : dans notre alimentation, nos vêtements, nos maisons... Or il serait naïf de croire que les effets de ces produits sur notre santé sont suffisamment évalués. Face aux intérêts des lobbies et devant le laxisme dont font bien souvent preuve les pouvoirs publics, il est possible, individuellement et collectivement, de passer à l'action. Quels sont les produits à éviter absolument, et par quoi les remplacer ? Quels aliments, quels produits d'entretien, quels cosmétiques faut-il privilégier ? Comment mieux vous protéger, ainsi que vos enfants ? Le docteur Laurent Chevallier donne, à partir de bases scientifiques, les clés pratiques pour que chacun d'entre nous puisse adopter facilement un mode de vie bien plus sain et responsable.
    ON TROUVERA EN FIN D'OUVRAGE UN GUIDE ANTITOXIQUE POUR SE REPERER AU QUOTIDIEN.

  • Vous souvenez-vous des Shadoks, ces étranges oiseaux qui passaient leur vie à pomper, pomper, pomper et à inventer des machines toujours plus absurdes ? Les Shadoks, aujourd'hui, c'est nous, ou plutôt notre agriculture.
    Malgré son coût prohibitif, celle-ci ne respecte ni le pacte social qui la lie aux paysans, ni le pacte environnemental qui la lie aux générations futures, ni même le pacte de santé publique qui la lie à chacun de nous. Les ressources d'eau sont gaspillées, polluées. Nous recevons chaque jour dans nos assiettes notre dose de pesticides et autres résidus médicamenteux. L'agriculteur ne s'en sort plus, et il est injustement voué aux gémonies, lui qui n'est que le bouc émissaire d'un système qu'il subit.
    La confiance est rompue.     Pendant deux ans, Isabelle Saporta a parcouru les campagnes françaises. Dans cette enquête, elle met au jour l'absurdité du système, en le remontant de la fourche à la fourchette, du cours d'eau pollué aux cancers environnementaux provoqués par les pesticides, des animaux trop traités à l'antibiorésistance.     La conclusion semble s'imposer : puisque notre agriculture pose plus de problèmes qu'elle n'en résout, il est urgent de changer de cap et de revenir à davantage de raison.
    Mais si tout le monde s'accorde sur le constat d'échec, aucun responsable politique ne veut prendre le risque de s'attaquer aux fondements de l'agriculture intensive.     Loin de se contenter de brosser un tableau alarmiste, Isabelle Saporta avance des solutions simples. Pour les trouver, il suffit de savoir écouter ceux qui connaissaient le monde avant son délire productiviste. Ceux qui, aujourd'hui, travaillent d'arrache-pied à remettre les champs dans les sillons du bon sens paysan.     Isabelle Saporta est journaliste.
    Elle a longtemps préparé les émissions de Jean-Pierre Coffe sur France Inter. Elle est l'auteur de documentaires, dont Manger peut-il nuire à notre santé ? et collabore à Marianne.

  • Endométriose : de quoi s'agit-il ? D'une maladie gynécologique qui touche 180 millions de femmes dans le monde, plus d'une sur dix en France. Peut-être vous. Peut-être votre fille, votre soeur, votre cousine ou votre femme. Une maladie qui me touche, moi.
    Malheureusement pour nous toutes, cette maladie est aujourd'hui complètement ignorée en France, et les femmes qui en souffrent sont oubliées et maintenues dans le silence au simple motif qu'avoir mal au moment de ses règles, c'est normal. Et si ça ne l'était pas ?
    Quels sont les symptômes, les traitements, les conséquences sur la vie quotidienne, quels sont les espoirs et les besoins du point de vue d'une patiente ? Je ne vous raconterai pas ma vie mais le combat de toutes celles qui doivent lutter contre l'endométriose.
    Ce livre répond à une triple urgence : faire connaître une maladie taboue mais très répandue, accélérer son diagnostic, améliorer la prise en charge des patientes qui en sont atteintes. La souffrance n'est pas une fatalité, la douleur des femmes ne doit plus être minorée...car si c'étaient 15 % des hommes qui avaient mal, vous ne croyez pas qu'on en entendrait un peu plus parler ?

  • Une énigme marque la physique depuis galilée. pourquoi cette science a-t-elle, dès l'origine, fait le choix de l'éternité contre le temps du devenir? pourquoi, de la dynamique classique aux sciences de notre siècle _ la relativité et la mécanique quantique _, a-t-elle répété la plus paradoxale des négations, celle de la flèche du temps, qui traduit pourtant la solidarité de notre expérience avec le monde où nous vivons?

    La question du temps a créé une tension sans cesse renaissante entre l'idée d'un monde régi par des lois intemporelles et déterministes et l'expérience humaine, mémoire du passé, ouverture de l'avenir. elle a également opposé la physique aux autres sciences, et les lois " fondamentales " aux descriptions phénoménologiques qui, elles, traduisent la flèche du temps.

    Mais aujourd'hui se dessine une cohérence nouvelle qui ouvre la physique aux interrogations du devenir, à l'émergence du nouveau qu'elle avait niée. la question du temps, un et multiple, articule notre besoin de construire une conception plus unifiée du monde avec la multiplicité des regards que ce monde exige de nous.
    Entre le temps et l'éternité explore ce renouvellement du savoir, depuis le monde des processus dissipatifs, où l'ordre émerge du chaos, jusqu'à la mécanique quantique et la cosmologie. au terme de cette exploration, la flèche du temps s'inscrit à tous les niveaux, du plus simple des objets quantiques _ l'atome hydrogène _, à l'univers lui-même, né d'une formidable explosion entropique. cette exploration est aussi la découverte d'une science créatrice de significations, délivrée de l'utopie d'un savoir infini, science qui s'affirme oeuvre humaine, située elle-même entre le temps et l'éternité.

    Ilya prigogine est directeur des instituts internationaux de physique et de chimie solvay à bruxelles et du centre de mécanique statistique à l'université du texas à austin. il a reçu le prix nobel de chimie en 1977 pour ses contributions à la thermodynamique de non-équilibre, en particulier la théorie des structures dissipatives.

    Isabelle stengers, docteur en philosophie des sciences, collaboratrice de l'équipe de bruxelles, a notamment publié avec ilya prigogine la nouvelle alliance (gallimard, 1979) qui marqua un renouveau de la pensée scientifique.

  • "Aimer un bipolaire - j'en suis une - n'est pas à la portée de n'importe qui ! C'est qu'il faut apprécier les climats extrêmes, les saisons du Grand Nord, la spéléologie et le parachute ascensionnel.
    Bref, n'avoir peur de rien, être prêt à tout", affirme Catherine, nous laissant entrevoir la souffrance, et le bonheur aussi, qu'il peut y avoir à aimer un maniaco-dépressif. Les fluctuations radicales de l'humeur provoquées par cette maladie font souffrir le patient mais aussi son entourage: le malade peut passer en peu de temps d'une profonde dépression à une surexcitation maniaque. Conjoints, parents, enfants, lors des phases dépressives, doivent prendre tout en main; et lors des phases maniaques, ils doivent faire preuve de tact, de diplomatie et de patience.
    Entre les deux, ils vivent en état d'alerte. Ils éprouvent en outre un grand sentiment d'isolement, et leurs propres réactions à l'égard du malade, entre empathie et découragement, désir de surprotection et rejet, sont sources de culpabilité. La famille d'un maniaco-dépressif, trop souvent tenue à l'écart et peu informée sur la maladie, se retrouve pourtant en première ligne, les uns et les autres endossant un rôle d'infirmier ou de vigile pour lesquels ils ne sont pas formés, provoquant une confusion des genres qui nuit à la qualité des relations familiales.
    C'est dans l'optique de pallier ce manque d'information que le Dr Christian Gay a entrepris de rédiger ce livre: "Si, à la lecture de ce texte, l'entourage et les patients se sentent davantage soutenus, compris, encouragés, cet ouvrage aura alors satisfait à sa mission première."

  • Treize années durant, chaque jeudi après-midi, l'Académie française m'a offert le privilège d'avoir comme voisin le Prix Nobel de médecine, François Jacob.
    Comme deux potaches, nous bavardions. Mon ignorance abyssale en biologie l'accablait.
    C'est lui qui m'a donné l'idée de ce livre : "Puisque, par on ne sait quel désolant hasard, tu occupes le fauteuil de Pasteur, plonge-toi dans son existence, tu seras bien obligé d'apprendre un peu !" Voici, racontés par un ignorant qui se soigne, quelques-uns des principaux mécanismes de la vie.
    Voici mises à jour les manigances des microbes, voici dévoilés les sortilèges de la fermentation, voici l'aventure des vaccinations. Voici, bien sûr, la guerre victorieuse contre la rage.
    Voici Marie : plus qu'une épouse, une complice, une organisatrice, une alliée dans tous les combats.
    Voici un père qui a vu trois de ses filles emportées par la maladie à deux ans, neuf ans et douze ans. La mort ne lui aura jamais pardonné d'avoir tant fait progresser la vie.
    Dans ce XIXe siècle assoiffé de connaissances, voici LE savant.

  • Avec l'avènement de la physique quantique, on sait que le vide n'est pas le néant. Il est plein d'énergie et de particules virtuelles qui disparaissent aussitôt formées, ne laissant comme trace qu'une ombre de leur existence en perturbant les propriétés de la matière. En utilisant des cavités optiques, on peut contrôler les interactions entre la lumière et la matière, notamment à travers les fluctuations électromagnétiques du vide, et ainsi modifier les propriétés des molécules et leur chimie.
    Ces recherches offrent de vastes perspectives dans le domaine des sciences des matériaux et des sciences moléculaires.

  • Ce livre veut répondre à une question simple : la révolution industrielle nous a apporté la richesse et la démocratie. Que nous apporte la révolution numérique ? Pas autant de bienfaits que les créateurs numériques nous l'annoncent, puisque en dehors des formidables avancées de communication et d'industrialisation mondialisée qu'elle permet, elle est aussi un vecteur d'inégalités qui n'ont jusqu'à présent jamais vraiment été révélées. Il lui faut à tout prix élaborer une vision du futur.

    L'année 1969 fut l'apogée de la Révolution industrielle qui a permis à l'homme de marcher sur la Lune sans électronique, et l'an I de la Révolution numérique avec l'apparition des premières puces.
    Un siècle de Révolution industrielle nous a apporté la prospérité et la démocratie, que nous apporte ce demi-siècle de Révolution numérique ?
    Grâce à ses technologies - la Tech -, nos objets quotidiens sont devenus magiques : les smartphones nous donnent accès à tout et à tous, et Internet est un moyen d'échange sans limites, promesse d'une démocratie achevée.
    Tout cela est un trompe l'oeil. La Révolution industrielle a enrichi toute la population de nos pays et entamé le développement des autres. La Tech crée une économie radicalement inégalitaire pour les personnes, les entreprises et les États. Elle mine nos classes moyennes dont les revenus du travail stagnent depuis quinze ans et, de son fait, les chances des pays pauvres de ne plus l'être ont baissé de moitié.
    Passer d'une situation où les vainqueurs s'enrichissent plus que les autres à un monde où les autres ne s'enrichissent plus du tout est un changement de nature, pas de degré. La vraie menace de la Tech n'est pas économique mais politique.
    Sa puissance inégalitaire met fin au pacte moral de la Révolution industrielle qui promettait l'amélioration de la vie pour tous. Dans le monde entier, le sujet n'est plus la démocratie mais l'efficacité des gouvernants, devenue le seul critère de jugement des citoyens.
    Sa puissance technique est pour les États une tentation de contrôle irrésistible. Les dirigeants y cèdent dans un développement sans fin de la surveillance de nos vies. Pour notre bien.
    La Tech serait-elle le despote « puissant et doux » par lequel Tocqueville voyait disparaître la démocratie ?

  • L´évolution est pour Jean-Marie Pelt une longue histoire. Dans les années 1960, quand il suivait les cours de botanique de la faculté de Nancy, on apprenait encore par coeur la disposition respective des pétales, des étamines et des pistils. L´émergence et l´évolution de ces formes et de ces structures au cours des temps géologiques n´étaient jamais évoquées. Et pourtant, l´évolution des espèces n´est pas l´apanage du monde animal, loin de là ! En comparant les sociétés végétales et les sociétés humaines, Jean-Marie Pelt est l´un des premiers scientifiques à faire des plantes de « vrais » êtres vivants pour le commun des mortels. Au fil de ses observations, le doute s´insinue malgré tout : comment un mécanisme aussi simple que la sélection naturelle pourrait-il tout expliquer ? Comment, par exemple, certaines orchidées peuvent-elles se modifier au point de donner à un de leurs pétales l´apparence visuelle et olfactive d´un insecte ? Aucun botaniste ne s´était jusqu´ici vraiment exprimé sur les mécanismes de l´évolution et sur ses « orientations » dans le règne végétal : cette lacune est désormais comblée.

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